Mercredi 2 avril 2008
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08:43
Le film Disco - dont la promotion télé a été on ne
peut plus massive...- sort en salles ce mercredi. La comédie de Fabien Onteniente, avec Franck Dubosc, Samuel le Bihan, Abbès Zahmani,Emmanuelle Béart, Gérard Depardieu ou encore
FX Demaison ne fait pas l'unanimité dans la presse.
Certains papiers, tels celui de Carlos Gomez pour le JDD, sont carrément "assassins". D'autres, comme celui du journal Le Parisien, sont très positifs.
Florilège des critiques presse :
STUDIO :
Critiques divisées :
1 - "Oui, on rit beaucoup dans le nouveau film du réalisateur de Camping (...) On rit surtout parce que les comédiens – Dubosc, Béart (ah, leur face-à-face plan drague au Buffalo Grill !), Le
Bihan, Depardieu, mais aussi Isabelle Nanty, François-Xavier Demaison, Annie Cordy y vont bille en tête et cœur battant, et n'hésitent pas à tremper leur chemise sous la boule à facettes des nuits
blanches nantaises. "
2 - "D'un côté, le riche intelligent et forcément méchant. De l'autre, le pauvre un brin benêt mais tellement gentil. Comment alors s'attacher à quiconque puisque, dans une logique inverse de
celle de Bienvenue chez les Ch'tis, on ne rit jamais avec mais aux dépens de ses personnages ou de ses guests comme Danièle Gilbert ou Francis Lalanne ? Utiliser ces deux personnalités, sources de
railleries depuis des années, donne une idée assez précise du manque d'invention et d'audace de l'auteur de cette pseudo-farce."
PREMIERE :
"Onteniente a construit sa comédie en misant d'abord sur les contrastes sociaux: images archétypales des
bourgeois, gentil docker gréviste, fille de bonne famille sauvée de sa rigidité par la simplicité populaire de Dubosc et de ses copains. Malin, le réalisateur renforce l'ensemble avec la nostalgie
standard des années disco, une pluie de bons sentiments et des placements de produits qui parlent au plus grand nombre. Ajoutez le fédérateur Dubosc, et vous obtenez une comédie formatée pour
cartonner !"
LE JDD :
L'hebdo croit avoir trouvé un descendant au "roi du nanar" que fut Max Pecas, avec Fabien Onteniente...
"Une France de ringards, au centre d'une comédie consternante".
"(...)toutes les situaitons imaginées dans Disco sont artificielles et bidon. Franck Dubosc s'y donne avec tant d'autosatisfaction dans le registre de dragueur imbécile heureux qu'elles provoquent
en prime plus de gêne que de rires.
Disco est un film escroc et paresseux, qui fait penser à nombre d'anciens succès certifiés. Il y a ceux que le réalisateur cite ouvertement (La Fièvre du samedi soir) et ceux qu'il pille sans
manière: Franck Dubosc, en avatar de Travolta, est un ersatz de star à l'image de Benoît Poelvoorde dans Podium. Comme le héros de The Full Monty (de Peter Cattaneo), celui de Disco est chômeur,
embarqué dans un concours de la dernière chance, afin de sauvegarder l'affection de son fils. Le plus embarrassant est d'entendre aujourd'hui Dubosc (coscénariste) dire que Disco est "une comédie
sociale". Deux cas de figures: ou Dubosc est définitivement un crétin, inculte en cinéma, ou il est d'une malhonnêteté intellectuelle consommée qui éclaire le bonhomme sous un jour nouveau.
Choisissez. Troisième option, nous n'avons rien compris et Fabien Onteniente est devenu le Ken Loach français."
LE PARISIEN
"Euphorisant"
"La force comique du film réside aussi dans ses téléscopages audacieux : le choc culturel entre le milieu pavillon-bigoudis de Didier Travolta et l'univers golf-tennis-château de sa prof de danse,
ou encore l'incongruité de Samuel Le Bihan en docker syndiqué qui danse le disco. Avec, en outre, un couple Depardieu - Nanty kitschissime, des guests (Julien Courbet, Francis lalanne) à fond dans
l'autodérision, des répliques potentiellement cultes et une bande originale euphorisante, "Disco" se révèle une comédie jouissive".
LE FIGARO
"Une recette efficace".
"Il faut reconnaître que le résultat est aussi efficace que drolatique et que le rythme, dans la ligne nostalgique et endiablée du disco, ne faiblit pas. Mieux, il rebondit avec virtuosité
entre une Emmanuelle Béart, prof de danse et femme de rêve indulgente et émue, le couple irrésistible, Depardieu- Isabelle Nanty, le brave copain, Samuel Le Bihan, l’odieux snob, François- Xavier
Demaison ou la maman, Annie Cordy. On plonge volontiers dans le parallèle facile de la lutte des classes et dans la caricature la plus énorme ( voir la déclaration aux parents ou le dîner
d’amoureux au Buffalo Grill), mais les situations font mouche, les séquences de danse sont époustouflantes ( chapeau aux acteurs reconvertis !), et le numéro de Dubosc assez au point pour rester à
la limite de la parodie hilarante."
LIBERATION
"(...)Onteniente est loin de tenir sa caméra avec les pieds. Travellings moelleux sur Le Havre, masses des bateaux venant se poser dans le cadre comme des aplats de De Staël, choix du
format cinémascope qui isole et désole aisément les personnages (tout en convenant à la comédie musicale), casting d’icônes désarticulées en pantins (Annie Cordy, Gérard Depardieu, voire Danièle
Gilbert et Kamel Ouali) : Disco roule sur la vieille dialectique enchantement/désenchantement.
(...)Loin de la beaufitude (genre Pédale douce d’Aghion) à laquelle son nom est associé, Onteniente se révèle moins réellement comique que tragique contrarié, lunatique résigné. En témoignent
un étrange caméo de Francis Lalanne et une scène où Didier, passant en costard-cravate parmi ses amis grévistes qui ne le reconnaissent pas, se fait traiter de vendu au patronat. Avec un instant de
retard sur le reste de ce chœur syndicaliste, se détache un soliste qui lui lance le dernier cri de l’insulte bling-bling : «Intellectuel!»"
NICE MATIN
"Retour manqué pour l'équipe qui avait fabriqué le succès de Camping"
Une farce "convenue, épaisse et lourdingue. Des personnages pantins, des plaisanteries éculées, des visions simplistes. La bêtise, la vulgarité et le mépris en guise de tentatives
d'humour(...) Il n'y a que de la désolation sur tous les plans".
CANARD ENCHAINE
Classé dans "les films qu'on peut ne pas voir".
"c'est curieux de voir que le même tandem qui avait réusis le pas triste Camping rate ici complètement son coup : on ne rit guère, sans doute parce que, à la différence des comédies anglaises
le social ne sert ici que de vague décor en toc, et que le propos sonne faux. Peut-être qu'un "Disco chez les ch'tis"..."
TELERAMA
"(...)Sans rythme ni progression, le film bâcle ses numéros de danse, et même ceux qui sont supposés être
bâclés.
Néglige de s'intéresser un tant soit peu aux compétiteurs des héros. Mise tout sur un l'effet karaoké de sa BO et sur un bout-à-bout d'apparitions de têtes connues - les mieux lotis ont un mauvais
petit rôle, comme Depardieu et Annie Cordy. Les vraies stars sont de grandes enseignes d'électroménager, de parfumerie et de restauration, citées jusqu'au lavage de cerveau mais traitées avec
beaucoup plus de considération que Francis Lalanne et Danièle Gilbert. Lesquels, sous leurs vrais noms, sont ridiculisés comme dans les blagues des Grosses têtes".
TV HEBDO
"Dommage que la comédie ne soit pas aussi pétillante qu'une prestation des Village People. L'histoire de ces trois has been qui tentent de gagner un concours en reformant leur groupe d'antan
n'évite aucun poncif. Et ce, malgré les prestations déjantées de Depardieu, Isabelle Nanty et Emmanuelle Béart. Reste une musique originale bien orchestrée par Michel Legrand".
VOICI :
"Saturday nase fever". le magazine met une seule étoile, signifiant "bof".
Teaser :
"Endetté jusqu'au cou, Didier Travolta, 40 ans, vit au Havre dans le quartier du grand Large chez sa maman : Madame Graindorge. Cette année, il reçoit une lettre de la mère de son fils
Brian, 8 ans qui vit en Angleterre, lui signifiant qu'il ne pourra pas recevoir son fils s'il n'est pas capable de lui payer des vraies vacances : c'est-à-dire hors des docks, des PMU
et des grandes surfaces. Didier Travolta, désespéré, cherche une solution en grattant les tickets de la Française des Jeux.
Miracle. Le légendaire Jean-François Jackson vient de réouvre le Gin Fizz, bien décidé à faire battre le cœur du Havre au
rythme du disco. Il relance les concours de danse sous un nom plus moderne : la Gin Fizz Académy. Le prix à gagner est un voyage de deux semaines pour deux personnes au pays des
kangourous en Australie. Didier Travolta décide alors de reformer son trio de danse, celui qui faisait mal dans les années 80 dans la région : les Bee Kings comme les Bee Gees avec 2
e..."
Bande-annonce :
Par thomas 02/04
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Publié dans : Cinéma
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