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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 22:20







Place 31 - Gossip Girl – Saison 2. Classement 2007/2008 : 32ème (+ 1 place).



Diffusion sur CW le lundi soir à 20h et sur TF1 en France (Moyenne saison 2 : 2,85 millions de téléspectateurs, + 10% par rapport à la saison 1). Renouvelé pour une saison 3.



Créé par Josh Schwartz et Stephanie Savage. Avec Blake Lively, Leighton Meester, Chace Crawford, Ed Westwick, Kelly Rutherford, Penn Badgley, Taylor Momsen, Jessica Szohr, Matthew Settle et Kristen Bell.



Indice spoiler : 3/5



Bilan : Je vais aujourd’hui briser un tabou. Tremblez sérievores, vos menaces n’auront aucun effet, j’ai aujourd’hui décidé de révéler la vérité au grand jour. Oh, Tao du site Critik en Series essaye bien de m’en dissuader depuis plusieurs jours en menaçant de révéler ici même qu’il m’arrive de regarder, non sans plaisir, les Feux de l’Amour sur TF1 et de trouver le personnage d’Ashley incroyablement sexy malgré ses centuples liftings mais rien n’y fera. Il existe une société secrète, lugubre et démoniaque dans les méandres de la sphère sériephile : les fans de Gossip Girl Anonymes. Pour en faire partie, c’est en réalité très simple : il vous suffit d’être accroc à Gossip Girl mais cacher votre penchant en s’abritant derrière des critiques dithyrambiques de séries reconnues universellement pour leur qualité, limite élitistes. Mais les fans de Gossip Girl Anonymes ne sont qu’une minuscule filiale de l’inquiétant réseau caché par ces ténébreux internautes. Chacun y va de son addiction. Les membres du Blog TV News cachent par exemple derrière leurs articles sur les derniers documentaires d’Arte une passion secrète pour la version américaine de Super Nanny. Mais je n’en dirais pas plus.



Je me confesse donc aujourd’hui auprès de vous. Je m’appelle Amaury et je suis fan de Gossip Girl. Du moins, je l’étais. Je l’étais car je suis enfin soigné. Je suis enfin parvenu à la phase finale de mon processus de guérison : admettre la vérité. Gossip Girl n’est pas une bonne série, ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Entre un casting bancal, des intrigues ennuyeuses et d’une banalité consternante, une inspiration au niveau zéro et une facilité scénaristique déconcertante, elle souffre de véritables problèmes structurels et se lance des défis qu’elle n’aura même jamais essayé de relever. Finalement, Gossip Girl est au soap ce que les bobos parisiens sont à la gauche. Tout est une question d’image mais eux-mêmes n’y croient pas et dans tous les cas, ils n’en ont ni les idées, ni la carrure ni même la volonté.



Sous ses airs de soap primetime de luxe pour ados rebelles, Gossip Girl n’est donc qu’une grosse arnaque, une vaste fumisterie qui ne trompe plus personne. La série se contente de jouer sur son improbable buzz matraqué par une promo mensongère qui la fait passer pour plus transgressive que la moindre de ses scènes ne l’a jamais été. On a même l’impression que certaines de ses intrigues sont écrites exclusivement pour être montrées dans les bandes annonces. Ainsi, l’aventure entre Dan et sa prof par exemple était une tromperie sans nom. La série nous a sorti un cliffangher melrosien dévoilé sous toutes les coutures dans les trailers pour finalement envoyer l’intrigue au cachot dés l’épisode d’après. On est loin de Dawson.



Tout n’avait pourtant pas si mal commencé. Dans ce marasme hypnotique que constitue la saison 2 de Gossip Girl, deux intrigues se distinguent tant bien que mal. Tant bien que mal car elles finiront toutes les deux en eau de boudin, ne soyons pas trop gourmands. D’une part, la décadence de Jenny en styliste grunge était plutôt pas mal orchestrée et a donné certaines des scènes les plus décapantes de la saison. On avait ici un vrai potentiel pour lancer la série sur une piste moins lisse qu’a son accoutumée. Malheureusement, little Pétasse finira très vite par être envoyée au placard et ne sera plus bonne qu’a glousser hystériquement pour le reste de la saison. Dommage.



Et puis il y a Chuck. Honnetement si Chuck n’était pas dans la série, ça fait longtemps que j’aurais cousu des poupées vaudous à l’effigie de Josh Schwartz et de sa bande. L’interprétation de Ed Westwick suite à la mort de son père est juste et poignante. Chuck subit une véritable descente aux enfers et devient de plus en plus sombre. C’est la vraie réussite de cette saison 2 dans le sens où on a enfin une intrigue traitée de façon plus adulte, plus noire et moins strass et paillettes pour minettes attardées que le reste de la saison. Mais encore une fois, cette avancée psychologique sera ruinée le reste de la saison et Chuck ne deviendra plus que le cliché de lui-même avec des intrigues sans queue ni tête, nullement amenées et faussement scandaleuses. Un beau gâchis.



Mis à part ce double sursaut scénaristique, tout le reste est à jeter. Cela fait bien maigre, je vous avais prévenu. Gossip Girl n’a aucune ambition, ne prend aucun risque et fait un surplace incessant. Dés lors qu’une intrigue prend une petite avancée, l’élément perturbateur est décimé et l’intrigue retourne à la case départ. Et ainsi de suite. Je prendrais bien sur en illustration l’insupportable lovestory Dan / Serena. Ils se mettent ensemble 2 épisodes puis cassent sous prétexte d’une remise en question philosophique douteuse. Puis ils trouvent chacun un nouvel faire-valoir trouvé par la production en dernière page des petites annonces de Variety et cassent en même temps (ben oui, sinon ce n’est pas drôle) car l’un découvre que sa copine est une salope et l’autre que son bien-aimé est un sociopathe mormon. Ils se remettent donc ensemble puis recassent, et ainsi de suite…








Finalement, le gros problème de la série est d’avoir des intrigues trop cloisonnées qui passent leur temps à se regarder le nombril. La série manque de personnages réguliers (non sous-exploitées je m’entends), si bien qu’on finit par étouffer. L’histoire en Chuck et Blair était somme toute sympathique mais met 25 épisodes à être conclue. On y revient donc continuellement en nous tendant la carotte que jamais, ils nous laisseront dévorer. Et puis quel intérêt de faire retourner Blair avec Nate ? Un nouveau retour en arrière aussi ridicule qu’il était inutile. Les deux acteurs eux-mêmes semblent se faire chier avec leur histoire sans intérêt.



Et dois-je vraiment vous parler du catastrophique casting ? Si la géniale Kelly Rutherford s’en tire honorablement tout comme Ed WestWick, porté par son charisme et finalement Blake Lively, sauvée par sa touffe blonde, les autres sont absolument catastrophiques. Laissons Chace Crawford tranquille, il n’y est pour rien. Par contre Leighton Meester devient de plus en plus détestable et son jeu est finalement très limité. Son sourire de sainte-nitouche conjugué à ses jacassements incessants la rendent irregardable. Et puis à chaque fois que le mot ‘Dorota’ sort de sa bouche, je risque la crise d’épilepsie. D’ailleurs, cette pauvre Dorota est la bonne la plus conne de l’histoire des œuvres télévisés à travers les âges et les temps. Ca devient presque embarrassant que les scénaristes la prennent autant pour une merde et de plus en plus à chaque épisode. Pauvre Dorota.



Et puis Kristen Bell, bon dieu mais faites la taire. Quoi qu’il en soit, on est rassuré. Il y a pire que Kristell Bell actrice, il y a Kristen Bell en voix-off. Et que dire d’ailleurs de la fin de saison, proprement ridicule, où Gossip divulgue tous les secrets qu’elle a en rayon, y compris des conversations privées ! Mais de qui se moque-t-on ? J’ai vu le moment où elle révélait que Nate s’était masturbé sur Cher dans les sorcières d’Eastwick. La faiblesse de la série est poussée jusqu’au moment où l’on fait croire qu’on va révéler qui est Gossip Girl alors que cela ne s’avère être un gros pétard mouillé. Dommage car on aurait pu enfin être débarrassé de Kristen Bell, quitte à la remplacer par Hillary Duff, franchement on n’aurait pas perdu au change !



Disons aussi que le casting n’est pas aidé par les scénaristes. Les protagonistes ne sont absolument pas crédibles et ne sont pas cohérents avec leur personnalité. La série tente le tout pour le tout pour choquer inutilement avec des scènes sans consistance et surtout, en se foutant totalement de l’évolution logique des personnages. Ainsi, Dan, personnage le plus éthique du show, se retrouve à coucher avec la prof de Serena. Vraiment, n’importe quoi !



Et que dire de ces infâmes cruches friquées qui passent leur temps à renifler le cul de Blair. Même Hilton et Ritchie réunies n’ont pas autant de manières que cette bande de pétasses insupportables toutes droits issues d’un teen-movie commercial des années 90 pour ados puceaux dégénérés directement sorti en VHS. Et puis alors, leurs intrigues carambar… Même une gamine de 10 ans avec une chambre peinturlurée de photos de Zac Efron les trouveraient d’un ennui mortel. C’est du genre ‘Ouh la la, je vais truquer les votes de la reine du bal’. C’est tellement déjà vu des milliards de fois et tellement has been qu’il devrait exister une possibilité de recours en justice. Madame Albanel, si vous me lisez (en espérant que le Blog TV News ne me licencie pas pour avoir demandé recours à ma chère ex-ministre) !



On arrive donc péniblement en fin de saison et le cauchemar qui se prolonge puisque la série se rachète une bonne conduite et en deviendrait limite catho. Tout le monde s’aime, tout le monde s’excuse, tout le monde se pardonne et nous on se jette par la fenêtre. Je n’ai même plus le courage de vous parler de l’épisode avec le supposé spin-off tant celui-ci était encore plus mauvais et soporifique que les épisodes habituels. Je m’appelle Amaury et je ne suis plus accroc à Gossip Girl !








Meilleur épisode : 2.13 – O Brother, Where Bart Thou ?
Pire épisode : 2.24 – The Valley Girls



Prix special: Award ‘Tu aurais du écouter Misha Barton, un 90-60-90 ne donne pas forcément le droit d’être actrice’ pour Blake Lively (Serena Van Der Woodsen)



Les points forts : Les deux seules fois de la saison où Gossip Girl a tenté des intrigues sorties des sentiers battus, ce fut une réussite. Vous me direz, en 25 épisodes, c’est guère encourageant. Ajoutons malgré tout un visuel irréprochable de la série ainsi que la présence d’Ed Westwick dont le charisme est indispensable à la série et puis Kelly Rutherford, toujours aussi charmante.



Les points faibles : Vous avez 2 heures devant vous ? Non sérieusement, des intrigues plates, inintéressantes, déjà vues et surtout ultra redondantes, un rythme anesthésique, aucune maitrise du scénario. Et puis la grande majorité du casting qui est particulièrement agaçant, Chace Crawford et Blake Lively en tête.



Conclusion : Gossip Girl n’est donc qu’une grosse arnaque, bien loin de la série trash et underground qu’elle prétend être. Parents, laissez sans soucis regarder la série à vos enfants. Au mieux, vous les aurez endormis au bout de 5 minutes et au pire, ils vous supplieront de zapper sur Thalassa, dont les reportages sur la migration est baleines sont tout de même vachement plus rythmés et intéressants. Finalement, les affiches ne sont pas si mensongères que cela. Oui Gossip Girl est un ‘nightmare’, ‘nasty’ et ‘bad’ mais au premier degré. La série n’a que deux solutions pour la suite : soit elle s’assumes-en tant que soporifique soap crime-time sans le moindre intérêt (Les Frères Scott le font très bien), soit elle prend son courage à deux mains et propose enfin des intrigues décapantes à la hauteur de sa dite-envergure. Mais honnêtement, je n’y crois pas une seconde.



COLE.



Avec la collaboration des sites suivants :










Par COLE 07/07 - Publié dans : COLE 2009
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