Jeudi 27 août 2009
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Place 05 : Lost – Saison 5. Classement 2007/2008 : 14ème (+ 9 places).
Diffusion sur ABC le mercredi soir à 21h et sur TF1 en France (Moyenne saison 5 : 9,8 millions de téléspectateurs, - 23 % par rapport à la saison 4). Renouvelé pour une ultime saison 6.
Crée par J.J Abrams, Damon Lindelof et Jeffrey Lieber. Avec Matthew Fox, Michael Emerson, Terry O’Quinn, Josh Holloway, Elizabeth Mitchell, Naveen Andrews, Jorge Garcia, Evangeline Lilly, Daniel
Dae Kim, Alan Dale, Yunjin Kim, Henry Ian Cusick, Jeremy Davies, Ken Leung, Nestor Carbonell, Fionnula Flanagan …
!! Indice spoiler : 3/5.
Bilan: Il y a deux écoles dans Lost. Deux doctrines diamétralement opposées qui se sont affrontées sans merci durant cette saison 5. D’un coté, nous avons les ‘évolutionnistes’ qui adhèrent
pleinement au tournant science-fiction de la série, aux voyages temporels et autres théories de la relativité propre aux scénaristes sous amphet’ de la série. Et puis de l’autre, les néophytes,
ceux qui privilégient l’aura de Lost, les épisodes plus traditionnels et des explications plus ésotériques et énigmatiques que cartésiennes. Je fais bien évidemment parti de ce deuxième courant de
pensée, pourtant relativement minoritaire parmi les fans de la série.
Afin de satisfaire pleinement l’ensemble des aficionados, la saison 5 de Lost est donc partagée en deux parties distinctes. La première, plus évolutionniste et la seconde, plus néophyte. Mais pour
comprendre cela, il faut remonter au très décevant final de la saison 4 de Lost. Rappelez-vous, dans un final qui avait viré à de la science-fiction pure, Ben tournait une roue de la fortune
magique, mais sans la pouf blonde, qui avait pour conséquence de faire voyager l’ile et ses protagonistes dans le temps. La belle affaire. La première partie de saison de Lost reprend donc ce
schéma oh combien casse-gueule qui se solde par des épisodes décevants et mous.
Pour leur défense, il faut reconnaitre que ce début de saison 5 a marqué un pas charnier dans l’histoire de Lost. La série restera définitivement comme une œuvre ayant dévoilé son ambition au fur
et à mesure des épisodes. Si on nous avait dit lors du series premiere que 5 saisons plus tard on voyagerait dans le temps, on l’aurait difficilement cru pour une série qui paraissait alors être
une simple adaptation moderne des Robinsons. Pour en arriver là, la série a donc du se réinventer en permanence en modifiant chaque saison un élément propre à sa narration et à ses storylines : la
trappe en saison 2, les autres en saison 3, les flashforwards en saison 4 et donc le retour dans le temps en saison 5. Ce dernier tour de main a ainsi été l’un des moins réussi : la série s’est
éparpillée en ouvrant des tonnes d’intrigues au travers des voyages dans le temps mais sans jamais les refermer ni vraiment les conclure. Au bout d’un moment, on ne sait plus du tout ou on est, qui
est qui ni ou est ou. Le tout est extrêmement confus, certains voyagent et pas d’autres. Bref, le début de saison est totalement brouillon.
Autant certains passages sont totalement réussi et s’inscrivent dans un puzzle géant, d’autres sont dispensables et sont juste là pour nous en mettre plein la vue et rajouter une bonne grosse
louche de mythologie afin faire bander les geek lunetteux. Le retour de Rousseau jeune par exemple, quel intérêt y avait-t-il ? Aucun, à part de nous de perdre un peu plus dans la multitude de
storylines que constituent la série. Ah oui, si, les scénaristes l’avaient promis…. Et je ne parlerais même pas des ¾ des flashbacks ultra-redondants concernant la vie de merde des oceanic six.
Oui, on a compris que Jack n’aimait pas son père, que Hurley est fou, que Sun est devenu froide… Même le passage avec Kate et Aaron est franchement ennuyant et ne sert qu’à justifier pendant 7
épisodes le retour de Kate sur l’ile.
C’est d’ailleurs tout le paradoxe du début de saison : des épisodes fourmillant d’informations et de réponses mais sans rythme, on ne rentre jamais dedans. Tout est justement trop rapide et la
sensation que l’on éprouve est inverse de l’effet escompté. On n’a pas le temps de palper la tension d’une scène qu’ils sont déjà partis 10 ans plus tard.
Les épisodes ne sont donc qu’un condensé de passages sans âme, superficiellement juxtaposés les uns par rapport aux autres. Par ailleurs, la série va parfois un peu trop loin dans le surréalisme à
outrance. Autant l’idée du voyage dans le temps est originale, autant certains passages comme Daniel qui parle à Desmond dans le passé... Le point d’orgue de ce début ultra-poussif est marqué par
l’épisode 7, l’un des pires de la série, concentré sur l’affreux Locke. Je ne comprends pas les personnes criant au génie pour cet épisode qui n’a pas l’ombre d’un intérêt. On suit pendant 45
minutes Locke échoué lamentablement à convaincre les Oceanic Six de revenir sur l’ile alors que l’on sait depuis l’épisode précédent qu’ils ont tous dit oui au final. Si c’est pas du remplissage
…
Sans compter que Locke m’insupporte de plus en plus. Aventurier ténébreux et fusionnel avec l’ile dans la saison 1, il n’est devenu qu’un arrogant et imbu vieux con qui justifie toutes ses
interventions par ‘L’ile me l’a dit’. On dirait Walker Texas Rangers et les indiens. La mythologie développée autour de Locke est le vrai ratage de la série. Sous prétexte de nous la jouer
philosophico-intello ultra profond, Locke se contente de déblatérer des banalités sur la destinée, et ce depuis 5 ans. Les épisodes centrés sur lui sont donc très répétitifs avec un ramassis de
phrases toutes faites qu’il nous ressort continuellement.
Et histoire d’en rajouter une couche, la série franchit carrément les limites du supportable en le ressuscitant. Même les personnages de l’ile reconnaissent que ce n’est pas croyable ! Le
cliffangher de la saison nous achève littéralement, même si je dois avouer que ça a conféré à la série un coté soapesque jouissif, avec le cadavre de Locke retrouvé. Mais alors, qui est le faux
Locke ? D’ici qu’ils nous sortent le coup du frère jumeau diabolique, il n’y a qu’un pas. Mais justement, ou est passée la vrai mythologie de la série ? L’aura si mystérieuse qui caractérisait le
show ? Le suspens, la tension, les questionnements. On est passé d’une fumée noire en saison 1 à une SF la plus totale en début de saison 5. On est passé d’un mélange de l’ile mystérieuse et de
Jurassic Park à un mélange de Star Trek et du Da Vinci Code. J’exagere a peine.
Mais que de reproches mon cher Cole, pourquoi la série est-elle donc classé si haut ? Car la suite renoue avec toutes les qualités de Lost, la symbiose scénaristique et les dialogues magistraux qui
ont fait la réputation du show. La force de la série est de s’attarder sur chaque détail. Chaque ligne de dialogue a une importance, une seconde lecture et a des incidences sur la suite. Les
épisodes constituent véritablement un défi duquel les téléspectateurs tentent inexorablement d’en démêler les ficelles et d’en comprendre les tenants et les aboutissants. Aucune série n’appelle
autant à la réflexion et à la concentration du téléspectateur que Lost.
Le retour à des épisodes plus traditionnels dans leur forme comme dans leur fond permet aussi de rentrer plus facilement dans l’action et de mettre en place des arcs plus longs et plus cohérents.
La série a eu deux idées de génie. D’une part, de donner un côté Big Picture à l’ile. Les manipulations, théories et coups tordus de Ben d’un coté, Charles Widmore, et Eloise Hawking de l’autre. On
ne se sait jamais vraiment qui est le méchant ou qui est le gentil, si tant est qu’il y en ait un ! Les personnages sont complexes et évoluent en permanence, cela permet d’avoir un réservoir à
rebondissements sans fin.
Chaque épisode confère ainsi une nouvelle dimension à la série si bien qu’il est totalement impossible de prévoir la suite des événements. Le final est en cela une belle réussite puisqu’il
jéopardise l’ensemble des cinq saisons précédentes et confère une toute nouvelle donne. Au niveau même des personnages, Lost n’hésite pas à tout bouleverser en permanence. Ainsi, Ben, que l’on
croyait être le grand manipulateur de la série n’est finalement rien d’autre qu’un pitoyable pion arriviste utilisé dédaigneusement par des forces supérieures à lui. La scène où il découvre avec
effroi que toute la dévotion qu’il a donnée à l’ile et les sacrifices qu’il a faits ne sont qu’une vaste fumisterie était d’ailleurs formidablement et surtout magistralement desservie par Michael
Emerson.
L’autre très bonne idée de la saison a clairement été de nous conter le projet Dharma en y incluant les protagonistes de la série. On a d’un coté Sawyer et Juliet qui ont été intégré au projet
Dharma et de l’autre l’arrivée des Oceanic Six. La série parvient à retrouver un suspens insoutenable avec le piège se refermant peu à peu sur les anciens rescapés jusqu’à l’apothéose du final
tandis qu’on a l’occasion de découvrir d’autres personnages mystérieux comme le docteur Chan, Richard ou encore le jeune Ben, ce qui nous permet de comprendre les événements de la suite.
Alors bien sur, tout n’est pas vraiment clair et de nombreuses incohérences persistent. Ainsi, si Sayid n’avait tiré sur Ben dans les années 70, ce dernier ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui,
preuve que les événements se retranscrivent dans le temps. Pourtant, dans les années 2000, Jack & Co ne semblent jamais avoir fait partie du projet Dharma. Mais là où la storyline est une
réussite est justement le fait que les scénaristes en jouent. Miles et Hugo, les deux personnages les plus drôles de la série, essayent ainsi régulièrement de déjouer les mystères de l’ile et de
comprendre le pourquoi du comment. Mais ils finissent toujours par s’emmêler les pinceaux et n’y comprennent rien. Un clin d’œil très malin des scénaristes aux fans acharnés qui tentent
désespérément de reconstituer le puzzle ! Reste à savoir maintenant si l’entre vous pourra déjouer le plan des scénaristes pour l’ultime, et très attendue, saison 6.
En bref :
Meilleur épisode : 5.17 – The Incident (Partie II).
Pire épisode : 5.07 – The Life and Death of Jeremy Betham.
Prix special: Award ‘John Cage’ du personnage excellent au début mais qu’on ne peut plus supporter à la fin pour John Locke (Terry O’Quinn).
Les points forts : La créativité sans limite des scénaristes, même si elle est parfois un peu trop débordante, permet de nous livrer une deuxième partie de saison exaltante. Une toute nouvelle
dimension est ainsi conférée à la série, desservie par un casting magistral et surtout des dialogues brillants et ingénieux.
Les points faibles : A trop vouloir en faire, la série a réellement flotté en début de saison. Intrigues incompréhensibles ou carrément borderlines, Lost a voulu prouvé qu’elle pouvait aller encore
plus loin que ce que ses propres lui demandaient et s’est cassée la figure. Fort heureusement, le revirement de situation et le retour à un schéma classique (qui ne veut nullement dire que ce n’est
pas original) permettra de sauver et de consacrer la série.
Conclusion : Il n’y a pas à dire : Lost n’a pas son pareille pour déchainer autant les passions. On aime ou on déteste mais Lost ne laisse personne indifférent. Tout le monde pourra s’accorder sur
l’ambition et la prise de risques des scénaristes qui n’ont pas hésité à réinventer leur série plusieurs fois cette saison par des styles de narration tantôt brillants, tantôt casse-gueule, cela
dépend finalement des points de vue. Pour ma part, j’ai été totalement conquis par la deuxième partie de saison qui a redonné toutes les lettres de noblesse à la série en jouant magistralement sur
l’aura et le mystère de la série, saupoudré d’action, de tension, d’émotion, de questions mais aussi d’humour. Rarement une saison n’aura finalement été si complète et si aboutie que celle-ci. En
plaçant la barre si haut, il ne reste plus qu’a espérer que la saison 6 vienne consacrer Lost comme l’une des séries les plus cultes de la décennie.
COLE.
Places 4 à 1 la semaine prochaine.
Avec la collaboration des sites suivants :



Par COLE 27/08
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Publié dans : COLE 2008/2010 Séries
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Et quand il croit que l'ile l'a choisi, que il a une mission...NON! Depuis le début c'est l'ennemi de Jacob qui le manipule!!!!
Les scénaristes l'ont dit et répétés: quand un personnage meurt il MEURT. Ils ont meme dit dans une interview "on va pas faire comme une certaine sarah tancredi".
Non en fait c'est à 99% sur que c'est L'homme du début du final (qui parle à Jacob) car au début il lui dit "Un jour, tot ou tard, je trouverai la faille mon ami (pour le tuer)" et à la fin du final (quand le faux Locke dit à Ben de tuer Jacob) Jacob dit au faux Locke "Tu as trouvé la faille" (Et la faille est Ben car d'après moi Faux-Locke ne peut pas tuer Jacob directement et a donc demandé à Ben de le faire)
On peut même aller jusqu'à dire que Faux-Locke=Ennemi-Jacob=Fumée-Noire
Car dans l'épisode 12, c'est juste au moment où Faux-Locke s'en va que Ben se fait juger par la fumée noire.
Donc je pense que la fumée noire peut se matérialiser en n'importe qui à condition que son corps soit sur l'ile et non enterré (Locke, Yémi, Christian...)
Ah ben j'avoue, j'avais pas saisit tout cela... Mais alors comment ça se fait qu'il y a deux Locke à un moment donné ? Locke a en plus le pouvoir de se projeter à plusieurs endroits (manquerait plus que ça...)
Je rajouterai que j'ai chopé une crampe de cerveau à vous lire! ^^
@ jul33. Qui s'est matérialisé en qui ? Je comprend plus rien lol. Locke était dans la grotte !
Ensuite du moment où on a vu "Locke" dans l'épisode 7 discuter avec Llana sur la plage jusqu'au dernier épisode quand il est dans le pied de la statue, c'était en fait l'ennemi de Jacob. Et c'est très interessant de revoir cette fin de saison 5 en ayant ça dans la tête, tout semble logique ensuite
Exemples :
- Quand Ben "convoque" la fumée noire dans sa maison, il sort et dit à sun de rentrer car ce qui s'apprete à sortir de la jungle est quelque chose qu'il ne peut pas controlé (la fumée noire), or c'est "Locke" qui en sort qui est donc en fait bien la fumée noire
- Quand Ben est dans le temple, c'est au moment où "Locke" part que la fumée arrive, puis il voit sa "fille" qui n'est autre que l'ennemi de jacob/la fumée noire/le faux Locke s'est rematérialisé en elle. Sa "fille" lui dit alors qu'il faut qu'il obéisse à "Locke" au doigt et à l'oeil. Et c'est ainsi que Ben accepte de tuer Jacob quand "Locke" le lui demande
La groote je veux dire le pied géant (j'adore cette conversation lol).
@ Flo. Oui enfin y avait juste cette histoire de faux Locke que je n'avais pas totalement saisit. Ce n'est revelé que dans le final donc ce n'est pas non plus comme si j'avais totalement rien compris à la saison ! Mais effectivement, c'est interessant de voir la saison sous cet angle, merci jul33. Je me coucherais moins con !
Lorsque Locke est blessé (Ethan lui tire dessus en début de saison) richard viens le voir pour le soigner. On découvre plus tard que c'est le "locke" du futur qui a dit à Richard de dire au vrai Locke qu'il allait devoir mourrir.
Mais ce locke du futur est l'enemie de Jacob
Donc en clair/résumé, l'ennemi de Jacob a dit au vrai Locke qu'il allait devoir mourir de sorte qu'il (ennemi de jacob) puisse prendre l'apparence de locke lors de son retour (à locke)
Idem dans le grotte de la roue gelée où christian (=ennemi de Jacob) confirme à Locke qu'il va devoir mourrir.
Dans tous les cas je pense qu'on aura tous les détails de cette histoire de Faux/Vrai Locke dans la 6eme saison
Ce blog est immonde, tellement inutile qu'il se place en deuxième position dans mon sondage des blogs les plus effroyable ! allez voter sur http://seriestreaming.over-blog.org
Bonjour E,
je laisse finalement volontairement ses messages en ligne désormais. Pour une raison qui a peut-être un rapport avec ton commentaire ;)
De meme cette cabanne dégage une ambiance sinistre qui colle beaucoup mieux à l'ennemi de Jacob.
Mais Jacob a déjà vécu dans la cabane car Llanna dit en arrivant sur les lieux "Quelqu'un d'autre (BadJacob) s'en est servi (de la cabane)"
Sinon je trouve que ces justement toutes ces discutions/théories etc qui font le charme de LOST et c'est pour ça que je la considere comme ma n°1. Je connais pas la suite de classement mais je suis sur que ces séries me (nous) font moins "vibrer" que LOST
C'est vrai qu'aucune autre série à part Lost ne suscite autant de débats et de passion entre les fans. pour autant, les séries classées en premiere et deuxieme position (surtout la premiere d'ailleurs) m'ont plus fait vibrer que Lost ne le fera jamais
!
Mais encore une fois, chacun voit midi à sa porte