Jeudi 22 mai 2008
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Reportage à voir ce jeudi dans Envoyé spécial : "Comme un poison dans l'eau".
Un sujet réalisé par Patrice Lorton, Frédéric Bohn et Jean-François Monier.
Depuis l’été dernier, les poissons du Rhône sont immangeables. Interdits à la consommation pour leur teneur en PCB, une substance toxique plus connue sous son nom commercial : le pyralène.
Transparent, huileux, inodore, le pyralène imprègne les sédiments et tapisse le fond du fleuve-roi, de Lyon jusqu’en Camargue.
Envoyé spécial est remonté aux sources de cette pollution majeure. Première découverte : presque tous les cours d’eau ont ce poison dans leur lit. De la Seine à la Durance, de
la Meuse à l’Isère, il y a des PCB partout où il y avait des usines. Inventé dans les années 30, ce produit-miracle a été utilisé dans les transformateurs, l’électro-ménager, les peintures, les
papiers peints, les huiles industrielles et même… les chewing-gums !
Envoyé spécial retrace cet héritage industriel. Retirés de la vente il y a plus de 20 ans, les polyphlorobiphényls sont toujours là et empoisonneront encore longtemps notre
environnement. Ils ne sont pas bio-dégradables. Et il n’existe aucune solution technique pour dépolluer les fleuves. Le problème ne s’arrête d’ailleurs pas à leur embouchure. La côte
méditerranéenne, ou la baie de Seine sont touchées elles aussi, comme en témoignent plusieurs scientifiques. Ce poison contamine aussi la chaîne alimentaire. Présent dans certains sols, sur
certaines façades, ou même dans l’atmosphère, il se déplace et peut se retrouver dans le lait des ruminants.
L’équipe d’Envoyé spécial a mis au jour une pollution agricole jusque-là gardée secrète, dans le nord de la France. Comment expliquer alors l’inaction de l’Etat, informé
des risques sanitaires depuis le milieu des années 80, et lui-même gros pollueur via une usine à capitaux publics située en amont de Lyon ? Ce reportage donne aussi la parole à un collectif de
médecins provençaux, qui ont entrepris la première étude d’imprégnation jamais faite en France. Combien de PCB avons-nous dans le sang ? A cette question simple autant qu’inquiétante, personne
n’avait jusqu’ici apporté de réponse.
A cette époque aucune information sur ce produit ne nous était communiquée. Les seules infos recueillies étaient que ce produit n'est dangereux que s'il est chauffé.
Aujourd'hui je me pose des questions sur l'mpact sanitaire qua pû avoir ce produit sur mes colègues et moi-même (analogie au scandale de l'amiante).
Il serait bon aussi de savoir pourquoi EDF, référence en matière de haute tension a toujours refusé d'utiliser ce produit.
Dernière inquiétude : la destruction des PCB programmée pour 2010 rprésente pour les entreprises un coût élevé. N'y t'il pas un risque "d'élimination sauvage"?