Dimanche 6 avril 2008
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Troisième puis dernière partie de "Police et polissons"', dans l'émission Strip Tease, le magazine de Marco Lamensch et Jean Libon, sur France 3 . Ce soir dès 23h10.
L'émission a fait scandale le week-end dernier suite aux méthodes musclées d'Arnaud Libert. Depuis, ce policier municipal des Lilas a eu une mise à pied immédiate et une enquête
préliminaire.
Le Parisien rappelle ce matin que ce sont les méthodes musclées pour remettre un adolescent dans le droit chemin, dans le cadre collectif d'un accord entre les parents, le collège et la police
municipale, qui ont eu les conséquences écrites plus haut.
Vincent Meslet, directeur des programmes de France 3, est embarrassé par les conséquences personnelles pour le policier. "Dans notre société
contradictoire, l'ambiguïté est totale entre la demande d'autorité, très forte, mais critiquée dès qu'elle s'exerce. Comme si chacun était divisé en lui-même".
Laisser croire, dit Vincent Meslet, que ce policier a agi seul et que les différentes structures de l'administration n'étaient pas au courant n'est pas bien ajoute-t-il."Notre objectif à France 3 n'était pas de jeter une personne en patûre, mais d'ouvrir un débat sur la pédagogie avec les prédéliquants".
Selon le Parisien, l'image du policier pourrait changer à la vision des épisodes 3 et 4, où la partie constructive de son rôle apparaît en pleine lumière.
Noëlle Corbefin - pour France 3 - avait interrogé, avant diffusion, Arnaud Libert :
"A la police municipale, nous avons un problème, que l’on rencontre du reste partout, c’est que l’on a beau
interpeller les jeunes multirécidivistes, ils sont relâchés le lendemain, et on les retrouve en bas de leur immeuble. Quand vous interpellez indéfiniment les mêmes, vous comprenez que si vous ne
faites pas un travail de fond, ça ne sert à rien, il n’y a pas de résultats. Fort de ce constat, j’avais pris en charge une dizaine de jeunes et le collège avait été satisfait des résultats. C’est
pour cela que le proviseur m’a appelé à la rescousse pour Gianni et Corentin, totalement déscolarisés.
Quand j’ai rencontré Gianni pour la première fois, il avait 15 ans et il venait de mettre le feu dans les parties communes de son immeuble ! C’était un jeune déscolarisé et il prenait un très
mauvais chemin. Au moment où je le prends en main, il fume beaucoup, il est maigre, ataxique, décharné… La méthode que j’ai employée avec lui est un peu brutale, mais il fallait vraiment le
secouer. Ce môme avait tellement l’habitude de fatiguer son monde que rien ne semblait l’atteindre. Et de fait, toutes les structures qu’il avait rencontrées avant moi avaient baissé les bras. Si
on avait laissé Gianni dans l’état de dérive où il s’engageait, ça aurait pu très mal tourner !
Pour commencer, il faut pénétrer la famille, parce que c’est là que vous découvrez souvent le nœud de l’histoire. Souvent, ce sont des familles monoparentales, avec une mère seule et paumée, le
père n’est plus là ou ne s’y intéresse pas, le môme a quinze ans, il prend des épaules, et ce que lui dit sa mère, il s’en fout, quand ce n’est pas pire… Bref, ces enfants ne sont pas cadrés, il
n’y aucune autorité en face d’eux, ils se font la plupart du temps virer de l’école, et le juge pour enfants, ça leur passe au-dessus de la tête parce qu’il n’y a jamais de sanction réelle qui les
contraigne un peu… Rien ne les arrête. Cependant, Gianni est un cas particulier, parce qu’il a ses deux parents, même s’ils sont séparés. Je ne connais pas un seul parent qui n’ait pas voulu nous
laisser les mômes et qui ait désavoué notre action. En fait, ils sont très contents d’être aidés. Cependant, je ne commence rien sans leur accord. Je leur dis : « Je vais le secouer parce que ça ne
va pas et qu’il n’y a pas d’autres solutions. » Ils sont toujours 0K.
Dans le cas d’un jeune très rebelle et très menaçant par rapport à l’autorité, j’emploie une autre technique que celle employée avec Gianni. Je suis beaucoup plus dans le participatif et le ludique
au départ. Après, si effectivement j’ai un mur devant moi, je vais le contraindre à participer, mais pas selon son bon vouloir : il doit apprendre que ce n’est pas lui qui dirige ! Un môme qui veut
se battre, je désamorce, je ne réponds pas. Mais le lendemain, je lui colle des gants et on se confronte dans la salle de boxe. A ce moment-là, la plupart du temps, l’agressivité est passée, et
c’est comme ça que vous arrivez à quelque chose ! Je suis partisan de la méthode participative : il faut qu’ils se rendent compte, il faut leur mettre le nez dedans. Autrement, ils sont toujours
fixés dans ce qu’ils croient ou ce que leur disent leurs potes… Gianni, j’ai mis quatre mois à le sortir de son apathie. Il fallait provoquer une rupture : au moment où il craque, où il se met à
pleurer, je sais qu’on va y arriver !
On a à faire à des ados qui n’ont plus de repères : ils se lèvent , se couchent et mangent quand ils veulent, parce que la plupart du temps la famille n’existe plus, et un vrai repas non plus. Ils
n’ont ni contraintes ni règles… Quand des jeunes sont au dépôt pour une comparution immédiate, la première chose qu’on leur demande c’est : « Quel jour on est ? » Parce qu’ils ont tellement
l’habitude d’être désœuvrés en bas de leur immeuble, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, qu’ils ne savent même plus quel jour on est ! Ils ne vivent plus dans le même monde que nous.
Ils vivent sur la planète rap et pas le meilleur du rap !
Je ne baisse jamais les bras, sinon ce n’est pas la peine de commencer. Pour moi, réussir à pénétrer la famille, c’est déjà un succès. La réussite, si réussite il y a, commence par là et c’est une
question de temps. Ce qui me fait peur chez les jeunes délinquants, c’est ceux qui travaillent tout seul, car ils prennent l’habitude de ne pas avoir besoin des autres. C’était le cas de Corentin
et de Gianni. Le jeune qui bosse tout seul, c’est le plus intelligent… Et les plus intelligents sont les plus dangereux, les idiots se font toujours prendre !
Avec Eric, nous nous sommes rencontrés à la fourrière ! C’est ainsi qu’il a découvert ce que je faisais. Quant à moi, avant d’accepter, j’ai regardé ses films. L’un d’eux m’a énormément touché,
disons que l’émotion a traversé l’écran ! Je me suis dit que je pouvais faire confiance à un type qui arrivait à véhiculer ce genre de sentiments.
D’un autre côté, je trouve intéressant de faire partager mon expérience, parce qu’il faut bien avouer qu’on se sent un peu seul parfois ! Mais sans rien cacher de mes méthodes : moi, je mets mes
tripes sur la table alors, ça le fait ou pas, mais au moins je fais quelque chose !
Je suis conscient que tout ça va faire débat. Tout ce que je fais, je l’assume et dans un seul but : remettre un môme sur les rails. Aujourd’hui, je suis content parce que Gianni a un patron, il
fait un CAP et tous les matins il est à 7 heures au boulot ".
Par François 06/04
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Publié dans : France 3
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Ok sur certains trucs mais quoi qu'on n'en pense ce n'est pas le rôle de la police...
Perso, j'ai surtout vu deux ados paumés comme il en existe des millions dans tout milieu social. Deux jeunes paumés entourés par des adultes idiots incapable de créer la moindre passerelle de communication. C'était surtout ça le plus incroyable!
J'ai vu aussi un "flic" ( pour moi les municipaux sont des agents de sécurité) frustré qui ne propose que de la violence et ça c'était hallucinant!
Bon je dit pas , le gars ferait ça à St denis, ce serait couillu mais là!... Enfin bref bon vent, ya le Leclerc près de chez moi qui recrute des agents...
Moi, je soutiens ce monsieur et ce que vous dites est dénigrant également pour les agents de sécurité.
On nous montre ici quelques ados délinquents, mais encore là il y a plusieurs niveaux dans la délinquence. Faut éviter l'amalgame rapide.
Que la télé s'ouvre sur ce problème peu banal dont les parents ne savent comment faire, comment réagir, ayant tout essayé pour éduquer, parfois sans les moyens et les bons outils ...
je dis merci de nous faire découvrir cette triste réalité,
sans l'embellir ni l'emballer avec choux et papiers dorés.
Que certains, policiers ou éducateurs, s'investissent, c'est un geste positif dans la société; essayer de l'améliorer au lieu de faire l'autruche et tomber les bras.
Les buts de la police municipale, énoncés à l’article L.2212-2 du Code général des collectivités territoriales, sont le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Dans les faits, les missions confiées à ces polices sont très variables. Dans de nombreuses communes, les agents de police municipale se bornent à une simple activité de police administrative effectuée de jour, comme la surveillance des marchés ou les objets trouvés. Dans d’autres localités, ils effectuent de véritables missions de sécurité publique, souvent la nuit, intervenant en complément, ou parfois même à la place, des services de l’État.
La ville de Lille fournit un bon exemple de cette diversité. Les missions assurées par ses fonctionnaires offrent une panoplie de ce que l’on constate dans la plupart des communes. Conformément à l’article L.2212-5 du code précité, on retrouve l’application des arrêtés municipaux dans des domaines aussi variés que les travaux, l’affichage sauvage, les terrasses de café, les foires et marchés, les animaux dangereux, les déjections canines… La surveillance des bâtiments communaux (plus de 200, tous sous alarme), la sortie des écoles, l’îlotage et la communication aux édiles des doléances de la population font aussi partie de leur travail et ce, 24 heures sur 24, 365 jours par an. Enfin, la municipalité lilloise ne dédaigne pas le protocole : quand un invité de marque est accueilli sous le beffroi, un détachement de la police municipale compose une haie d’honneur de part et d’autre du tapis rouge.
Mais les compétences des policiers municipaux ne se limitent pas aux missions de tranquillité publique, aux tâches administratives ou au respect du décorum. Les gardiens de police municipale ont le statut d’agent de police judiciaire adjoint conféré par l’article 21 du Code de procédure pénale. En cette qualité, ils se voient confier une triple mission :
- seconder, dans l’exercice de leurs fonctions, les officiers de police judiciaire (OPJ) ;
- rendre compte de tous crimes, délits ou contraventions dont ils ont connaissance par voie de rapports destinés au maire et au procureur dela République ;
- constater les infractions à la loi pénale et recueillir les renseignements en vue d’en découvrir les auteurs.
En cas de flagrant délit, ils peuvent, comme tout citoyen en application de l’article 73 du Code de procédure pénale, appréhender le malfaiteur et le présenter immédiatement à un OPJ. En revanche, les policiers municipaux ne peuvent pas effectuer de contrôle d’identité (l’article 78-2 du Code de procédure pénale n’habilite à cet effet que les OPJ et, sur l’ordre et sous la responsabilité de ceux-ci, les agents de police judiciaire et les agents de police judiciaire adjoints relevant de la police nationale ou de la gendarmerie). Mais la loi n°99-291 du 15 avril1999 a renforcé les compétences judiciaires des agents de police municipale, notamment en leur conférant la capacité de relever l’identité des contrevenants aux arrêtés municipaux ou au Code de la route (article 78-6 du Code de procédure pénale). Les gardiens de police municipale peuvent sanctionner, par exemple, le non-respect de la priorité, l’excès de vitesse, la circulation en sens interdit ou sur les bandes d’arrêt d’urgence, le dépassement, l’arrêt ou le stationnement dangereux… Mieux, ils ont dorénavant la faculté de procéder à des mises en fourrière et à des dépistages d’alcoolémie (au vu de l’article L.234-9 du Code de la route, les agents de police municipale ne peuvent pas réaliser des dépistages d’alcoolémie en l’absence d’accident ou d’infraction préalable comme la vitesse excessive, l'absence du port de la ceinture ou du casque…). Une telle extension paraît cohérente avec la vocation de ces fonctionnaires à assumer une police de proximité. Mais attention : en dépit de l’accroissement de leurs compétences, ces fonctionnaires territoriaux n’ont aucun pouvoir d’investigation et leur action reste strictement circonscrite à l’espace géographique constitué par le territoire communal, sauf s’ils ont été recrutés par un établissement public de coopération intercommunal (EPCI). Dans ce cas particulier, leur domaine d’intervention s’étend à toutes les communes membres de l’EPCI.
Par contre, la distribution de gifles et d'insultes ne figure nullement dans leurs compétences, d'autant qu'un code de déontologie régit la profession (décret n°2003-735 du 1er août 2003) afin d’éviter les bavures comme celle de Wattrelos ; en septembre 1998, deux policiers municipaux de cette ville nordiste ont frappé un jeune homme de 17 ans, puis l’ont enfermé dans le coffre de leur voiture avant de le jeter dans le canal… pour lui apprendre les bonnes manières. La victime fut heureusement sauvée par une voisine et ses deux agresseurs condamnés à trois ans de prison ferme.
Au secours !!! j'comprend plus rien qu'est ce ils font au cameroun a jouer les lord of war et à rendre les pauvres pigmés alcoolique, de mieux en mieux aprés la lutte contre l'alcoolisme, transformation en VRP du wisky au cameroun je suis plus l'histoire là....
Bref retour en france ou nos deux jeun's sont pas sortie de l'auberge ils ont droit à une leçon de vie par un tox ex tollard à moitié défoncé mais bon ça va c'est le pote du dégénéré à lunette, c'est toujours plus marrant que super nany.
bon comme la semaine dernière j'suis halluciné par ce que je vois,je pense toujours que les seule personnes sencés de ce reportage ces les deux jeunes. Et au commentaire précédent à deux balles qui approuvent ce genre d'éducation débile et contre productive, je comprends pas non plus.... bref to be continued.
Mr Arnaud va pouvoir retrouver sa place et continuer à "secouer" les jeunes. Merci à tous ceux qui s'interressent à l'affaire de faire valoir leur droit d'amnésie comme d'habitude !
Moi personnellement je vie à marseille je me fait trés souvent fouiller au corps sans motif, tutoyer, parfois bousculer alors que j'ai 27 ans et que mon casier judiciaire est vierge. Merci la police ! Merci Sarko !
Et si un jour mon fils se fait traiter de la sorte par un policier je peux vous dire que cela ne se passera pas comme ça !
Joyeux Anniverssaire 68 !!