Un groupe de personne le regard vide sont installés dans des fauteuils prématurément usés par une utilisation intensive et un mauvais traitement quotidien. Certains regards se tournent vers moi avant de de se rediriger lentement vers l'écran de télévision dont les images paraissent défilées trop vite pour être absorbées par ces visages sans expression.

On arpente un couloir sans fin, des cris larmoyant de plaintes essayent de masquer le peu de son qui sort de la télévision. Au plafond des néons sont espacés et n'éclaire que partiellement le couloir. Certains ne l'éclaire que par intermittence comme un éclair brisant la pluie tapant contre les fenêtres, à certains ils ne restent que les fixations partiellement arrachés, comme si elles avaient subi un poids trop lourd. Chaque pas en avant m'enfonce un peu plus dans ces ténèbres.

"-Vous avez déjà travailler?" me demande-t'elle sur un ton inquisiteur

"-Pas ici.

-Non, mais de nuit, vous avez déjà travailler de nuit ?" sur un ton de plus en plus en ferme"

Un oui timide et méfiant sort de ma bouche tout en me demandant si je ne devrais pas faire demi-tour.

-Vous avez une tenue ?

-Euh oui j'ai ce qu'il faut.

Nouveau claquement de serrure :

-Changez-vous là. Retrouvez moi quand vous aurez fini que je puisse refermer la porte.

A ce moment précis j'aimerais pouvoir m'enfuir. Les cris résonnent dans le couloir. J'ai du me tromper de service, ce n'est pas possible. Regard autour de la pièce: les barreaux m'empêche toute échappatoire à ce niveau là. Me voilà bloquer dans les antres de l'enfer pour la nuit, à vagabonder parmi des morts-vivants sans but ni raison...