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Publié par Romain 29/01










Premier des trois épisodes de "Voici venir l'orage" ce soir sur France 2 à 20h50. Une fiction signée Nina Companeez.




La réalisatrice relate (le tout teinté de fiction) l'épopée de sa propre famille qui s'est trouvée au coeur de cinquante ans d'Histoire, de la Russie tsariste à la France de Vichy, en passant par l'Allemagne nazie.


 

Synopsis :

A Moscou, en 1900, Grigori Schneider possède une maison de couture réputée. Sous le règne du tsar Nicolas II, les Russes de religion juive sont soumis à une législation de plus en plus répressive. Seuls les puissants industriels juifs ont le droit de résider dans les grandes villes. Pour pouvoir rester à Moscou, la famille Schneider a dû se convertir à la religion orthodoxe. 


Les filles aînées, Fania et Tatiana, sont deux jeunes femmes gâtées et choyées. Aussi dissemblables que complices, elles goûtent la vie chacune à sa manière. Fania, tendre, rêveuse, romantique, tente de se dérober à la passion dévorante de Wassiliev, un cosaque antisémite. Tatiana, fougueuse intellectuelle, est éprise de justice et de progrès pour son pays. La grande histoire est en marche, la révolution de 1905 engendre des troubles et les violences se succèdent. 


Fania fuit avec Wassiliev et l'épouse, au grand désespoir de sa famille. Pour ne pas ajouter du chagrin à ses parents, Tatiana sacrifie son premier amour, Itzhak, et se marie à Leonid Stern, riche industriel juif. La Russie connaît de nouveau des bouleversements meurtriers avec la Première Guerre mondiale et la révolution bolchévique. La persécution des bourgeois s'intensifie, Tatiana et Leonid fuient la Russie pour l'Allemagne avec leurs deux filles, Sofia et Natalia.




Avec
Anouk Grinberg, Natacha Régnier, Valentine Varela, Anne Brochet, Alain Sachs ou encore Bruno Todeschini .




Nina Companeez
interrogée par Mona Guir :

"J’ai raconté des destins de femmes et de familles avec, en toile de fond, la tragédie des deux guerres, l’affaire Dreyfus, la haine antisémite, la misère, l’adversité. Je racontais, d’une certaine façon, l’histoire de ma propre famille, en Europe, au XXe siècle. La source de mon inspiration de toutes ces fictions vient de là. Cette fois-ci, Voici venir l’orage s’inspire directement des récits familiaux et des faits réels, soulignés et renforcés par des images d’archives."


"J’ai toujours pensé que l’histoire de ma famille m’avait fabriquée. Mes grands-parents et mes parents ont su profiter de chaque instant même quand tout allait très mal, en Russie, en Allemagne et en France. Ils m’ont transmis le sens de l’essentiel et le goût de la vie. Toutes les épreuves qu’eux et moi avons traversées durant la Seconde guerre m’ont rendue solide face aux échecs et aux succès. Ne jamais se laisser aller devant l’adversité, avoir toujours de l’espoir, savoir rebondir dans les pires situations était une constante chez nous."


"Ma grand-mère a vécu avec nous jusqu’à sa mort, elle m’a raconté sa vie, essentiellement en Russie. Ma mère m’a parlé de Berlin, de Paris et de la zone libre. Moi-même, j’avais des souvenirs de mes premières années qui restaient un peu flous et ma sœur aînée m’a aidée à reconstituer cette période. Les photos personnelles ont été une source d’information inestimable, elles m’ont considérablement aidée pour reconstituer les habits, les coiffures, les décors
. "


"Je dédie ce film à mes deux petits-enfants que l’on voit au début de la première partie. Je veux qu’ils sachent d’où ils viennent et comment on naît français à une époque où les Français doivent reconnaître qu’ils viennent de partout. Avant moi, personne n’était français dans ma famille. Je voudrais témoigner, sans que cela soit mal pris, d’un immense sentiment de reconnaissance envers la France. Je veux aussi parler de l’Europe, une de mes autres motivations pour ce film. Au moment des débats sur la constitution, je me souviens des questions très terre à terre des Français alors qu’ils n’avaient pas conscience de la chance de voir se créer une Europe unie au regard des tragédies qu’elle avait traversées. En cinquante ans, il y a eu des dizaines de millions de morts, entre la Russie tsariste, le stalinisme et les deux guerres mondiales. Le besoin de témoigner était fort car je fais partie de cette génération qui a encore des souvenirs personnels de l’époque. "




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Flo 29/01/2008 10:13

J'espère que ça va marcher. Généralement, j'apprécie beaucoup ce que fait cette réalisatrice :-)

Al.3 29/01/2008 08:07

J'ai des craintes sur l'audience face à la locomotive Astérix et à Pékin Express.