Lundi 29 septembre 2008
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A revoir ou découvrir ce soir sur Arte, le film remarquable "La vie des
autres". Première diffusion en hertzien pour ce long-métrage allemand (2006), Oscarisé.
Le comédien Ulrich Muhe n'aura guère eu le loisir de goûter au succès international du film. Il est décédé en 2007.
L'histoire :
Berlin-Est, 1984. Le gouvernement d’Erich Honecker pense assurer sa pérennité grâce à un système de surveillance des individus aux mains de la Stasi, la police d’état. Le capitaine Gerd Wiesler
(Ulrich Mühe) espère faire avancer sa carrière lorsqu’on le charge de surveiller le dramaturge Georg Dreyman (Sebastian Koch) et son amie, l’actrice
Christa-Maria Sieland (Martina Gedeck) . Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que l’immersion dans le monde de la littérature et de la libre-pensée ferait résonner le vide et
l’unilatéralité de sa propre vie. Cette surveillance intensive lui ouvre les portes d’un univers dont il ne soupçonnait pas l’existence, le forçant à remettre en question ses valeurs. Mais le
système, une fois lancé, est difficile à arrêter…
Un making of du film sera proposé à 0h40.
Et auparavant, à 23h10, diffusion d'un documentaire inédit, "Nous étions de la Stasi". En écho à La vie des autres, neuf anciens collaborateurs
révèlent comment et dans quel esprit ils surveillaient leurs concitoyens.
Arte présente ainsi le documentaire :
"Pour contrôler les faits et gestes de tous ceux qui avaient pu, un jour, laisser paraître leur désaccord avec le régime, le ministère de la Sécurité d'État, c'est-à-dire la Stasi, employait
près de 100 000 collaborateurs officiels et 150 000 collaborateurs "officieux". Neuf anciens responsables révèlent comment s'effectuaient les arrestations, comment se déroulaient les
interrogatoires, les détentions préventives... Les enregistrements clandestins soulignent l'ampleur de cet insidieux contrôle de la population. Les neuf témoins ne manifestent aucun sentiment ni
culpabilité ni regrets ; ils expriment plutôt de la nostalgie... Les cadrages et le montage du film viennent régulièrement contrecarrer leurs déclarations et débusquent clairement les faux-fuyants.
Pour les réalisateurs, il ne s'agissait pas de faire "un film sur le point de vue des bourreaux, mais bien un film sur les bourreaux". Le vertige et le frisson qui saisissent par moments le
spectateur confirment que le but est atteint."
Par François 29/09
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Publié dans : ARTE
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