Dimanche 12 octobre 2008
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France 2 programme le mercredi 22 octobre vers 22h30 la première du magazine bimensuel Les infiltrés, avec David Pujadas. Un numéro consacré aux maisons de
retraite...et ses abus.
Selon le magazine Télé 7 Jours, dans son numéro à paraître lundi, lors du débat qui a suivi le sujet (à base de caméras cachées), Valérie Létard, secrétaire d'Etat à la Solidarité, a demandé le nom
de l'établissement visé. Ce que David Pujadas aurait refusé. C'est dire, écrit Télé 7 Jours, si les journalistes à l'origine du sujet sont mal à l'aise au regard de la méthode employée :
"L'équipe a connaissance de faits répréhensibles au regard de la loi, mais refuse d'aller jusqu'au bout de cette logique en ne désignant pas l'établissement fautif".
L'hebdo TV ajoute que, selon ses informations, les services du ministère ont déclenché une enquête. Une fois identifiée, la maison de retraite où ont eu lieu des maltraitances, sera visée par
une plainte.
A lire également dans T7J dès demain, un édito sévère de Thierry Moreau, directeur de la rédaction, sur "Les infiltrés".
Le site du magazine : http://www.tele7.fr/tv/guide-tv
Le concept des Infiltrés : http://www.leblogtvnews.com/article-23347432.html
Photo copyright Bernard Barbereau - France 2.
Par François 12/10 MàJ 10h55
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Publié dans : France 2
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Concernant les maisons de retraite, il y avait un documentaire excellent dimanche dernier à 23h sur France 3 (vous en aviez parlé d'ailleurs).
Ils dénoncent non pas les pratiques d'un établissement plus qu'un autre, mais un système. Chercher à punir ce seul établissement, ça n'est ni plus ni moins que de la com', et faire oublier aux yeux du publics la généralisation de ces dérives.
voir le blog référencé ci dessous
documents fournis sur demandes, même pour les plaintes classées sans suite sans examen.Menaces, pressions pour faire taire le parent dérangeant et licenciement pour le personnel qui dénonce, voila les pratiques courantes employées;le pire, c'est que tout est vrai.
sebpourlesintimes.over-blog.com
Mme Létard aurait dû nous donner l'adresse de la maison de retraite de ses grands parents et peut prendre des forces pour faire face au nombre de poursuites qu'elle va devoir engager pour un retour à une situation normale dans ces mouroirs...
Quelle est la position de la ministre ? Condamner l'établissement. Va-t-elle condamner la DDASS et le Conseil Général du département où se trouve l'établissement ? Que nenni ! entre loups on ne se mange pas ... Que tout cela est petit et il y a peu de chance que cela bouge avant longtemps. Entretemps on aura exécuté le directeur de cet établissement et cela aura fait plaisir à beaucoup qui n'auront rien compris de la problématique. C'est petit et triste ...
merci de me repondre
bonjour, je suis infirmière à la retraite et j'ai vu cette émission, mais je n'ai pas compris , car ce phénomène existe depuis plus de 30 ans, et aujourd'hui on s'en étonne!!! par faute de personnel, c'est sur , mais j'ai longtemps dénnoncé les problèmes : 2 aides soignantes le week end dans un service ! pour 30 patients, et aujourd'hui on en est encore là !!!! c'est bien triste, mon père est en maison de retraite aujourd'hui, par nécessité, car je m'en suis occupée , je sais que ce n'est pas le top mais que pouvons nous faire, je pense que les directeurs de maison de retraite ne sont pas en cause mais .en plus haut lieu ils ne donnent pas les moyens, mais voyez vous ces gens là ne peuvent pas s'en apercevoir puisque eux s'ils se retrouvent hospitalisés ils auront toutes les attentions qu'il faut, par obligation !!!! donc lorsque je me retrouverais en maison de retraite on verra encore la meme chose, la seule chose que je souhaite est de ne plus avoir ma tete !!!!!
Hello !
Youpi ! Enfin une émission qui parle des conditions de vie de notre vieillesse. Je dis notre, car en premier c'est nos parents, en principe, puis ce sera notre tour. Je ne sais pas si çà ira mieux pour nous... la crise...
J'ai été infirmier, et je peux témoigner du travail remarquable réalisé en maison de retraite, mais aussi du pire. Il me semble que la première chose à prendre en considération c'est le nombre de personne soignant pour le nombre de personne à prendre en charge, mais aussi et surtout le niveau de dépendance. Je rigole lorsque je regarde des émissions où l'on voit des maisons de retraites avec des gens valides et plein de soignant autour dans la bonne humeur. Je ne rigolais pas lorsque je devais lever, laver, donner le repas ou coucher des personnes qui étaient dépendantes de moi. Je me souviens d'une fois où je me demandais s'il serait possible d'appeler au secours par la fenêtre, en voyant à travers la fenêtre des passants au loin, alors que je me débattais comme un beau diable à mettre au lit la moitié de la résidence.
Stop aux formations et à tout ce qui coûte plus d'un centime ! Il faut mettre le paquet sur l'embauche de personnel. Plus de personnel !!!
Mais du personnel au contact de la personne âgée. Il faut des bras et de l'humanité. C'est la solution. Les formations c'est bien qu'en y pas urgence, quand on a de l'argent en plus, quand on à du personnel à revendre.
Pourquoi ? Car le personnel est diplômé donc formé ! La formation des soignants impose une formation d'un an pour l'aide soignante et d'un peu plus de trois an pour l'infirmière. Tout au long du cursus de formation du soignant, il est évalué et n'est diplômé que s'il répond à des exigences de formation. Sinon pas de diplôme. Donc il ne faut plus engager de personnel non diplômé.
Si d'aventure on a quelques choses à reprocher à la formation des soignants, c'est dans leurs écoles qu'il faut aller rectifier le tir.
Quelle est la situation actuelle ? Il faut mettre le moins d'argent possible pour les personnes âgées. Faire tourner les maisons de retraites avec le moins de personnel possible. Payer le personnel le moins possible en engageant des personnes non diplômées.
Alors qu'on arrête de dire qu'il faut former le personnel ! En France on a du personnel, de très bonnes écoles de formation aide soignante et infirmière. La durée de ces formations professionnelles qualifiantes n'ont rien à voir avec les formations de quelques jours, ou quelques heures dont on nous rabâches les oreilles. Pour faire des économies de bouts de chandelles on embauche des gens qui n'ont aucune qualification dans le domaine. Peut on alors, s'étonner de rencontrer parfois des incompétents qui n'ont rien à faire dans le métier ?
On ne confirait pas un enfant à une nourrice non qualifiée, mais pour les personnes âgées on fait des concessions, n'importe qui peut faire l'affaire, et si besoin une petite dizaine d'heures de formation sur l'humanisme et le tour est joué ?
Bien sûre il y a des personnes non qualifiées remarquables, qui pourraient donner des leçons de savoir faire et de savoir être aux formateurs eux même. Ces précieuses personnes devraient se voir proposées des formations d' aide soignant ou d'infirmier, ce qu'y leur apportera une reconnaissance financière de quelques centaines d'euros par mois.
Je connaissais des collègues, sans diplômes, qui en avait ras le bol, de ne jamais pouvoir accéder à la formation d'aide soignante par leur établissement. Impossible d'aller dans une autre boîte sans diplôme, alors on reste faute de mieux, les années passent et l'avenir est sombre, la motivation se dissout. On gagne peu mais c'est mieux que rien. Il ne faut pas de petite formation cache misère à ceux là, mais une école et un diplôme. Savez vous que l'école d'aide soignante, d'un an, est à la charge de l'élève aide soignant ? Et ce n'est pas à la portée de toutes les bourses. Alors que pour l'infirmier c'est gratuit (sauf frais d'étudiant) ?
Un ministre peut se targué de connaître des maisons de retraite 3 étoiles. Sachez bien que pour la famille de nos grands personnages d'état, on harmonise les petits plats avec les grands. Mais mise à part ces vedettes, le reste de la population se contentera des places trouvée dans l'urgence, par une assistante sociale débordée par une tonne de dossiers plus urgents les uns que les autres.
Lorsqu'un chien mord quelqu'un, on lui trouvera de suite une place dans un chenil le temps d'agir en conséquence. Allez trouver une place dans une maison de retraite dans la France profonde, lorsque l'un de vos parents est en fin de vie, et qu'il faut attendre 1 à 2 ans sur liste d'attente. J'ai testé l'invraisemblance de la situation l'an dernier.
Si une maison de retraite doit faire du bénéfice, il est compréhensible qu'elle utilise le moins de personnel pour prendre en charge des personnes âgées le plus valide possible, au moins à leur arrivées en institution.
La réalité c'est que là où çà coince, c'est lorsqu'il n'y à plus assez de bras pour prendre convenablement en charge tout le monde. Alors on court, on se dépêche, on néglige, on fait au plus pressant, on s'use... on réalise l'inacceptable faute de mieux !
Dans les équipes soignantes tous le monde fait pour le mieux, mais ce n'est pas suffisant avec les moyens du bord. Ceux qui agissent mal au regard de l'humanité qu'on doit porter sur son prochain doivent répondre de leurs actes à la justice et sans détours. Mais le problème persiste toujours avec ou sans les tortionnaires, on souffre de manque de personnel ! Combien de fois faudra t il le dire ?
Vive l'humanitaire hors de notre pays lorsqu'on regarde la télévision. Mais qui aidera une équipe de soins débordée dans la maison de retraite près de chez soit à l'heure des repas, des toilettes des mises au lit ? Pourtant ce sont nos parents qui sont en difficultés et bientôt nous.
Cette émission sur France 2, je la trouve d'utilité publique. On devrait tous l'avoir vu. Dommage que cette émission soit payante sur le site de France 2, il n'y a pas de petit profit. La misère nourrit son homme. Si seulement les fonds récoltés sur cette émission pouvait aller aux personnes âgées en institution.... Ma redevance sur l'audiovisuelle ne doit pas suffire, il faudrait peut être ré-instaurer la vignette automobile.
Ma conclusion : manque de personnel à deux bras. Le personnel est débordé aux instants où on en à le plus besoin. Imaginons une situation de crise, où le monde s'écroule, la déshumanisation prend le pas sur toutes les conventions.
Pour agir il faut injecter en nombre des humains à nos aînés.
A tchao !