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Publié par pascal

 

 

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26 avril 1986. 2 heures du matin. Le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl ( Ukraine ) explose.

Cinquante tonnes de combustible nucléaire sont projetés dans l'atmosphère. Le "nuage de Tchernobyl" survole l'Europe la semaine suivante.

Officiellement, l'accident industriel le plus grave de tous les temps n'a fait que quelques dizaines de victimes. Des milliers de personnes sont mortes dans les jours et mois qui ont suivi. Morts directement liées à l'explosion.

M6, Arte ou encore France télévisions vont "commémorer" dès ce dimanche les 20 ans de la catastrophe.

M6 propose ainsi ce dimanche soir un magazine présenté par Laurent Delahousse, diffusé dès 22h50. Au travers d'un document inédit, M6 décortique l'enchaînement d'incidents, de problèmes techniques et de négligences qui ont mené à la fusion du réacteur n°4. Un docu-fiction britannique contenant des images tournées par le KGB juste après l'explosion.

Mardi 18 avril, soirée spéciale sur Arte. Une soirée Thema baptisée "20 ans après, les retombées de Tchernobyl" ce mardi 18 avril à 20H40, composée de deux documentaires puis d'un débat.

L'Europe et Tchernobyl à 20h40 : Recueillis notamment dans les pays les plus contaminés - la Biélorussie, la Norvège et la Grèce -, des témoignages et des analyses scientifiques parfois contradictoires sur les retombées du nuage radioactif rouvrent un débat occulté.

"En avril 1986, le réacteur détruit brûle pendant plus de dix jours. Après être montés à près de 2 000 mètres d'altitude, les gaz radioactifs forment trois nuages qui, poussés par les vents, se dirigent vers la Scandinavie, l'Europe centrale et les Balkans. Même si 70 % des retombées radioactives ont touché la Biélorussie, au nord de Tchernobyl, d'autres régions d'Europe, en Norvège, en Grèce, en Autriche et en France, ont été durablement contaminées.
Des images de synthèse reconstituent l'explosion et la propagation de la radioactivité vers le nord et l'ouest dans les jours qui suivirent l'explosion. Construit comme un voyage transeuropéen sur les traces de ce triple nuage, le film recueille des points de vue parfois divergents quant à ses conséquences. Avec la participation d'associations et d'experts de l'Union européenne, mais aussi de simples citoyens, ce voyage nous conduit aussi dans une zone interdite en Biélorussie, tout près de la centrale (qui se situe, elle, en Ukraine).
Le film montre que la situation n'est pas stabilisée. Environ-nement, santé et chaîne alimentaire sont affectés pour encore très longtemps et la contamination continue son chemin. En Norvège, par exemple, les populations sami présentent la même concentration de césium radioactif que les voisins immédiats de la centrale. Ils ont été vraisemblablement contaminés par leurs rennes, qui ont eux-mêmes absorbé les radiations contenues dans le lichen. En outre, d'autres facteurs, par exemple un incendie qui ravage les forêts entourant Tchernobyl, pourraient contribuer à lancer dans l'atmosphère un nouveau nuage radioactif."

Le piège atomique à 21h45 : Tourné en 1998, un sombre bilan de la catastrophe en Russie, en Ukraine et en Biélorussie qui dénonce l'abandon des victimes et la désinformation.

"En 1998, douze ans après l'explosion du réacteur n° 4, Wladimir Tchertkoff découvre la situation des millions de personnes qui vivent à proximité de la centrale, en Biélorussie et en Ukraine. Contaminées dans l'indifférence générale, ces populations continuent de vivre dans des territoires pollués et se nourrissent d'aliments radioactifs. En Russie, des dizaines de milliers d'hommes, les "liquidateurs", venus à l'époque de toute l'URSS pour redémarrer la centrale détruite, payent de leur santé, parfois de leur vie, faute d'avoir bénéficié des protections adéquates. Pourtant, l'Agence internationale de l'énergie atomique et l'Organisation mondiale de la santé n'admettent pas toujours le lien entre les radiations et les maladies. C'est peut-être la raison pour laquelle il a été impossible de réunir les 3 millions d'euros qui suffiraient à soigner les 500 000 personnes chargées de radionucléides et à empêcher que le césium et le strontium ne continuent à contaminer potagers et pâturages. Pour prendre la mesure de cette tragédie silencieuse, qui ne se résorbe pas avec le temps, Wladimir Tchertkoff a rencontré tous ceux - femmes, hommes, enfants, scientifiques, "liquidateurs", médecins - pris au piège de ces terres en apparence intactes, où l'on tombe mortellement malade de s'être promené, d'avoir pêché ou d'avoir cueilli baies et champignons."


Toujours sur Arte, mais ce jeudi 20 avril, un documentaire inédit à 22h25, "tchernobyl, la mort porgrammée".

Vendredi 21 avril , France 3 diffusera à 23h20 "La bataille de Tchernobyl". Là aussi, un doc inédit. On y suit le combat des centaines de milliers de personnes envoyées de toutes les Républiques d'Union soviétique pour tenter de "liquider" la radioactivité après l'explosion du quatrième réacteur de la centrale nucléaire.

La semaine suivante, les JT des différentes chaînes - dont TF1 et France 2 - consacreront plusieurs sujets à Tchernobyl.

 

 

 

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