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Mercredi 20 août 2008










Place 10 du classement : LOST saison 4.




Diffusion
sur ABC le jeudi soir à 22h (Moyenne saison 3 : 13,17 millions de téléspectateurs ; - 10% par rapport à la saison 3) et sur TF1 en France. Renouvelé pour une saison 5.

 




Créé par :
Damon Lindelof et JJ Abbrams.

 




Avec :
Matthew Fox, Evangeline Lilly, Naveen Andrews, Jorge Garcia, Terry O’Quinn, Michael Emerson, Elizabeth Mitchell, Daniel Dae Kim, Kim Yunjin, Josh Holloway et Harold Perrineau.

 




Une chronique un peu plus originale aujourd’hui puisqu’elle prendra la forme de deux mini-chroniques, l’une plutôt positive, l’autre plutôt négative, afin de représenter les opinions divergentes qui divisent les fans autour de cette saison.

 




Premier Bilan
. Par Cole





Je suis le premier à commencer cette chronique par l’opinion plutôt négative. Toutefois, à concept original, chronique originale puisqu’aujourd’hui, mon approche consistera plutôt en un billet d’humeur autour de ce qui ne colle pas dans le concept actuel de Lost. Rassurez-vous, mon ami Tao délestera ensuite la langue de vipère pour une opinion plus positive.

 




Le premier élément m’ayant particulièrement gêné dans cette saison de Lost est la ficelle scénaristique consistant à faire croire au téléspectateur que la série avance en nous abreuvant de réponses sur l’île et ses mystères adjacents. Mais tout en faisant en réalité que faire stagner l’intrigue au moyen de rebondissements illusoires et inutiles avec des épisodes redondants et rétro-actifs. Je m’explique.

 




Nous avions quitté l’exceptionnelle troisième saison de Lost avec le sauvetage et le départ tant attendu des survivants de l’ile mystérieuse. Ainsi, au terme d’une saison 4 linéaire sujette à du remplissage pur et simple, à des aller-retour inutiles entre l’ile et le bateau, à des ballades en forêt  impromptues, à des suspicions sur ces fameux sauveteurs rappelant traits pour traits celles sur ‘les autres’ les saisons passées, à attendre que les secours arrivent… et bien on se retrouve avec un season finale mettant en scène, oh surprise, le sauvetage et le départ tant attendu des survivants de l’ile mystérieuse. Plus fort encore, le season finale de la saison 4 démarre exactement là où c’était terminé celui de la saison 3.

 




Ainsi, à quoi aura servi la saison 4 ? Très franchement on se le demande, car mis à part quelques épisodes exceptionnels, la saison ronronne et est souvent synonyme d’ennui. On a finalement l’impression que la série base tout sur ses season finale et que le reste des épisodes ne sert qu’à meubler et mettre en place l’intrigue finale. 14 épisodes pour en amener 1 seul, reconnaissez que ça fait cher l’épisode ! En effet, la plupart des scènes sur la plage consiste à voir Faraday réparer son téléphone, Jack spéculer autour des secours avec des phrases inquiétantes et la pauvre Juliet se demander si Jack va enfin vouloir d’elle. Chaque épisode, c’est la même rengaine. C’est proprement hallucinant à quel point la situation est restée quasiment inchangée du premier au dernier épisode.

 




Mais si la situation reste inchangée sur l’ile du premier au dernier épisode, la saison brille par ses flash-forward. Posant systématiquement de multiples questions, ces flashforward totalement abouties constituent certainement les scènes plus intéressantes de la saison. Les scénaristes maitrisent clairement leur série en recoupant des indices, en liant petit à petit toutes les intrigues futures autour de l’île et en restant cohérent avec leur propos initial qui est qu’il parait impossible de mener une vie normale après l’île. Véhiculant un message philosophique, presque ésotérique, ces flashforward montrent chaque personnage comme torturé, anéantit par leur expérience et appartenant véritablement à cet endroit. La perfection  de ces flashforward ne fait ainsi que faire ressortir la platitude des intrigues présentes.

 




Malgré tout, il est appréciable que la série ne se soit pas cantonnée de ne tourner qu’autour d’elle-même et s’est, au contraire, conférer une tout autre projection avec l’arrivée du personnage de Charles Widmore, un ténébreux milliardaire à la recherche de l’île pour de servir de ses pouvoirs magiques. Lost se donne ainsi un côté ‘Big Picture’ qui rompt avec son enfermement et rompt totalement avec le côté Robinson Crusoé.

 




Mais revenons aux déceptions avec le second élément m’ayant particulièrement déçu cette saison qui est sans contexte le recours trop poussé à la science-fiction. En effet, Lost aurait très bien pu céder aux attentes de certains fans rêvant de scènes à la Jurassic Park avec une invasion de dinosaures où de scènes à la Independance Day avec une invasion d’extra-terrestres. Bien au contraire. Lost a tout bonnement réinventé l’art de cultiver le mystère le plus intriguant en préférant une vague fumée noire et d’inexplicables apparitions de chevaux et autres ours polaires à des révélations plus abruptes. Le mystère est suggéré laissant foi à l’imagination sans limite de ses plus fidèles fans.

 




Or, dans cette saison, les scénaristes renient tout simplement cet élément en versant dans la science-fiction pure et simple, poussive et surréaliste. Non mais franchement, une roue magique qui permettrait de déplacer l’île ? On aura tout vu. Cette scène digne du ‘Seigneur des anneaux’ apparait comme une vrai solution de facilité passant outre la culture du mystère suggéré que l’on croyait si chère à Lost. C’est à croire que la série a fini par céder au sensationnalisme et c’est d’autant plus décevant si l’on se remémore les premiers épisodes. Rappelez-vous de l’incroyable cliffangher du series premiere où les naufragés désorientés découvrent le téléphone avec la voix de Rousseau en boucle avec cette fameuse réplique de Charlie : ‘Mais où sommes nous ?’. Voilà du vrai mystère, une véritable énigme auquel on ne pensait jamais trouver de réponses aussi abruptes. Quel dommage.

 




Ainsi, d’une série entre X-Files et l’île mystérieuse, le season finale de Lost pourrait se décrire comme un mélange vaseux entre Indiana Jones et Le Seigneur des Anneaux ! Le temps a passé … Est-ce pour autant mauvais ? Bien évidemment non, Lost reste une excellente série, brillamment écrite, malgré de trop nombreuses scènes redondantes et ennuyantes. Mais malgré le fait que Lost reste l’un des meilleur drama à l’heure actuelle, ce gout amer d’une saison facile reste fortement présent.

 




Côté île pour finir, encore une fois, ce sont les personnages de Locke et Ben qui emportent la palme des personnages les plus charismatiques. Le jeu du chat et de la souris entre ces deux maitres de l’île est fort bien mené et permet de sauver les lettres de noblesse de la série en matière de mystère. Leur relation entre haine féroce et passion admiratrice est formidablement retranscrite. De plus, le fait que Locke soit le nouvel ‘élu’ et reprenne le flambeau de Ben soulève de multiples questions, renforcés avec la scène finale de la saison. Locke deviendra-t-il aussi manipulateur que Ben ? Qu’adviendra-t-il de l’île sous son commandement ? Si les premiers éléments nous laissent présager une véritable apocalypse, ces questionnements seront certainement au centre de la saison 5. Et avouons-le, nous l’attendons avec impatience !











Deuxième bilan.
Par Tao

 




Oubliez tout de suite ce que Cole vient de dire. Le pauvre a fumé trop de cannabis dans la cabane de Jacob car cette quatrième saison de Lost est en ligne directe de l’excellente saison 3.

 




Cette saison est tout d’abord brillante car elle fait appel à l’intelligence du téléspectateur. Lost est et n’a jamais été une série prenant le téléspectateur par la main et plus que jamais dans cette nouvelle saison. La série joue avec le temps entre les flash backs que l’on connaissait, s’ajoute désormais les flash forwards nous montrant des événements futurs mais également des voyages dans le temps dans un épisode exceptionnel centré sur Desmond. L’idée des flash forwards pouvait paraître particulièrement glissante pour la série mais celle ci réussit le pari de réconcilier le public avec le concept, là où les flash backs devenaient de plus en plus insipides et sans intérêt à l’image de l’épisode bouche trou sur les tatouages du doc Sheperd. Les flash forwards se révèlent eux très intéressants, remplis de révélations importantes pour la suite de l’histoire. Et on se paye même le luxe d’avoir un épisode centré sur Kate de bonne facture, ce qui n’était jamais arrivé dans les flash backs de la fugitive la plus conne de l’humanité. Et quand on revient vers un flash back pur, c’est pour nous montrer que le flash forward est tellement mieux. On se pose à nouveau de nombreuses questions au sujet des Oceanic 6 afin de savoir lesquels sont revenus sur la terre ferme, le tout entouré dans grand mystère en ce qui concerne ceux restés sur l’île.

 




La série devient aussi plus que jamais complexe et c’est clairement un risque pour elle, car pas mal de téléspectateurs pourraient totalement décrocher. Mais Lost fait pourtant confiance au public qui le suit depuis maintenant 4 années. D’autant plus qu’on peut aujourd’hui avoir la conviction que les scénaristes savent où ils vont, le puzzle s’emboîte de façon logique et on comprend mieux de nombreux éléments, même si les mystères les plus importants sont toujours bien épais. Même si aujourd’hui, on ne comprend pas tout, on n’a pas l’impression d’être mené en bateau comme on pouvait le penser durant la saison 2 et l’intrigue fil rouge du bunker.

 




La série prend également le risque de délaisser les personnages les plus populaires chez le grand public que sont Jack, Kate et Sawyer pour les réduire la plupart du temps au grade de figurants errant sans but sur la plage ou dans la jungle comme le dit Cole. Ben prend lui une place de plus en plus importante dans le récit, toujours entre le bien et le mal. Il reste un personnage trouble mais fascinant grâce à l’interprétation sans faille de Michael Emerson. Locke par contre devient de plus en plus mystique, persuadé d’avoir un rôle important à jouer rendant le personne de plus en plus pathétique dans sa quête spirituelle, mais paradoxalement de plus en plus passionnant à suivre. Comme lui au fond on a envie de croire et d’en savoir plus sur l’île et ses facultés.

 




La série évite également de s’éparpiller et suit essentiellement trois groupes et donc trois trames parallèles. Jack et le groupe sur la plage, le groupe de Locke et Benjamin Linus et celui des « sauveteurs » sur le bateau. Les nouveaux personnages sans être extrêmement développés sont là pour des raisons bien précises au sein de l’histoire et chacun a ou aura son importance. L’énigmatique Charles Widmore prend également de l’importance, toujours campé par l’excellent Alan Dale. Il fallait bien un acteur de cette trempe pour faire face à Michael Emerson. On comprend maintenant mieux pourquoi l’acteur australien a quitté Ugly Betty au cours de sa deuxième saison.

 




Concernant le final, oui, il démarre là où le précédent final c’était arrêté. Il n’aurait d’ailleurs pas pu en être autrement dans la trame logique du récit. Ainsi, les flash forwards nous ont fait découvrir ce qu’étaient devenus Jack, Kate et les autres hors de l’île, en nous montrant les moments les plus importants de ce retour sur le continent, afin de mieux leurs demander de revenir dans la scène finale. Ainsi, le procédé permet de ne pas perdre une saison à voir les personnages revenir à leur vie hors de l’île et continue la construction en puzzle de la trame principale qui aujourd’hui se situe entre passé, présent et futur. Il est d’ailleurs fort à parier que les « flashs » de la saison 5 parleront de la période où les Oceanic 6 ne se sont pas trouvés sur l’île afin d’expliquer pourquoi leur retour est devenu si important.

 




Au final, on a droit à une saison presque sans faux pas. On sent que l’on avance, chaque intrigue est développé dans un but bien précis et on a qu’une seule envie en savoir plus. Pour cela il faudra par contre patienter et résister à lire les spoilers sur les futurs épisodes car Lost est avant tout une série reposant sur le mystère et donc si on sait déjà tout, cela n’a plus vraiment la même saveur. Il n’empêche que l’on en salive déjà d’avance.

 




Meilleur épisode 
: 4.05 - The constant (Tao). 4.02 – Confirmed Dead (Cole)

 

Pire épisode : 4.11 The cabin fever (Tao). 4.13 – There’s no Place like Home (Partie II) (Cole)





Chroniques des places 30 à 11 :

http://www.leblogtvnews.com/categorie-10250632.html




Rubrique, avec la participation de :


Cole (Sérieslive)


Tao (
Critikseries.com)









  









 

par COLE et TAO 20/08 publié dans : COLE : classement séries 2008.
commentaires (9)    ajouter un commentaire
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