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Publié par Pascal 16/06 8h31





Documentaire inédit ce lundi soir sur France 3 : "Le plus beau jour de ma vie".



Réalisation de Jean-Luc Leon.



Après un certain déclin, le mariage renoue avec le succès. Désigné comme le plus beau jour de la vie, il est aussi le théâtre d’une tragi-comédie, parce qu’il implique la rencontre de deux familles, de deux univers. Jean-Luc Leon s’est attaché non seulement aux futurs mariés, mais aussi à leurs familles et leur entourage, longtemps avant le mariage.
De plus, le jour J, chacun des principaux personnages était accompagné par une caméra, depuis le petit-déjeuner jusqu’à la fin de la fête.
Avec la complicité des Bernd et des Lhuissier, Jean-Luc Leon a suivi d’un regard à la fois tendre et amusé les préparatifs, les attentes, le stress, les émotions contradictoires de cet événement.




Angela et Rolf Bernd,
Françoise Lhuissier,
sont heureux de vous annoncer le mariage de leurs enfants,
Sylvain et Myriam….



Après dix années d’amour tendre, et deux de vie commune à Paris, Myriam et Sylvain ont décidé de convoler en justes noces.

Est-ce parce qu’ils sont tous deux enfants de généraux, et que « le jumelage de deux écoles militaires », de part et d’autre du Rhin, a présidé à leur rencontre ? Le grand jour a été fixé au 14 juillet, la fête des militaires. L’église et la grande réception sont prévues en Bretagne, dans le terroir Lhuissier, sa famille à lui. Quelques semaines avant, il y aura eu le mariage civil, à Aix-la-Chapelle en Allemagne, son port d’attache à elle, où ils s’étaient connus au temps de leurs études. Ce sera un mariage en grand, ruineux comme il se doit, avec robe blanche et queue de pie, cantiques, chapeaux extravagants, garçons et demoiselles d’honneur, valse de Vienne pour ouvrir le bal. Mais un mariage d’aujourd’hui, pensé dans le moindre détail – et que de détails ! – par les deux fiancés, bien décidés à ce que ce jour de fête soit « le plus beau de leur vie ». Même si Françoise, la maman de Sylvain, forte personnalité et veuve de militaire jusqu’au bout des ongles, aurait bien voulu, à l’ancienne, jouer les maîtresses de cérémonie… Un mariage comme il s’en célèbre 300 000 chaque année en France, perpétuant un rite à la fois désuet et bien vivant, qui reste la grande affaire des familles, pour le meilleur et pour le pire.





Le réalisateur Jean-Luc Leon (propos recueillis par Sylvie Tournier) :



"J’ai toujours été étonné de voir l’état d’émotion intense, de stress dans lequel le mariage plongeait les héros du jour et leurs proches. Officiellement, c’est une fête, mais en réalité personne n’est vraiment lui-même ce jour-là ! Je peux moi-même en témoigner. Je me suis marié très tard, après plus de vingt ans de vie commune. Je pensais que j’allais être décontracté. En réalité, je me suis complètement laissé surprendre par l’émotion. Je pense qu’il y a une mise en scène qui nous marque. Chacun fait très attention à son paraître, à la perfection des détails : tenue, maquillage, fleurs, champagne, plan de table… Tout doit être parfait. C’est comme un opéra ! Mais c’est aussi un spectacle organisé par des gens dont ce n’est pas le métier. Du coup, bien souvent il y a des petits couacs : certains ne sont pas assis où ils veulent, d’autres doivent saluer des gens qu’ils n’aiment pas, les discours sont trop longs, le vin en rupture de stock… Cela crée des situations très cocasses que j’avais envie de montrer, à l’instar de la grande émotion que provoque l’événement.



Trouver le bon couple n’a pas été évident. Il fallait dénicher des fiancés complices, attachants, hauts en couleur, avec des proches ouverts à la perspective d’être filmés sur plusieurs mois et qui acceptent de porter un micro émetteur le jour J. Autre critère important : suivre des familles très différentes qui donnent du relief aux préparatifs. Un vrai casting ! Nous avons visité les Salons du mariage, déposé des annonces dans les mairies. Finalement, c’est grâce à un grand magasin parisien qui a publié une annonce sur son site internet que nous avons rencontré Myriam et Sylvain. La réponse qu’ils nous ont adressé nous a séduit immédiatement ! Tout commençait mal pour eux : la meilleure amie de Myriam, qui se mariait quinze jours avant elle, avait choisi la même robe, les alliances étaient trop petites, et surtout ils avaient dû repousser la date du mariage du 7 juillet au 14, car le traiteur leur avait fait faux bond au dernier moment… L’humour déployé à raconter ce scénario-catastrophe nous a convaincus. Cerise sur la pièce montée : c’était un couple mixte. Lui, français, et elle allemande.



Nous avons suivi les protagonistes durant six mois environ, du mois de février jusqu'au mois de juillet. Au programme : séances d’essayage, réunions de famille, enterrement de vie de jeune fille et de jeune garçon, mariage civil… Notre parti pris était la sincérité. Il fallait éviter la langue de bois, l’officielle, et montrer la fête et ses coulisses. C’est le film du mariage et en même temps son making-of ! Pour cela, nous avons privilégié le son réel qui fait tout le sel de l’événement. Dix personnes (les mariés et leurs proches) ont été équipées de micros émetteurs, du petit-déjeuner jusqu’à la soirée. C’est d’autant plus important que la présence de la perche inhibe et incite à se censurer soi-même. A contrario, le micro émetteur est discret. Il permet de capter tous les propos et les échanges en très bonne qualité.



Nous n’avons rencontré aucune réticence, aucune barrière : ni de la part des mariés ou de leurs parents, ni du curé qui nous a laissé toute latitude pour filmer dans l’église. Il était même prêt à changer la chaire de place. Tout le monde a joué le jeu. Pour se faire accepter, nous avons passé du temps avec chacun des dix protagonistes que nous allions suivre le jour J. C’était impératif pour qu’ils considèrent notre présence comme normale. De cette manière, nous nous sommes apprivoisés mutuellement. Résultat : le jour du mariage, alors que nous étions tout de même dix personnes à participer au tournage (cinq caméramans, cinq ingénieurs du son et assistants), ils nous ont tous demandé : « Mais où étiez-vous ? On ne vous a pas vus ! ».



Photos, crédit Album Productions



Commenter cet article

Nanou 02/07/2008 12:34

Bonjourje voudrais connaitre le nom de la musique utilisée à l'entrée de l'eglise par ce couple ?pouvez-vous m'aider ????je me marie en 2009 et je voudrais diffuser cette mélodie...merci,Nanou

Bruno (Rabatjoie-tv) 16/06/2008 21:48

C'est ce que je regarde ce soir :-)Bouhh les mariages !! Jamais j'irai à une telle cérémonie... pouah c'est déprimant à souhait ce genre de cérémonies...Un an de blabla pour quelques minutes...

N. 16/06/2008 09:43

bof :(