Jeudi 21 août 2008
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Dans le nouvel hebdomadaire "But ! Week-end" (qui a avancé sa sortie du samedi au jeudi, après un bon démarrage), une interview de Didier Roustan.
Interrogé par Patrick Cabannes, il rappelle comment il est arrivé à la télévision. Il a rencontré Georges de Caunes, qui lui a offert un stage à TF1. De trois mois. Il y est resté 13 ans et
demi...Il a commencé sa carrière de journaliste sportif en 1976.
Il regrette l'évolution des rapports avec les joueurs. Des personnes qui étaient plus conviviales, à l'échelle humaine. "Les joueurs étaient des gens normaux, moins sollicités. Aujourd'hui,
pénétrer dans les vestiaires est quelque chose de tout à fait inconcevable. Pour la moindre interview d'un joueur, c'est la croix et la bannière".
L'évolution du foot a entamé sa passion pour ce sport. Il dit avoir moins de plaisir à aller au stade. "Tout cet argent, toute cette violence, tout ce côté malsain..."
Concernant sa carrière, Didier Roustan dit avoir tout failli arrêter après avoir passé 13 ans à TF1, 3 ans à C+, 3 ans à France 2 et 3 dans le Syndicat mondial des joueurs. Face à l'évolution de la
télévision, l'ambiance des rédactions et des patrons de presse, il n'avait qu'une envie : retourner chez lui, dans le Sud, et trouver un petit métier tranquille. "C'est Vincent Reignier, patron
de l'Equipe TV qui m'a convaincu de continuer. Et je suis resté 5 ans sur cette chaîne".
Maintenant, il travaille pour Europe 1, NT1 (commentateur de matchs), France 3 (loto foot) .
Lors de l'entretien, il rend hommage à Thierry Roland, pour qui il a du respect. "Beaucoup de gens ont pensé que j'avais quitté TF1 à cause de lui, mais ça n'a rien à voir..."
Quitter TF1, une déchirure dit-il. "Je suis parti de moi-même, comme toujours. Là aussi, il y a eu une grande confusion, certains disant que j'avais été jeté à cause de mon franc-parler. Pas du
tout. Je suis parti de moi-même et les gens ne voulaient pas que je parte. Mais pour moi, quand c'est fini, c'est fini. Quitte à gagner moins d'argent ailleurs. Quitte à avoir moins
d'audience".
Enfin, à propos des émissions et magazines de foot, il ne les regarde plus. Selon lui, c'est trop souvent de la conserve avec des images bout à bout et un mec au milieu qui passe les plats. "Ce
ne sont pas des journalistes, plutôt des speakrins !"
A lire également dans But ! Week-end sorti ce jeudi, un dossier sur les "femmes de foot" signé Patrick Cabannes : plusieurs pages sur Estelle Denis, Céline Géraud, Nathalie
Iannetta, Francesca Antoniotti, Géraldine Pons, France Pierron, Jezabel Lemonier.
Par François 21/08 8h50
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Publié dans : Interviews Presse
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