
"Antoine, tu le lis avec hésitation et bafouillements
Oui bon ben... euh... alors là on frôle le n’importe quoi :
Lindon ; trois fois nommé, zéro compression
Darroussin ; deux fois... nada
Michel ; quatre fois comme acteur... résultat blanc
Et le pompon, Jean Pierre Marielle. Sept fois nommé !!! Et jamais la fève, même pas pour les Galettes.
Chapeau ! ... De Panama, d’où je vous fait un vrai faux-Bon...D.
L’autre vilain de Lonsdale aussi il paraît.
Enfin, mouais, mais... non ce qui fait plaisir, c’est que le Scaphandre, c’est bien la preuve qu’un acteur n’existe qu’à travers, qu’en regard de ses partenaires. Parce que qui voit-on à l’image,
qui fait prendre vie au Jean-Do de fiction ?
C’est Chesnais, c’est Ecoffey, Arestrup, Watkins. Ce sont Marie-José, Olatz, Consigny penchées vers lui, vers moi, vers vous, tendres, drôles et attentives. C’est Marina en Vierge Marie, c’est
Emmanuelle Seigner qui joue pas la Sainte et qui du coup donne corps, chair et souffrance à Bauby. Ta fille aussi, Emma qui carrément provoque le miracle. Et c’était Jean-Pierre Cassel,
doublement.
Le Papillon c’est la preuve que, quand il y a un réalisateur, les techniciens sont des roseaux pensants. Que tout se mélange, que sur un plateau tout est dans tout, qu’on peut être, (ce joli
mot), une équipe PAS technique... parce que franchement qui c’est l’Acteur quand c’est Berto, le caméraman qui fait, qui EST le regard. C’est LUI qui, par les mouvements de sa caméra crée les
mouvements de la pensée de Jean-Do.
Oui, quand il y a un réalisateur... Julian.
Je pense fort à une autre équipe. Celle, médicale, de l’Hôpital Maritime de Berck-sur-Mer où on a tourné et où Bauby a passé un an et demi. Le vrai et le faux, la réalité et la fiction... on ne
savait plus. D’ailleurs c’est drôle, je me souviens. Le décor de la chambre, pour avoir plus d’espace, était reconstituée dans une grande salle au rez de chaussée de l’Hôpital, la salle des
fêtes. Avec au dessus de la porte, une enseigne en grosses lettres rouges : CINEMA.
Ça ne s’invente pas.
ET LÀ DE CAUNES S’ARRÊTE
Mais la salle de cinéma. Oui, la SALLE de cinéma, elle, doit pouvoir continuer à s’inventer.
"A lire à la lumière. Et à diriger sur notre nuit" Notre musique.
Insupportable "trompe l’œil" des multiplexes. Les chiffres comme seule ligne d’horizon. Aveuglement, brouillage, gavage, lavage. Et quelle solitude. Vous avez déjà parlé à
quelqu’un dans un multiplexe ? Pas moi. D’ailleurs c’est impossible, ce qui compte c’est le flux. "Circulez s’il vous plaît, y’a rien à voir" . Au suivant ! bande de
Brèles.
Alors que le travail souterrain, patient, divers, dédié au public, aux écoles, aux rencontres que font et ont envie de faire tellement d’exploitants de salles se voit de plus en
plus nié aujourd’hui.
La Question humaine n’aurait par exemple jamais fait autant d’entrées sans le travail de curiosité des exploitants de province et de l’ACRIF.
Ce tissu de salles, que le monde entier nous envie, est notre cœur, nos poumons.
Sinon...
Sinon on va tous finir devant nos "home cinéma" à se tripoter la nouille...
Bons baisers de Panama...
Mathieu."
Source : Les Cahiers du Cinéma.. Le site sur ce lien .
Coups de coeur.
En pleine lucarne (médias et sport)
Je te donne du LOL (Arnaud) NOUVEAU
Média un autre regard (Emmanuel Matt)
OZAP (Puremedias)
Séries.
On les lit aussi.
Lenodal (dont
forum)
.
C'est aussi vrai pour la télé, la radio, la presse, la musique
Tout vers le bas avec ces chiffres
"Il est inadmissible que les membres de la profession et les spectateurs aient été privés des réflexions de celui qui a reçu le César du meilleur acteur, relatives aux menaces qui pèsent en France actuellement sur l'action culturelle cinématographique et les salles de cinéma indépendantes", estime l'UJC dans un communiqué.
http://afp.google.com/article/ALeqM5ih_CViW5N9RTwsD-7CAzxG1iRVnA
..Je suis d'accord, la cérémonie était nulle du début à la fin.. tout comme la politique :-))
Après comme demandaient les lecteurs de Rue89 : j'aimerais bien avoir la réaction (au moins) de De Caune sur le sujet..
Tout le monde s'en fout des petites salles parce qu'elles ne sont plus au niveau. Franchement, même en allant au vieux ciné du coin, j'ai jamais adréssé la parole à quelqu'un que je connaissais pas. On n'est plus dans les années 1940. Faut grandir un peu ...
Non, tout le monde ne s'en fout pas !
Si tu attend d'un multiplexe qui'l te fasse découvrir certains films d'auteur ou qu'il passe un cycle , tu as de l'espérance.
Etablir un parallèle qui est un raccourci.
Heureusement, la géométrie est sauve puisque le propos d'Amalric n'est pas croisé un instant. Ouf !
Faut arrêter le délire. De toute façon, le cinema d'auteur est trés marginal de nos jours. Ceux qui l'apprecient peuvent être comptés sur les doigts. Et moi, quand je vais au cinéma, j'y vais pour me détendre. Si c'est pour voir les malheurs de mon voisin défiler sur grand écran, autant aller voir mon voisin directement et parler avec lui. Certains sont définitivement restés coincés dans un autre temps et accusent les autres d'être mauvais. Messieurs les Parigos, sortez de votre environnement urbain ! Vous vous rendrez compte que les gens sont bien plus futés que vous.
Messieurs les Parigos, sortez de votre environnement urbain ! Vous vous rendrez compte que les gens sont bien plus futés que vous
J'habite dans le Var et suis bien content d'aller de temps en temps au ciné municipal - au passage, 5 euros la place - malgré deux multiplexes à Toulon...
J'ajoute que la salle a tout le confort, voire plus que certaines salles de multiplexes. Et il n'y a pas que de l'art et essai, loin de là...Faut arrêter de croire que ces salles ne passent que le dernier film ukrainien ou moldave en VO.
Ne fais pas de ton cas l'unanimité comme je ne fais pas du mien une unanimité .