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Publié par Romain 05/06









Dans le cadre de la case documentaires de société "Infrarouge", France 2 propose à 23h00 ce soir un sujet sur les tueurs en série.




Le portrait de trois tueurs en série qui ont sévi dans les années 70 et 90 aux Etats-Unis. Edmund Kemper, Gerard Shaefer et Roderick Ferrel, des hommes qui ont défrayé la chronique en assassinant froidement et méthodiquement des personnes qui ont eu le malheur de croiser leur chemin.




Le spécialiste des tueurs en série, Stéphane Bourgoin, est allé à la rencontre de trois grands criminels qui ont marqué, en leur temps, les esprits aux Etats-Unis. Ils ont accepté, pour la première fois, de parler de leurs crimes devant une caméra. Ces entretiens, en plan fixe et gros plans, sont à l’image de ceux qui se prêtent au jeu : froid, calculés. Chacun raconte avec maints détails, fait inhabituel pour des tueurs en série, les raisons de leurs gestes et leur façon de procéder.




Présentation du doc. Par Mona Guir :


 

"Comment ne pas être glacé d’effroi quand Edmund Kemper raconte avoir transporté pas moins de trois cents auto-stoppeuses afin de peaufiner son mode opératoire et passer à l’acte en mai 1972 ? Quelques années plus tôt, Kemper s’était déjà tristement illustré dans l’art de tuer, en assassinant ses grands-parents. Mineur, il avait échappé à la prison et fut envoyé dans un hôpital psychiatrique, diagnostiqué schizophrène paranoïde. A sa sortie, fuyant sa mère qu’il haïssait profondément et qui le lui rendait bien, Kemper part en Californie où il sévira quelques temps plus tard. Il tuera six auto-stoppeuses, toutes étudiantes, qu’il prenait dans sa voiture, sur la route de Santa Cruz. Il arrête de s’en prendre à des jeunes femmes quand il comprend que sa soif ne sera étanchée que lorsqu’il s’en prendra à sa mère…




1973, en Floride, Gerard Shaefer est un officier de police, au-dessus de tout soupçon. Mais une erreur lui sera fatale… Il contacte son supérieur en lui déclarant d’emblée qu’il a commis une grosse bêtise... Deux jeunes filles qu’il avait enlevées et ligotées dans les bois ont réussi à s’échapper alors qu’il était reparti en ville, pensant revenir achever son "travail" plus tard. A son retour dans les bois, il sait que son heure est venue et se confie alors à son chef avant qu’on ne vienne l’arrêter. Avec les témoignages des deux jeunes filles, Shaefer est emprisonné. Au même moment, la découverte de deux corps de jeunes femmes démasque l’ancien officier de police. Le mode opératoire qu’il avait entrepris sur les deux rescapées et sur les cadavres est le même… La police, en fouillant le domicile du meurtrier, trouve des éléments qui la laissent perplexe : des bijoux et autres effets personnels essentiellement féminins et surtout des photos d’une rare violence. Les objets appartenaient à des personnes qui avaient été retrouvées mortes et les photos les montraient avant et après "l’acte". La justice fera officiellement le lien entre Shaefer et les meurtres de trente-deux personnes qui n’avaient pas été résolus. La police le soupçonne d’avoir fait beaucoup plus de victimes, entre 90 et 110 !




Louisiane, 1996, Roderick Ferrel, un adolescent de 16 ans, est arrêté après la découverte macabre, deux jours plus tôt, en Floride de deux corps sauvagement mutilés. Il avoue sans peine ces deux meurtres et réitère ses aveux devant d’autres officiers de police. Ferrel est condamné à la chaise électrique mais après avoir passé trois ans dans le couloir de la mort, sa peine est commuée à la perpétuité en raison de son âge durant les faits. A la différence de Kemper et Shaefer, Ferrel ne présente pas le même "palmarès", pourquoi le qualifie-t-on alors de tueur en série ? Par son profil.




C’est avec l’affaire Kemper que l’on crée le terme de tueur en série, serial killer en anglais. Le FBI entreprend d’étudier son cas pour établir un profilage de genre de criminel. Et les serial killers présentent tous le même profil. Issus de famille où la mère est omnipotente, celle-ci voue une haine à son mari et la gent masculine en général (Kemper) ou entretient une relation plus que fusionnelle avec le fils qui développera plus tard une haine de la femme qui ne ressemble pas à la mère (Shaefer). Selon Joël Vaillant, colonel de gendarmerie qui a travaillé en collaboration avec le FBI sur plusieurs cas de tueurs en série, on ne naît pas tueur, on le devient. 30 % d’entre eux ont subi des violences physiques, 70 % des sévices psychologiques et 40 % des sévices sexuels (Ferrel). Ils sont également issus de famille très très pieuse où le monde extérieur, et la femme en particulier, personnifie le monde perdu, le péché permanent (Ferrel). Roderick Ferrel ne présente, lors de ses aveux, aucune empathie, aucun remords. Cette attitude confirme aux yeux des enquêteurs qu’ils ont affaire à un psychopathe antisocial et un tueur en série en puissance. Le tueur en série se détache de l’acte, de l’aspect humain de ses victimes selon François Caroli, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne à Paris. Il les chosifie et n’éprouve aucune émotion particulière. Sa seule émotion est le plaisir de se souvenir de l’acte, de recommencer afin de montrer sa toute puissance et de devenir célèbre".





Photo Roderick Ferrel, copyright DR.





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Le fouillis 05/06/2008 16:25

J'espere que l'emission sera interessente car votre article donne envie