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Publié par François 07/02









Fiction inédite ce jeudi 7 février sur France 3, avec la diffusion de Figaro.




Un téléfilm de Jacques Weber, écrit par Jean-Marie Duprez et Jacques Weber (librement adapté de la trilogie de Beaumarchais).




Avec Isabelle Adjani (la Comtesse), Denis Podalydès (Figaro), Jacques Weber (le Comte), Céline Sallette (Suzanne), Stanley Weber (Chérubin-Léon), Dominique Bluzet (Antonio), Vincent Debost (Bartholo).




Séville 1766.
Le comte Almaviva, Don Juan repenti, tombe amoureux d’une jeune fille nommée Rosine, qui vit sous la tutelle du vieux docteur Bartholo. Grâce à l’aide de son valet, Figaro, le comte séduit Rosine, l’enlève et l’épouse. Trois ans plus tard, le comte Almaviva est redevenu le libertin qu’il était. Il délaisse Rosine, son épouse, et souhaite exercer sur Suzanne, camériste de la comtesse et fiancée de Figaro, qu’elle épouse le jour même, un droit de cuissage ! S’ensuit un chassé-croisé et une folle journée qui mettra les cœurs et les sentiments de tous à rude épreuve… 




Jacques Weber, pour l’écriture du scénario, a travaillé avec Jean-Marie Duprez.
"Dans cette libre adaptation des trois pièces de Beaumarchais (Le Barbier de Séville, Le Mariage de Figaro et La Mère coupable), nous avons cherché à donner un style personnel au récit, tout en respectant sincèrement le propos de l’auteur. Ma démarche est proche de cette phrase de Dostoïevski : « Avouer que 2 et 2 font 4, c’est bien, mais que 2 et 2 font 5 n’est pas mal non plus ! ». Autrement dit, le monde s’est toujours constitué dans un dialogue entre l’ordre et le désordre, les lois en place et leur transgression.
Mon rapport à l’écriture est similaire : conserver certaines règles tout en me laissant un espace de liberté. En tant que réalisateur, mon approche est identique : le cadre reste classique comme le caractère de la pièce. Utiliser une caméra simple laisse la possibilité d’être surpris par le jeu des acteurs. Ce sont alors leur imaginaire, leur liberté et leur sauvagerie qui créent la modernité de la pièce. C’est vrai que je prenais tellement de plaisir en tant que réalisateur que je finissais parfois par oublier que j’étais aussi acteur ! "




Quelques critiques presse :



- Le JDD : "(...)
on s'ennuie un peu, malgré le parti que tirent de leur registre un Podalydès et une Sallette remarquables. Isabelle Adjani joue, elle, paresseusement la comtesse délaissée. La mise en
scène s'autorise quelques facilités inutiles et irritantes comme ces gros plans insistant sur le bleu de ses yeux, qui ne rachètent pas l'indécision de la réalisation.
Celle-ci, en passant constamment du genre théatral au cinématographique, plus intimiste, brouille inutilement l'attention
".



- Le Monde souligne l'interprétation de Denis Podalydès et Céline Sallette. Un bémol : la pesanteur de la mise en scène.



- Pour Télérama, "ce Figaro-là nous tombe des mirettes… Tout y est lourd, grossier, comme entravé."(...)"La réalisation ? Elle est artificiellement rythmée par le montage, les airs de Mozart ou de Rossini venant compenser la légèreté qui y manque… L’interprétation ? Céline Salette en Suzanne poursuivie par le comte est la bonne surprise de cette version-là. Gouailleuse et nature, moderne mais pas trop. En face d’elle, Isabelle Adjani, qui accomplit ici sa première apparition à la télévision, est froidement inexpressive en comtesse délaissée. Denis Podalydès a du talent et le démontre dans la livrée de Figaro. Sans plus…
On sort donc désespéré de cette tentative de théâtre en décor naturel très inspirée de l’école des Buttes-Chaumont. Mais si un château XVIIIe des environs de Paris convient à Marivaux, il ne fait pas vraiment l’affaire quand on veut à tout prix y recréer l’Espagne à coups de patios de pacotille. Entre un certain kitsch des intérieurs et l’ambiance plus romantique des extérieurs, le hiatus est abyssal. Et l’aventure, piquante en théorie, devient vite un désastre."

 


- TV Hebdo : "Défi osé et très réussi. (...) mise en scène légère et lumineuse (...) Si Isabelle Adjani campe naturellement une comtesse mélancolique, Denis Podalydès donne le vrai  tempo à cette fiction qu'il occupe de toute sa personne".



- Télé Star
: "Malgré quelques longueurs, cette libre adaptation de la trilogie de Beaumarchais bénéficie d'une mise en scène soignée et d'une excellente interprétation".



- Télé Loisirs
: "Isabelle Adjani est remarquable"



- Télé Câble
: "Une superbe adaptation des Noces de Figaro à ne manquer sous aucun prétexte".





Photo copyright GMT Productions.



Commenter cet article

ray lockmann 31/05/2009 04:34

Mise en scène lourde, pesante en somme lamentable, si loins de l'esprit léger de Beaumarchais. Weber s'est palnté en incluant la froide Adjani totalement incongrue , impersonnelle (ce n'est pas un rôle pour elle, elle fait mieux dans Adèle H ou les rôles troublants déjantés). Un mauvais point pour Weber qui semble beaucoup faire de népotisme

Yael 09/02/2008 19:53

Je n'ai pas retrouvé dans cette adaptation la légèreté, certes souvent amère, de Beaumarchais. Podalydès joue un Figaro trop dépressif. Il se presse de rire de tout sauf qu'il ne rit pas du tout... et moi non plus.L'ensemble est sinistre. C'est bien dommage.

brita 07/02/2008 10:16

c'est bizarre, la presse télé dit "bien" et la presse nationale dit "ennui"Peut-on parler de critique molle ou mature ?

YsO 07/02/2008 09:33

Vu la concurrence ce soir, pas très optimiste sur l'audience.

Matilde95 07/02/2008 08:58

Stanley Weber , bizarre je connais ce nom .Je suppose qu'il a passé un casting comme tous les autres et à l'évidence ,  c'était le meilleur !Tel père tel fils !

Quentin 07/02/2008 08:06

Trop rare à l'écran. Elle a fait des choix pas toujours judicieux ces dernières années, mais ça reste une fabuleuse comédienne. J'enregistrerai pour regarder ça ce week-end, car il y a la fin de la (mauvaise!!) saison 6 de 24 sur C+.

Nathan 07/02/2008 08:03

Suis convaincu d'un beau flop ce soir. 4ème position et moins de 3,5 millions.

LNAHO 07/02/2008 08:01

Comme c'est étonnant, Télérama a detesté..