Documentaire inédit à 22h45 sur France 2 ce jeudi 19 février, "Les prêcheurs de
l'apocalypse. Quand l'écologie perd la raison". Réalisé par Jérôme Lambert et Philippe Picard.
En l'espace de quelques années, l'écologie a envahi la scène publique… Une vague verte submerge le monde occidental, les idées de José Bové ou de Nicolas Hulot se sont imposées dans l'opinion
publique et pèsent désormais dans la vie politique française. Le consensus paraît total, ; qui oserait aujourd'hui remettre en question " l'impératif écologique " ? Notre conversion aux
biocarburants est devenu une priorité absolue, l'agriculture biologique une cause nationale et l'interdiction des OGM une affaire d'état… Pour la communauté scientifique, le triomphe de cet
"écologisme" est, hélas, bien souvent une défaite de la raison. En 2008, la crise alimentaire mondiale est venue soudain nous rappeler que l'espèce la plus menacée, c'est l'homme… Face à ce défi,
les scientifiques tentent de faire entendre leurs voix, d'aller à rebours des idées reçues et de démêler le vrai et le faux sur ces questions qui engagent notre avenir.
Extrait du dossier de presse par Céline Boidin-Lounis :
""Il n’est pas question dans ce film de remettre en cause la gravité des menaces écologiques ou la réalité du réchauffement climatique, bien au contraire, expliquent Jérôme Lambert et Philippe
Picard, les deux réalisateurs. Le problème n’est pas le diagnostic mais les solutions… Ce qui est inquiétant, c’est que sous couvert d’écologie et de bon sens, nos sociétés sont tentées par le
simplisme et l’égoïsme." Les Prêcheurs de l’apocalypse propose donc d’élargir le débat, notre regard sans doute trop individualiste.
Effectivement, n’avons-nous pas tendance à oublier que pour un tiers de l’humanité, les questions écologiques sont loin, bien loin des premières préoccupations. Car avec la crise alimentaire de
2008, dans certains pays, l’espèce la plus menacée est bel et bien humaine. Comme le rappelle le documentaire, 800 millions d’êtres humains s’endorment chaque jour en ayant faim… En tenant compte
de la démographie mondiale, un problème de taille se pose alors : "Si nous sommes aujourd’hui incapables d’assurer la sécurité alimentaire de 6 milliards d’hommes, comment parviendrons-nous, d’ici
2050, à nourrir 9 milliards d’êtres humains ? Saurons-nous développer l’agriculture mondiale tout en préservant la nature ?", s’interrogent les deux réalisateurs. De son côté, Mike Gale, conseiller
scientifique du Groupe consultatif international sur la recherche agricole (CGIAR) fait part de ses inquiétudes : "Le travail qui nous attend dans les 50 prochaines années est considérable : le
seul fait de répondre à nos besoins alimentaires est un tel défi qu’il n’est peut-être pas compatible avec notre désir de préserver l’environnement (…). Nous devons trouver des compromis…"
Autrement dit, comment concilier impératifs écologiques et humains ?"