Mercredi 11 février 2009
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A suivre ce mercredi 11 février, sur France 3 à 20h35, un numéro du magazine Pièces à conviction consacré aux déchets radioactifs.
Présenté par Elise Lucet.
Très discrètement, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés dans une vingtaine de départements, à proximité des villages, des villes, des fleuves ou des rivières. Depuis 40
ans, ils ont servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles, des aires de jeu pour les enfants. Sans aucune mise en garde sur les risques encourus. Car entre 1945 et
2001, la France a exploité 210 mines d’uranium sur son territoire. Elles ont produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs qui ont été abandonnés sans mesure de protection ou de
surveillance particulière. Qui sont les responsables ? Les populations sont elles en danger ? Elise Lucet et l’équipe de Pièces à conviction ont mené l’enquête sur ce scandale.
Sujets :
— « GUEUGNON, ALERTE A LA RADIOACTIVITE »
Un reportage de ROMAIN ICARD, production Ligne de Mire, avec la participation de France 3.
(Les habitants de cette ville de Saône-et-Loire ont appris en juin dernier qu’une partie de leur commune avait été construite à partir des résidus miniers d’une usine d’uranium située aux
alentours. La mine a fermé en 1980, et les déchets ont servi à remblayer le parking et le stade de football).
— « NOS BELLES CAMPAGNES… DES POUBELLES RADIOACTIVES ? »
Un reportage de EMMANUEL AMARA, production Ligne de Mire, avec la participation de France 3.
— « L’OMERTA POLITIQUE »
Un reportage de ROMAIN ICARD, production Ligne de Mire, avec la participation de France 3.
Elise Lucet :
"L’équipe du magazine peut choisir d’être au cœur de l’actualité — comme nous avons su le faire dans nos deux précédents numéros consacrés à la crise financière. Mais, depuis sa création,
Pièces à conviction a toujours eu la capacité de sortir des dossiers dont les autres ne parlent pas et sur lesquels nous réalisons des enquêtes complètes. C’est le cas de ce numéro sur les déchets
radioactifs.
Comme pour chacune de nos enquêtes, nous nous efforçons d’apporter des éléments nouveaux. Nous serons cette fois-ci les premiers en télévision à dévoiler les conclusions du rapport Desgraupes. Dès
1992, ce dernier révélait l’ampleur de la pollution, les dysfonctionnements des contrôles et l’urgence à prendre des mesures drastiques de protection. Emanant d’une mission mandatée par le
gouvernement, ce rapport a été tout bonnement enterré…
Outre les témoignages de particuliers recueillis sur le terrain, nous interrogerons Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et de l’Energie, André-Claude Lacoste, directeur général de l’Autorité
de Sûreté nucléaire, ainsi qu’un porte-parole d'Areva.
Concernant le nucléaire, nous avons en France un vrai problème de transparence et de prise de décision. Nous avons le sentiment qu’il n’y a jamais eu de réelles prises de conscience du danger, que
les alertes ont été passées sous silence, au prétexte de ne pas affoler les populations. J’espère alors que cette émission va servir d’électrochoc et faire bouger les choses".
Par Pascal, mise à jour 11/02
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Publié dans : France 3
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que vient faire le président dans cette exploitation
Les élus du canton de Beine Nauroy ont reçu une invitation de la part du CEA pour visiter le centre mais les information circulent difficilement ou même plutot, la désinformation est de mise.
L'association de défense de l'environnement de Pontfaverger et de sa région a envoyé ce courrier
Vous souhaitez vous informer en tant qu'élus, ce qui est à votre honneur.
Vous n'avez jamais été informé, même en tant qu'élu, sur les rejets gazeux et liquides, dans l'air, dans l'eau et dans le sol, dus au demi-siècle d'exploitation de ce site par les services administratifs, et pourtant vous en avez juridiquement la responsabilité.
Mais comment pouvez-vous en tant que maire ou conseillers municipaux, assurer la sécurité et la santé des citoyens sans connaître les risques de ce site ?
Comme vous le savez, l'association que je préside s’inquiète fortement des retombées radiologiques et chimiques dues à l'activité du centre d'expérimentation nucléaire. Malgré ma demande, ma présence n'a pas été souhaitée. Curieux, pour une porte ouverte ! Je me permets donc de vous rappeler les faits suivants.
Le manque de clarté lors de la première réunion "d'information", à Pontfaverger- Moronvilliers, organisée par le CEA après 50 ans d'existence, a pu semer le doute dans les esprits, entre la radioactivité naturelle telle que celle que peut contenir l'eau d'Evian ou la mer : 10 becquerels/kg (source CEA Marcoule); et celle de l'uranium naturel (50 000 000 becquerels/kg), utilisé lors des tirs aériens et souterrains (propos recueillis lors de la conférence du 7 décembre 2007).
Par exemple, le « petit » morceau d'uranium retrouvé par un cultivateur au détour d'un chemin, il y a environ 20 ans, présentait un grave danger pour lui-même et ses proches. En effet, le débit de dose au contact pouvait être supérieur à 2 mSv/h, soit un dépassement des limites de dose à la peau en seulement 25 heures continues, ou bien à raison de 4 minutes par jour pendant 365 jours. Quelles maladies aurait développé toute cette famille si cet objet curieux avait orné sa cheminée pendant des années ? Malheureusement, le bon sens aurait voulu que ce fait divers serve d’alerte, et qu’un arrêté municipal interdise le ramassage des cailloux bizarres à proximité du centre. Il n'en a rien été puisque ce citoyen et son épouse ont été mis en garde à vue !
Malgré les propos rassurants du 7 décembre 2007, j'ai noté que les experts du CEA ne semblaient pas connaître avec précision la date où les tirs aériens ont été stopés "aux environs de 1990/1995", disent-ils. Or, si vous allez sur le site web : http://www.adepr.com, vous pourrez voir une explosion, qui date d'après la construction de Airix, soit après l'an 2000. Ce manque de précision pour des scientifiques est assez inquiétant !
Après cette affirmation de la poursuite des tirs aériens non confinés en cuve, l’exploitant a reconnu que certains tirs étaient confinés par un système de pulvérisation d'eau. Vous pourrez apprécier le haut degré de protection pour la population.
Dans votre village, vous n'avez jamais vécu de simulation d’accident nucléaire, de manœuvre, de plan d’intervention pour vos administrés. Pourtant le risque n'est pas minime. En Avril 2003, suite à un incendie dans le centre, un nuage noir et jaune fluorescent à survoler Beine. Les pompiers ne peuvent analyser que les gaz recherchés. Avaient-ils connaissance de la présence de : béryllium, uranium, deutérium, tritium … ? Lors d’une analyse de sang, un laborantin ne trouve que les composants que le médecin lui demande de rechercher. Avez-vous connaissance des rotations de camions qui transportent des déchets radioactifs vers les centres de stockage ? En cas d'accident, qu'elle serait l'attitude des riverains et la couverture médiatique ?
Le médecin présent à la réunion nous a affirmé que le personnel en sous-traitance avait le même degré de protection que le personnel du CEA, (Pierre Messmer, alors Premier Ministre, avait affirmé le contraire lors d'une émission sur FR 2). Vous connaissez sans doute des retraités qui ont travaillé en sous-traitance sur ce site, je vous invite à leur demander s'ils ont eu connaissance des risques professionnels encourus, quelles protections individuelles étaient mises à leur disposition, dans quelles conditions ils nettoyaient les dalles de tirs après les explosions, qui libéraient du béryllium, de l'uranium, du deutérium et sûrement du plutonium. Dans quelles conditions, ils vidaient le cendrier du brûloir (incinération de copeaux d'uranium 238).
Pourquoi, les sous-traitants étaient-ils seulement protégés dans des abris, genre abribus en béton alors que certains personnels permanents étaient dans des blockhaus pressurisés. Demandez leur également s’ils ont eu, ne serait-ce qu’un seul jour, un dosimètre sur eux, pour connaître la radioactivité absorbée, et maintenant qu'ils sont en retraite s’ils bénéficient d’un suivi médical particulier.
Pourquoi les cultivateurs qui travaillent dans les champs à proximité, à moins d'un kilomètre des pas de tirs, ne sont-ils pas confinés ou prévenu de s'éloigner ? Le grillage (comme la frontière avec le nuage de Tchernobyl) arrête-t-il les gaz, les aérosols, et les poussières radioactives, donc cancérigènes ?
Nous avons appris que, lors d’une expérience, nos villages ont été survolés, par un nuage radioactif. Comme à Bruyères-le-Chatel (près de Paris), quelques grammes de tritium, représentant 7 400 Milliards de Becquerels, (selon la revue Damoclés) ont été pulvérisés volontairement sur le site. Nous avons été considérés comme des cobayes !
Bien sûr, l’impact sur la population n’a pas pu être mis en évidence, puisqu’il n'y a jamais eu d’étude épidémiologique. Pourtant les médecins locaux sont très inquiets du nombre de pathologies pouvant relever de maladies radio induites. A noter que le tritium, combiné à l’oxygène, est considéré comme de l’eau, et est absorbé par les végétaux, comme la salade, les betteraves, le blé ou la vigne. Et le tritium et tous ses dérivés sont reconnus cancérigène.
Comment aujourd'hui pouvez-vous, Mesdames et Messieurs les élus, cautionner, sans aucun contrôle extérieur, un centre d'essais nucléaires à quelques kilomètres de chez vous ?
- le site web officiel Basol (http://basol.environnement.gouv.fr/resultat.php) du Ministère de l'Environnement et du Développement Durable indique que les nappes phréatiques du centre de Moronvilliers présentent un taux anormal de radioactivité.
-la Driire qui dépend du Ministère de l'Industrie a été dessaisie du dossier fin 2006. La pollution induite du site semble logique et indéniable, quand on sait que tous les déchets produits pendant les trente premières années ont été enfouis, à même la terre, sans aucune précaution, au lieu dit « la Fosse des Maréchaux », point culminant sur un rayon d'une dizaine de kilomètres. Ce point est le départ, la source, de plusieurs rivières souterraines, tel que la Noue des Vins qui alimente Pontfaverger en eau potable.
- certains des 200 tirs souterrains ont été réalisés à très grande profondeur, certains ont dû fuser, des matières radioactives doivent encore baigner dans l'eau au fond de ces forages.
- le CEA a organisé des réunions avec l'Association Foncière de Beine pour demander à être raccordé sur le réseau d'eau potable de Berru, via Beine !
- le taux de radioactivité de l'eau de certains puits sur le site (source Ministère dela Défense ) est 50 fois plus important que la normale. Si ce taux continuait à augmenter (pour quelle raison se stabiliserait-il ou décroîtrait-il ?) et s’il était multiplié seulement par 1,5, alors adieu l'eau potable ! Quelles seraient alors les conséquences sur la population, l'agriculture, la viticulture ? Allons nous vivre les mêmes événements qu'au Tricastin où le CEA a enfoui des centaines de tonnes de déchets radioactifs à même la terre ?
L'autorité de Sûreté Nucléaire, qui contrôle tous les sites nucléaires de France, et qui communique ses rapports d'expertise sur Internet, n'a pas compétence pour le centre d'expérimentation nucléaire de Pontfaverger-Moronvilliers. Le CEA possède son propre organisme de contrôle, c’est-à-dire qu’il s’autocontrôle. On peut donc, à juste titre, être très réservé sur la réalité des résultats communiqués par le CEA, d’ailleurs, avec parcimonie.
D’après mes recherches, seul ce centre en France n'a pas de CLI, Commission Locale d'Information. Ses retombées économiques sont nulles : Le CEA ne paye aucune taxe, et ne travaille directement avec aucune entreprise du canton de Beine-Nauroy). Le CEA n’apporte aucun soutien aux associations locales, et ne participe aucunement au « rayonnement » des communes riveraines, c’est le moins que l’on puisse dire !
A titre d'exemple, l'Andra a donné à la commune de Soulaines (Aube), 6 millions d’euros, au titre de l’aide économique, et verse 3 600 000 € par an de taxes, pour le centre de stockage des déchets radioactifs (CSA).
De plus, ce pôle hautement technologique unique en Europe présente la particularité et le défaut de porter le nom de Pontfaverger, village détruit, il y a bientôt 100 ans. Cet état de fait dégrade considérablement la renommée de la vallée et de la région, malgré le haut degré de technicité régulièrement mis en avant par le CEA.
Afin d’obtenir des données objectives correspondant à la réalité de la pollution du site de Moronvilliers, au nom de l’association que je préside, je vous demande, à vous Mesdames et Messieurs les élus :
- d’organiser une réunion d’information de la population, ce qui permettra également de recueillir des témoignages,
- d’intervenir efficacement pour qu’une étude complète de la situation environnementale du site (air, terre, eau) soit financée et réalisée en toute indépendance par un organisme indépendant commela CRIIrad (Commission Indépendante d’Information sur la radioactivité).
- d’initier au plus vite une enquête épidémiologique.
Je suis convaincu et je suis sûr que vous l’êtes aussi, que, seul, un tel bilan peut donner une image fiable et intellectuellement honnête de la réalité.
En attendant votre réponse favorable, je vous prie d’agréer Mesdames et Messieurs, mes salutations distinguées.
Damien Girard Pontfaverger,19 novembre 2008
Président de l'Association de Défense
de l'Environnement de Pontfaverger
et de sa Région a envoyé ce courrier pour informer les élus des cantons de Pontfaverger et de Beine
Vous avez reçu une invitation le 22 novembre 2008, pour la journée porte ouverte au centre d'expérimentation nucléaire de Pontfaverger-Moronvilliers.
Vous souhaitez vous informer en tant qu'élus, ce qui est à votre honneur.
Vous n'avez jamais été informé, même en tant qu'élu, sur les rejets gazeux et liquides, dans l'air, dans l'eau et dans le sol, dus au demi-siècle d'exploitation de ce site par les services administratifs, et pourtant vous en avez juridiquement la responsabilité.
Mais comment pouvez-vous en tant que maire ou conseillers municipaux, assurer la sécurité et la santé des citoyens sans connaître les risques de ce site ?
Comme vous le savez, l'association que je préside s’inquiète fortement des retombées radiologiques et chimiques dues à l'activité du centre d'expérimentation nucléaire. Malgré ma demande, ma présence n'a pas été souhaitée. Curieux, pour une porte ouverte ! Je me permets donc de vous rappeler les faits suivants.
Le manque de clarté lors de la première réunion "d'information", à Pontfaverger- Moronvilliers, organisée par le CEA après 50 ans d'existence, a pu semer le doute dans les esprits, entre la radioactivité naturelle telle que celle que peut contenir l'eau d'Evian ou la mer : 10 becquerels/kg (source CEA Marcoule); et celle de l'uranium naturel (50 000 000 becquerels/kg), utilisé lors des tirs aériens et souterrains (propos recueillis lors de la conférence du 7 décembre 2007).
Par exemple, le « petit » morceau d'uranium retrouvé par un cultivateur au détour d'un chemin, il y a environ 20 ans, présentait un grave danger pour lui-même et ses proches. En effet, le débit de dose au contact pouvait être supérieur à 2 mSv/h, soit un dépassement des limites de dose à la peau en seulement 25 heures continues, ou bien à raison de 4 minutes par jour pendant 365 jours. Quelles maladies aurait développé toute cette famille si cet objet curieux avait orné sa cheminée pendant des années ? Malheureusement, le bon sens aurait voulu que ce fait divers serve d’alerte, et qu’un arrêté municipal interdise le ramassage des cailloux bizarres à proximité du centre. Il n'en a rien été puisque ce citoyen et son épouse ont été mis en garde à vue !
Malgré les propos rassurants du 7 décembre 2007, j'ai noté que les experts du CEA ne semblaient pas connaître avec précision la date où les tirs aériens ont été stopés "aux environs de 1990/1995", disent-ils. Or, si vous allez sur le site web : http://www.adepr.com, vous pourrez voir une explosion, qui date d'après la construction de Airix, soit après l'an 2000. Ce manque de précision pour des scientifiques est assez inquiétant !
Après cette affirmation de la poursuite des tirs aériens non confinés en cuve, l’exploitant a reconnu que certains tirs étaient confinés par un système de pulvérisation d'eau. Vous pourrez apprécier le haut degré de protection pour la population.
Dans votre village, vous n'avez jamais vécu de simulation d’accident nucléaire, de manœuvre, de plan d’intervention pour vos administrés. Pourtant le risque n'est pas minime. En Avril 2003, suite à un incendie dans le centre, un nuage noir et jaune fluorescent à survoler Beine. Les pompiers ne peuvent analyser que les gaz recherchés. Avaient-ils connaissance de la présence de : béryllium, uranium, deutérium, tritium … ? Lors d’une analyse de sang, un laborantin ne trouve que les composants que le médecin lui demande de rechercher. Avez-vous connaissance des rotations de camions qui transportent des déchets radioactifs vers les centres de stockage ? En cas d'accident, qu'elle serait l'attitude des riverains et la couverture médiatique ?
Le médecin présent à la réunion nous a affirmé que le personnel en sous-traitance avait le même degré de protection que le personnel du CEA, (Pierre Messmer, alors Premier Ministre, avait affirmé le contraire lors d'une émission sur FR 2). Vous connaissez sans doute des retraités qui ont travaillé en sous-traitance sur ce site, je vous invite à leur demander s'ils ont eu connaissance des risques professionnels encourus, quelles protections individuelles étaient mises à leur disposition, dans quelles conditions ils nettoyaient les dalles de tirs après les explosions, qui libéraient du béryllium, de l'uranium, du deutérium et sûrement du plutonium. Dans quelles conditions, ils vidaient le cendrier du brûloir (incinération de copeaux d'uranium 238).
Pourquoi, les sous-traitants étaient-ils seulement protégés dans des abris, genre abribus en béton alors que certains personnels permanents étaient dans des blockhaus pressurisés. Demandez leur également s’ils ont eu, ne serait-ce qu’un seul jour, un dosimètre sur eux, pour connaître la radioactivité absorbée, et maintenant qu'ils sont en retraite s’ils bénéficient d’un suivi médical particulier.
Pourquoi les cultivateurs qui travaillent dans les champs à proximité, à moins d'un kilomètre des pas de tirs, ne sont-ils pas confinés ou prévenu de s'éloigner ? Le grillage (comme la frontière avec le nuage de Tchernobyl) arrête-t-il les gaz, les aérosols, et les poussières radioactives, donc cancérigènes ?
Nous avons appris que, lors d’une expérience, nos villages ont été survolés, par un nuage radioactif. Comme à Bruyères-le-Chatel (près de Paris), quelques grammes de tritium, représentant 7 400 Milliards de Becquerels, (selon la revue Damoclés) ont été pulvérisés volontairement sur le site. Nous avons été considérés comme des cobayes !
Bien sûr, l’impact sur la population n’a pas pu être mis en évidence, puisqu’il n'y a jamais eu d’étude épidémiologique. Pourtant les médecins locaux sont très inquiets du nombre de pathologies pouvant relever de maladies radio induites. A noter que le tritium, combiné à l’oxygène, est considéré comme de l’eau, et est absorbé par les végétaux, comme la salade, les betteraves, le blé ou la vigne. Et le tritium et tous ses dérivés sont reconnus cancérigène.
Comment aujourd'hui pouvez-vous, Mesdames et Messieurs les élus, cautionner, sans aucun contrôle extérieur, un centre d'essais nucléaires à quelques kilomètres de chez vous ?
- le site web officiel Basol (http://basol.environnement.gouv.fr/resultat.php) du Ministère de l'Environnement et du Développement Durable indique que les nappes phréatiques du centre de Moronvilliers présentent un taux anormal de radioactivité.
-la Driire qui dépend du Ministère de l'Industrie a été dessaisie du dossier fin 2006. La pollution induite du site semble logique et indéniable, quand on sait que tous les déchets produits pendant les trente premières années ont été enfouis, à même la terre, sans aucune précaution, au lieu dit « la Fosse des Maréchaux », point culminant sur un rayon d'une dizaine de kilomètres. Ce point est le départ, la source, de plusieurs rivières souterraines, tel que la Noue des Vins qui alimente Pontfaverger en eau potable.
- certains des 200 tirs souterrains ont été réalisés à très grande profondeur, certains ont dû fuser, des matières radioactives doivent encore baigner dans l'eau au fond de ces forages.
- le CEA a organisé des réunions avec l'Association Foncière de Beine pour demander à être raccordé sur le réseau d'eau potable de Berru, via Beine !
- le taux de radioactivité de l'eau de certains puits sur le site (source Ministère dela Défense ) est 50 fois plus important que la normale. Si ce taux continuait à augmenter (pour quelle raison se stabiliserait-il ou décroîtrait-il ?) et s’il était multiplié seulement par 1,5, alors adieu l'eau potable ! Quelles seraient alors les conséquences sur la population, l'agriculture, la viticulture ? Allons nous vivre les mêmes événements qu'au Tricastin où le CEA a enfoui des centaines de tonnes de déchets radioactifs à même la terre ?
L'autorité de Sûreté Nucléaire, qui contrôle tous les sites nucléaires de France, et qui communique ses rapports d'expertise sur Internet, n'a pas compétence pour le centre d'expérimentation nucléaire de Pontfaverger-Moronvilliers. Le CEA possède son propre organisme de contrôle, c’est-à-dire qu’il s’autocontrôle. On peut donc, à juste titre, être très réservé sur la réalité des résultats communiqués par le CEA, d’ailleurs, avec parcimonie.
D’après mes recherches, seul ce centre en France n'a pas de CLI, Commission Locale d'Information. Ses retombées économiques sont nulles : Le CEA ne paye aucune taxe, et ne travaille directement avec aucune entreprise du canton de Beine-Nauroy). Le CEA n’apporte aucun soutien aux associations locales, et ne participe aucunement au « rayonnement » des communes riveraines, c’est le moins que l’on puisse dire !
A titre d'exemple, l'Andra a donné à la commune de Soulaines (Aube), 6 millions d’euros, au titre de l’aide économique, et verse 3 600 000 € par an de taxes, pour le centre de stockage des déchets radioactifs (CSA).
De plus, ce pôle hautement technologique unique en Europe présente la particularité et le défaut de porter le nom de Pontfaverger, village détruit, il y a bientôt 100 ans. Cet état de fait dégrade considérablement la renommée de la vallée et de la région, malgré le haut degré de technicité régulièrement mis en avant par le CEA.
Afin d’obtenir des données objectives correspondant à la réalité de la pollution du site de Moronvilliers, au nom de l’association que je préside, je vous demande, à vous Mesdames et Messieurs les élus :
- d’organiser une réunion d’information de la population, ce qui permettra également de recueillir des témoignages,
- d’intervenir efficacement pour qu’une étude complète de la situation environnementale du site (air, terre, eau) soit financée et réalisée en toute indépendance par un organisme indépendant commela CRIIrad (Commission Indépendante d’Information sur la radioactivité).
- d’initier au plus vite une enquête épidémiologique.
Je suis convaincu et je suis sûr que vous l’êtes aussi, que, seul, un tel bilan peut donner une image fiable et intellectuellement honnête de la réalité.
En attendant votre réponse favorable, je vous prie d’agréer Mesdames et Messieurs, mes salutations distinguées.
Bon reportage sur le fond et sur la forme. Je voudrais savoir quel a été le taux d'écoute. Borloo a été assez pitoyable mais quelle est sa marge de manoeuvre ? J'espère qu'il sera plus brillant sur les OGM et sur les risques de dissémination que seuls les imbéciles et les corrompus peuvent encore réfuter...
!!et tous les produits importations les controles ses du controle ou du
bisnaise argent ses bien la santée de nos enfants et petits vous les oubliés
Bonjour,
j'ai tenu à envoyer cette lettre à notre ministre de l'écologie...comme commentaire à cette émission particulièrement édifiante!
Montreuil, le 12 février 09
Monsieur le Ministre,
Vous avez bien voulu accorder un entretien télévisuel diffusé Mercredi 11 février 2009 sur FR3 et qui semble révéler votre méconnaissance du dossier concernant le retraitement des déchets miniers radioactifs qui empoisonnent les sols, les eaux, les populations de nombreux départements français.
Votre réaction qui se veut humoristique éveille l'incrédulité. Comment en effet imaginer qu'aux hautes fonctions que vous occupez, vous puissiez méconnaître l'étendue et la gravité de la situation alors que vos prédécesseurs ont tenté en vain d'apporter des solutions à ce problème se heurtant aux mécanismes d'opacité et de protection dont bénéficie outrageusement les instances nucléaires.
La collusion qui existe depuis des dizaines d'années entre les intérêts de l'Etat et ceux de la multinationale Areva ( anciennement Cogema) sont à nouveau révélés par ce documentaire impartial.
Aréva fait preuve d'une arrogance, d'un cynisme, d'une toute puissance absolument révoltants. Elle bafoue ouvertement les droits et devoirs démocratiques, la justice, l'intérêt des populations: normes internationales non appliquées, mises en garde ignorées, principe de précaution méprisé, justice soumise, processus de contrôle pervertis et détournés, politique de communication mensongère et niaise etc
Les dirigeants de cette entreprise agissent dans l'impunité absolue comme si ils pouvaient prétendre à ne jamais avoir à répondre de leurs actes.
Dire mon écoeurement et ma consternation est donc l'objet de cette lettre que je vous remercie Monsieur le Ministre de bien vouloir prendre en considération.
Avec l'espoir que la puissance publique puisse avoir la volonté et le courage de mettre un terme à ces agissements scandaleux et œuvrer afin de permettre la réparation des préjudices commis, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma haute considération.
Patrice Baudin
Oui des panneaux solaires !!!C'est largement moins polluant que des matériaux radioactifs!!!