
Place 5 : DESPERATE HOUSEWIVES SAISON 4.
Diffusion sur ABC le dimanche soir à 21h (Moyenne saison 4 : 18,2 millions de téléspectateurs, + 4 % par rapport à la saison) et sur Canal + / M6 en
France. Renouvelé pour une 5eme saison.
Produit et écrit par : Marc Cherry
Avec : Marcia Cross, Teri Hatcher, Dana Delany, Eva Longoria, Felicity Huffman, Ricardo Chavira,
James Denton, Nicolette Sheridan et Doug Savant.
Quel Scandale ! Il a osé classé Desperate Housewives en 5eme position ! Et puis devant Samantha Who et Lost en plus, non mais je vous jure, ce type n’a aucun gout. Mais qui va-t-il
classer premier alors ? Les Frères Scott ? Ben, je vais vous dire, cela ne m’etonnerait même pas ! Au bûcher, Cole ! Voyez, chers amis détracteurs, je m’auto critique
moi-même !
Allez, soyons sérieux, après deux saisons plus que décevantes, les Desperate Housewives sont de retour pour une saison formidable. Cela lui valait bien une chronique un peu plus longue que
d’habitude. On oublie les erreurs des années passées, les intrigues insipides, les storylines ponctuelles et non addictives et les personnages peu intéressants. Tout cela, pour revenir aux
fondements, à l’essence même des Desperate Housewives qui l’a faite exploser en saison 1 : un ton léger, des intrigues communes à toutes les Housewives et le retour d’un vrai lien entre
elles, beaucoup d’humour, des rebondissements soapesques mais aussi de nouveaux caractères forts et d’autres intrigues poignantes, voire carrément dramatiques. Ce cocktail explosif absolument
jouissif, véritable pot-pourri de comédie, drame et émotion a ainsi permis de rendre à Desperate Housewives ses lettres de noblesse acquises il y a 4 ans déjà. Parlons donc de cette saison,
qui, comme vous pouvez le constater, m’a largement enthousiasmé.
La principale raison de cette remontée qualitative des Desperate Housewives, que l’on attendait plus il faut bien le dire, s’explique donc comme je l’ai précisé en préambule par un retour aux
sources des Housewives. Je vais donc faire aujourd’hui une chronique un peu plus originale que d’habitude en vous expliquant pourquoi chaque élément
fondateur des Desperate Housewives a permis à cette saison 4 de redorer son blason.
La comédie, tout d’abord, c’est évidemment la clé maitresse des Housewives qui s’est spécialisé dans l’humour burlesque, à l’origine parodique des soaps opera habituels mais qui s’est plutôt
recentré, en cette saison 4, sur le pur comique de situation. Si lors des précédentes saisons, la caution humoristique de la série était plutôt occupée par Susan, le personnage de Gabrielle a
fortement pris le relais en cette nouvelle saison. Il faut bien dire que Susan est trop occupée à ses intrigues pseudo-dramatiques sans l’ombre d’un intérêt.
C’est réellement le point noir de la saison : son intrigue avec Mike est d’un ennui total. Faire partir Mike en rehab aurait pu être une bonne idée, simplement dans le cas présent, on
ne parvient pas à accrocher, c’est tout juste ennuyant. Mike était un personnage sympathique à l’origine mais son côté vieux réac traditionnel républicain lui enlève tout sympathie, c’est à se
demander s’il n’aurait pas du rester dans le coma. Reste une intrigue marrante pour Susan : la visite de sa belle-mère de Mike qui, devinez quoi, est horripilante. Oui, bon.. La fameuse
intrigue de la méchante belle-mère est vieille comme le monde, d’autant que les 3 autres housewives y ont déjà eu droit. Ne serait-il pas temps de changer de CD ? D’autant qu’il faut arrêter
avec ce cliché de la belle-mère tyrannique. Tiens, allez, je lance un sondage Blog TV News, et vous votre belle-mère, elle est aussi insupportable que celle de Susan ?
Mais revenons donc au comique de Desperate Housewives avec Gabrielle. Il faut bien dire qu’elle a été particulièrement forte cette saison, notamment avec la cécité de Carlos. Gabrielle profite
par l’exemple de l’handicap de son mari pour piquer une place handicapée au terme d’une hilarante joute physique avec un handicapé moteur! Bref, avec
toujours beaucoup de malice, d’espièglerie et surtout aucune limite dans son comportement, Gabrielle est devenue le véritable atout charme comique du show. La série a d’ailleurs reçu des
complaintes des associations d’aveugles proclamant que la série se moquait ses handicapés. Je commence en a avoir marre de ces associations, quelles qu’elles soient, qui montent au créneau à la
moindre moquerie de leur cause. Il faut aussi avoir de l’humour et cela fait du bien de rire, même de ses problèmes. Je pense que les principaux concernés ont été les premiers à rire des scènes
de Gabrielle qui n’étaient, qui plus est, aucunement offensante pour les handicapés.
Gabrielle a ainsi dans chacun de ses épisodes une scène tout bonnement hilarante. On se souvient notamment de celle avec le curé où Gabrielle lui
demande de la remarier avec Carlos face à un homme de foi désespéré qui pensait qu’elle était encore mariée à Victor Lang ! Bref, Gabi n’en rate pas une et ce pour notre plus grand
plaisir ! Eva Longoria prend de plus en plus d’assurance et de plaisir à jouer son rôle et cela se sent à l’antenne. Même si son rôle lui a conféré une notoriété mondiale, elle n’en reste
pas moins elle-même à l’antenne et n’a pas pris la grosse tête à l’inverse de l’Hiltonesque Misha Barton dans Newport Beach.
Les autres housewives ne sont pas totalement en reste côté comédie. Ainsi, chaque scène où Bree est confrontée à une honte susceptible de remettre en cause son image dans la communauté est
parfaitement hilarante. Elle n’hésite pas à commettre les pires actes pour sauvegarder son statut et ce, tout en gardant toujours une classe folle et en restant sur ses principes. Les scénaristes
ne lui ont rien épargnée cette année, notamment une scène en pleine messe où elle est traitée publiquement de salope après avoir refusé les avances du prêtre. Mais ce qu’il y a de délicieusement
irrésistible chez Bree, c’est son côté paradoxal entre la parfaite mère au foyer toujours le chiffon à la main et la républicaine accro aux armes à feu. Un vrai bonheur. Enfin, un dernier mot sur
le couple gay, cliché au possible avouons-le mais c’est certainement le but recherché. Espérons qu’ils seront présents en saison 5 car leurs scènes sont totalement hilarantes, notamment avec
Susan qui tente de se montrer gay-friendly mais ne cesse de multiplier les gaffes à leur égard.
Passons au critère suivant : le drame. Même si Desperate Housewives n’a pas les talents de dramaturges pur jus comme Brothers & Sisters ou dans un autre style Friday Night Lights, la
série nous réserve tout de même son lot d’émotions fortes. Si la cécité de Carlos est rapidement tournée en dérision, le cancer de Lynette de ce début de saison 4 lui, reste particulièrement bien traité. Nous suivrons réellement l’histoire d’une femme pleine de vie, comme des milliers d’autres, qui se retrouve confrontée à
cette terrible maladie. La série adopte ici un ton juste, sans surjouer au travers de scènes simples et réalistes. Il y a notamment une intrigue où Lynette se bat contre un furet qui a envahi sa
maison. N’arrivant pas à s’en débarrasser, elle va identifier ce furet à sa maladie et fera tout pour en venir à bout. Ce passage était particulièrement poignant tout comme les confrontations
avec les autres Housewives.
Mais l’intrigue dramatique la plus réussie et surtout la plus spectaculaire de la saison reste incontestablement l’épisode événement consacré à la tornade qui dévaste Wisteria Lane. Il faut bien
le dire, je suis très friand des épisodes catastrophes naturelles mais j’ai trouvé celui-ci particulièrement réussi. En un épisode, il a permis un avancement fulgurant des intrigues en tuant
l’ex-mari de Gabrielle et l’ex-maitresse d’Adam, en séparant le couple Katherine / Adam et surtout en nous livrant un suspens explosif avec toute la famille de Lynette menacée sous les décombres
sous les cris terribles de cette dernière. Une belle réussite.
Enfin, pour terminer, le critère soap et intrigues légères, là-aussi elles sont très réussies. La principale illustration reste évidemment l’histoire fil rouge de la nouvelle housewive Katherine
Mayfair. Si sa storyline, et notamment le dénouement, sont assez uluberluesques et pas crédibles pour un sou, c’est surtout le personnage de Katherine que l’on retiendra. Sous les airs de Bree
underground, Katherine trouve véritablement sa place à Wisteria Lane. Dana Delaney interprète en effet une femme forte, avec une classe incroyable et un bagout certain. En une saison, Katherine
se sera véritablement imposée au point de revenir la saison prochaine et de devenir mon housewive préféré.
Finissons cette chronique avec deux intrigues soap relativement ratées. La première concerne une nouvelle fois Mike. Rappelez-vous, à la fin de la saison 2, Orson écrasait Mike pour d’obscures
raisons et ce dernier finissait plongé dans le coma. La saison 3 aura permis la résolution de cette intrigue pour le moins vaseuse. Mais ce n’est qu’en saison 4 que Mike découvre ainsi l’auteur
de son accident. Et franchement, poiroter 2 saisons pour une confrontation aussi navrante, résolue en cinq minutes, c’est un peu léger. En résumé, Mike lui pardonne, Orson a changé, on pleure un
bon coup et on est content. Seul Bree, fidèle à elle-même, ne l’accepte pas et quitte Orson.
Et enfin, pour les plus vaillants parvenus au bout de cette chronique, on finit par l’intrigue la plus casse-gueule de la saison. Et le problème est que dés que Desperate Housewives se lance dans
une intrigue casse-gueule, vous pouvez être qu’elle va plonger la tête la première. Encore une fois, on ne s’est pas trompé avec l’intrigue de la démoniaque Kayla, la fille de Tom qui s’est mis
dans l’idée de pourrir la vie de Lynette. Vous vous rappelez du sale gosse terriblement inquiétant qui incarnait le diable dans ‘La Malédiction’. Ben, Kayla c’est la même mais en plus
tête-à-claques. Notons que la pauvre Lynette n’a pas de chance, à peine sortie d’un cancer et d’un ouragan, là voilà confronté à la pire des plaies : cette sale mioche de Kayla. Alors autant
j’adore les garces dans les séries, autant les gamines garces, je ne supporte pas. Je n’ai qu’une envie : leur flanquer une bonne trempe. N’appelez pas toutefois les services sociaux puisque
c’est justement le problème de cette intrigue : l’intrigue prend de l’ampleur chaque épisode pour retomber comme un vulgaire soufflé avec Kayla virée comme une malpropre de la famille Scavo.
Ceci étant dit, on ne s’en plaindra pas et on espère que le ménage fait des boulets de la saison en cliffangher de saison permettra à Marc Cherry de nous contacter une saison 5 encore
meilleure.
Meilleur épisode : 4.09 – ‘Something Coming’
Pire épisode : 4.12 – ‘In Buddy’s Eyes’
Les points forts : Un retour à la comédie et à la légeretè est de mise
dans cette saison 4 et force est d’avouer que l’on retrouve enfin un plaisir coupable à suivre les trépidentes aventures de nos Housewives. Le casting absolument parfait s’en donne à cœur joie et
nous avons le plaisir d’accueillir une nouvelle Housewive doté d’une classe folle en la personne de Katherine Mayfair.Enfin, Marc Cherry semble avoir tiré des leçons des reproches adressées aux
saisons précédentes en proposant enfin des intrigues communes aux Housewives au terme de confrontations juteuses pour notre plus grand plaisir.
Les points faibles : Susan est incontestablement le point faible de la saison. Ses intrigues ne
présentent aucun intérêt et son histoire avec Mike est d’un ennui le plus total. Gageons que le cliffangher de fin de saison permette de relancer son intérêt. De plus, certaines intrigues
unitaires sont en dessous des autres, notamment en deuxième partie de saison.
Conclusion : Entre crise de rires, plaisir coupables, suspens et
émotions fortes, Marc Cherry a rassemblé les éléments qui ont fait le succès de la saison 1 pour nous offrir une saison excellente. Desperate Housewives reste avant tout une série simple et
légère, sans prétention, que l’on prend plaisir à regarder sans prises de tête. L’équipe scénaristique semble enfin en avoir pris conscience. Pourvu que cela dure.
COLE.
RUBRIQUE AVEC LA PARTICIPATION DE :
Cole (Sérieslive)
Tao (Critikseries.com)


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