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Publié par Pascal 14/02 13h27

Appréciée des fidèles de la série Balthazar, série qui connaît un gros succès, la comédienne Hélène de Fougerolles a témoigné dimanche, en avant-soirée dans Sept à Huit.

Interrogée par Audrey Crespo-Mara, elle a parlé, sans pouvoir retenir ses larmes, de sa fille autiste. "Il y a quinze ans, il n'y a pas de diagnostic possible parce que soit un enfant est handicapé mental, soit un enfant va bien. Mais il n'y a pas d'entre-deux. Donc, là on commence à nous dire qu'il y a un gros problème mais ils ne savent pas ce que c'est. On n'a pas d'autre alternative que de la mettre dans ce qu'ils appellent un hôpital de jour".

Un institut médical pour toutes les particularités qui sont liées à ce qu'ils appellent le handicap mental, précise Hélène de Fougerolles. "Ça aussi, c'est un mot qui est difficile (...). Il y a certains mots comme ça qui ne passent pas (...) parce que ma fille n'est pas handicapée mentale pour moi ou déficiente mentale (...). Dans le sens où elle est différente, elle est particulière et c'est vrai que c'est quelque chose que je n'arrive pas à encaisser. Et je trouve que c'est réducteur de dire handicapée mentale ou déficient mental. On parle pas de la magnifique intelligence émotionnelle, l'empathie, la gentillesse, la bonté, le coeur de ces personnes là. Elle n'est pas handicapée mentale, elle est différente. Elle est géniale ! Ils ne le voient pas, c'est leur problème".

Un livre, titré T'inquiète pas, maman, ça va aller, sera en vente dès le 24 février, avec un prix proche de 18 euros.

Extrait du prologue :

"Longtemps, je n’ai pas voulu voir, pas voulu savoir. J’étais dans le déni et la mauvaise foi. Je n’ai pas voulu accepter la réalité. Ou si peu, et le peu était déjà trop pour moi. Alors j’ai joué à merveille mon rôle d’actrice lumineuse, pétillante et légère. J’avais une double vie : celle à laquelle je voulais croire et l’autre, celle que je vivais vraiment. Il m’a fallu un long voyage intérieur pour faire la paix avec moi-même.

Écrire m’a aidée à accepter. Moi, si pudique, qui ai toujours détesté m’exposer, me livrer, je ne pouvais plus faire autrement, garder tout cela en moi. J’étais arrivée à un point où ça devenait trop lourd, trop douloureux, je n’arrivais plus à me lever, à avancer. La culpabilité et l’incompréhension de ce que je vivais me terrassaient. Mon quotidien était devenu pesant. Je cherchais partout des réponses à ce qui m’arrivait, à toutes ces questions que je me posais. Qui était responsable ? Comment cela avait-il pu se produire ? Je ressentais un besoin de fouiller dans mon enfance, dans mon passé.

J’ai écrit mon histoire pour m’alléger de ce que je n’arrivais plus à porter seule, pour me délester de ce poids, de ce secret et de ce que je m’infligeais. Et c’est arrivé. En regardant ma fille grandir, en grandissant avec elle, j’ai cessé de pleurer sur mon sort, j’ai changé de point de vue et des centaines d’horizons nouveaux se sont ouverts.

Je voudrais aujourd’hui partager ce chemin de rires et de larmes, de colères, de doutes, de joies et d’amour. Parce que, si longue que puisse être la route, si gigantesques que soient les montagnes à franchir, nous avons tous le choix d’être heureux."

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Francioni 14/02/2021 20:03

J’ai revécu l’histoire de mon petit-fils et surtout la douleur de ma fille qui s’est battue pour donner le meilleur à son fils diagnostiqué autiste à l’âge de 4 ans - nous avons vécu les diagnostics de médecins incompétents auparavant mais le pédopsychiatre de l’hôpital Necker a tout de suite donné cet avis
Ma fille a tenté de trouver l’origine de cette maladie (l’alimentation - l’es vaccins) mais le monde médical n’est pas encore mobilisé pour l’accompagner
Ma fille est aujourd’hui décédée à l’âge de 36 ans d’épuisement et d’un cancer consécutif
Nous avons assisté aux conférences données à Paris sur le sujet : le monde des psychanalystes trouvaient l’origine de ce mal dans l’attitude de la mère maltraitante !
C’est lamentable !!!! Ces gens sont à bannir