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Publié par Pascal 08/11 7h01

 

131 morts, 413 blessés. Les attentats du 13 novembre 2015 sont les plus meurtriers que la France ait connus. Lors de ces attaques terroristes coordonnées au stade de France, sur les terrasses des cafés de l’Est parisien et au Bataclan, le pays a connu l’horreur. Mais une fois l’émotion nationale passée, que deviennent les victimes ? Depuis 5 ans, dans l’ombre, toutes essaient de se reconstruire. Un travail long et douloureux à la hauteur du traumatisme qu’elles ont vécu.

TF1 propose un long reportage, signé Émilie Lançon, ce dimanche 8 novembre à 13h40.

Atteint d’une balle de kalachnikov au Bataclan, Pierre a perdu l’usage de ses jambes alors qu’il avait 25 ans. Pour autant, il a décidé de se battre. « L’idée, c’est vraiment de vivre à fond et de se donner les moyens de pouvoir le faire… ». Avec sa compagne, il s’est même lancé dans une incroyable aventure : un tour du monde en fauteuil pour laisser les attentats derrière lui et se prouver que tout reste possible.

Cachée plusieurs heures dans les toilettes du Bataclan, Fanny n’a elle pas été touchée physiquement mais très éprouvée psychologiquement, au point d’avoir un temps perdu goût à la vie. Petit à petit, grâce à des séances de plongée sous-marine thérapeutique et à son activité de clown dans les hôpitaux, Fanny qui est comédienne, a repris le dessus. « Ils ne m’ont pas tuée, je suis vivante et j’ai le droit d’être vivante… » . Grâce à la pièce de théâtre qu’elle a écrite sur les attentats, elle a trouvé le chemin de la résilience.

Le soir du 13 novembre 2015, Jean-Luc, kinésithérapeute, a volé au secours des victimes à la terrasse de la « Belle Equipe », le bar attaqué juste en dessous de chez lui. Mais quelques mois plus tard, le héros a été rattrapé par la violence de ce qu’il avait vécu. « Vivre une scène de guerre… un événement d’une telle violence… On n’en sort pas indemne ». Aujourd’hui, Jean-Luc se bat pour que les « aidants de première ligne » comme lui aient un réel statut et que leur suivi psychologique soit pris en charge. Il se mobilise aussi pour faire installer des trousses de secours dans les lieux publics en cas de nouvel attentat.

Patricia, elle, a perdu sa fille unique, Précilia, au Bataclan. Elle avait 35 ans. Entre Paris et Lisbonne où sa fille est enterrée, Patricia vit un deuil impossible. Comme beaucoup de familles, elle attend encore de toucher la totalité des indemnités versées par le Fonds de Garantie des victimes du Terrorisme. Pour que l’on n’oublie jamais les 131 disparus, Patricia s’est engagée dans une association de victimes du 13 novembre qui est un peu devenue sa seconde famille.

Patricia, Pierre, Fanny, Jean-Luc, tous ont dû apprendre à vivre après que leurs vies ont été percutées par la violence et la haine et trouver en eux-mêmes la force d’avancer.

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