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Publié par Pascal 30/11 6h37

Soirée Jean Rochefort ce lundi 30 novembre sur ARTE : "Tandem" de Patrice Leconte - où il livre, dans la peau d'un vieil animateur, une performance époustouflante - sera suivi de "Jean Rochefort, l'irrésistible", un documentaire inédit d'Yves Riou.

À 20h50, Tandem (1987), comédie dramatique avec Gérard Jugnot, Sylvie Granotier, Jean-Claude Dreyfus, Julie Jézéquel...Jean Rochefort confia à son ami Guillaume Canet que ce film était celui dont il était le plus fier. 

Bernard Rivetot, ingénieur du son, découvre que Michel Mortez, célèbre animateur radio pour lequel il travaille, subtilise une partie du budget alloué à leur émission La langue au chat que ce dernier anime depuis vingt ans à travers toute la France. Alors que l’animateur s’apprête à prendre l’antenne en direct devant un public clairsemé et néanmoins fidèle, Bernard apprend par hasard que l’émission est sur le point d’être supprimée...

À 22h20, place au documentaire d'Yves Riou. ARTE annonce que riche d’archives inédites, où l’on découvre l’acteur facétieux sur les plateaux de tournage, étayé par des interviews d’acteurs et de cinéastes qui ont formé sa garde rapprochée (Patrice Leconte, Bertrand Tavernier, Guillaume Canet...), ce film retrace le parcours d’un comédien sensible et élégant, aussi à l’aise dans la comédie que dans le drame. Le portrait réjouissant d’un acteur populaire inoubliable, toujours à l’affût de nouvelles aventures artistiques, qui s’est révélé au fil de rencontres amicales et amoureuses, pour s’installer durablement au panthéon du cinéma français.

À 19 ans, vouant une immense admiration à Buster Keaton, Jean Rochefort entre au Conservatoire où il noue une indéfectible amitié avec ses condisciples Jean-Paul Belmondo, Claude Rich et Jean-Pierre Marielle. Après des débuts sur les planches, Delphine Seyrig, qui le révèle au théâtre, lui conseille de cesser de faire le pitre et le propulse au cinéma. La palette de son jeu s’étoffe et, il décroche en 1976, le César du meilleur acteur dans un second rôle pour Que la fête commence de Bertrand Tavernier. Après une carrière riche de succès comiques et dramatiques (Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis, Le Crabe-Tambour, qui lui vaut le César du meilleur acteur en 1978, etc...), il est contraint d’abandonner le tournage de ce qui aurait dû être l’un des grands rôles de sa vie : Don Quichotte de Terry Gilliam. Une blessure qui ne cicatrisera jamais tout à fait...

Crédit photo © Maher Attar/ Sygma / Getty Images

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