Mardi 11 août 2009
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Place 11/40 : Nip / Tuck – Saison 5 (suite). Classement 2007 / 2008, 1ère partie saison 5 : 30ème (+ 19 places).
Diffusion sur FX le mardi soir à 22h (Moyenne saison 5 - 2eme partie : 2,52 millions téléspectateurs, -18% par rapport à la saison 5 -1ere partie) et sur M6 / Paris première. Renouvelé pour une
dernière saison 6.
Créé par Ryan Murphy. Avec Julian McMahon, Dylan Walsh, Roma Maffia, John Hensly, Joely Richardson, Kelly Carlson, Joshua Henry et Portia De Rossi.
!!Indice Spoiler : 3/5 (attention, révélations sur le season finale)
Bilan : J’ai enfin compris. Oui, mes amis, je suis en mesure de vous annoncer que j’ai résolu la fameuse énigme du pourquoi Nip / Tuck finit-elle toujours par se casser la figure. Ryan Murphy est
antiperfectionniste. Non, non, pas perfectionniste mais antiperfectionniste. J’imagine les réunions de travail autour des scénarios de Nip Tuck avec Ryan Murphy : ‘Non, non, cette scène est
trop bonne, ça rendrait l’épisode presque parfait, on risquerait d’être nominé aux Emmy … Moi vivant, jamais ! Allez vire moi-ça et rajoute-moi une scène de partouze avec un cul-de-jatte et un
unijambiste !’.
Et pourtant, qui l’eut cru ? Après un début de saison 5 pitoyable, bonne dernière du classement la saison passée, Nip/Tuck a incroyablement redressé la barre en reprenant ses lettres de noblesse au
terme d’une saison émouvante, juste, tragi-comique et parfaitement maitrisée. On vire les personnages horripilants pour n’en garder que le meilleur, le coté ultra-trash laisse place à l’émotion et
on retrouve enfin la série que nous avions adoré lors de ses deux précédentes saisons. Imaginez ma surprise ! C’est pourquoi, c’est d’un stress horrible, les jambes tremblotantes, un paquet de
cigarettes à la main et la sueur coulant abondement de mon front, que j’ai regardé le season finale. Non, non, ça ne pouvait pas être aussi parfait, Ryan Murphy ne laisserait jamais passer ça,
Nip/Tuck se doit de tout gâcher. Une réputation est en jeu bon dieu ! Et effectivement, je ne fus pas déçu. Dans les trente dernières secondes, Nip/Tuck ruine l’effort qu’elle avait mis huit
épisodes à construire en jetant l’une des meilleures intrigues de son histoire au cachot. Quel soulagement. Merci Ryan Murphy.
Vous comprendrez donc aisément que je ne peux réellement lui en vouloir, c’est plus fort que lui. Ainsi, en dépit de ce TOC de dernière seconde, cette saison est d’excellente facture. On retrouve
ainsi Christian et Sean après que celui-ci ait été poignardé par la psychopathe de Colleen. La scène d’agonie de Sean est d’ailleurs superbement mise en scène, telle une véritable symphonie
musicale. S’il y a bien un élément qui n’a jamais trahi Nip/Tuck, c’est sa mise en scène, sa photographie et surtout sa bande originale, de loin la meilleure sur le marché actuel des séries. On
passe rapidement sur ce chapitre peu glorieux des intrigues du début de la saison 5 pour lancer celle qui signera véritablement l’excellence de cette saison : le cancer de Christian.
Et c’est grâce à cette idée de génie que Nip/Tuck va renaitre de ses cendres. Ce cancer sera signe d’une évolution incroyable du personnage, un playboy dont le narcissisme sera bafoué et surtout un
homme qui prend la triste réalité de son existence creuse et superficielle en pleine face. L’intelligence des scénaristes aura véritablement été de ne pas trahir la personnalité originale de
Christian en conservant son trait égoïste qui le caractérise. Ainsi, face au rejet de toutes ses habituelles conquêtes dont Kimber même, Christian se tournera vers celle qu’il estime être la seule
personne ‘vraie’ qu’il connaisse et qui ne le jugera pas sur son physique : Liz. Ca peut paraitre stupide comme cela, sachant que Liz est lesbienne, mais l’intrigue est soigneusement mise en place,
si bien qu’on y croit. On y croit en tout cas bien plus que le coming-out de l’exaspérante Julia dont les scénaristes ont enfin eu la bonne idée de se débarrasser !
Pour revenir à Christian, je vous disais que la série avait conservé ses traits de personnalité. Pour exemple, au moment où il se croit enfin guéri de son cancer, il n’hésitera pas à se ré-envoyer
toutes les bimbos qu’il peut ramasser, au détriment des nouveaux sentiments de Liz. Mais peut-elle vraiment lui en vouloir ? Il lui faudra finalement apprendre que son cancer est en phase terminale
pour qu’il réalise définitivement qu’il est temps de se poser, de se marier et de s’occuper de son fils. Cette intrigue aura enfin permis de mettre en avant l’extraordinaire personnage de Liz,
probablement la plus normale du show !
La série finit donc par faire sa rédemption que l’on attendait plus et alors que l’on aurait pu croire que Nip/Tuck faisant de l’émotion serait comme si Smallville se retrouvait soudainement doté
d’un scénario, et bien pas du tout. Bien loin de l’éléphant dans un magasin de porcelaine, Nip/Tuck surprend et trouve un ton juste et poignant, à la hauteur de sa réputation. La série devient
simple alors qu’elle était devenu simpliste, presque drama familial comme si on la découvrait sans artifices, sans maquillage mais telle qu’est vraiment. Quel bonheur. Le combat de Christian est
saisissant, comme quand IL vomit et que Sean se tient derrière lui pour le soutenir.. Quand il décide de vivre à fond les six derniers mois qui lui reste, on ne peut s’empêcher de savoir qu’il va
mourir et d’être constamment attristé.
Ce sentiment d’émotion est renforcé par le fait que seuls les vrais personnages importants sont mis en avant cette saison (à savoir Christian, Sean et Liz). On a ainsi le sentiment d’être réunis en
famille, presque en huit-clos, pour vivre les derniers souffles de Christian, mais aussi de la série. En effet, on fait inconsciemment le parallèle entre la mort de Christian et celle de la série.
Et donc en plus de remonter incroyablement le niveau, Nip/Tuck sera même parvenu à se faire regretter ! Rassurez-vous, Nip/Tuck n’est pas non plus ‘Autant en emporte le vent’, il y a aussi beaucoup
d’humour permettant de dédramatiser l’ambiance. Dans le dernier épisode, Christian envisage par exemple de se faire décongeler, le paroxysme du narcissisme version Christian est atteint. L’autre
anecdote très drôle de la saison est quand Richard Burgi, l’homme à l’agent qui valait 3 milliards, incarne un potentiel remplaçant du docteur Troy atteint d’objectophilie et surpris en train de
faire l’amour au canapé du cabinet !
Mais Nip/Tuck ne serait pas Nip/Tuck sans ses éternelles intrigues vaseuses. Et le coupable porte un nom : Sean. Cela courrait depuis plusieurs saisons et c’est désormais un fait : Sean s’est
julianisé. Oui, oui, de l’infinitif julianiser et du subjonctif imparfait que vous vous julianisassiez (ça fait peur non ?). Verbe, en hommage à cette chère Julia, qui signifie que le personnage a
des intrigues imbuvables et que l’on a envie d’assassiner violemment à coup de barre de fer. Non je ne suis pas fou, vous savez. Et donc notre Sean se retrouve affublé d’une love story
inintéressante avec une sempiternelle serial killeuse en herbe qui se fait passer par une anesthésiste qui tue des médecins. Come on ! Il sort à peine de l’intrigue de Colleen ! Dommage car
l’intrigue de début de saison, quand Sean prend sous son aile un jeune indien brillant dont il transfère la réussite sur celle de son fils, était très réussie.
Et je n’oserais parler de Kimber dont la présence appuyée dans un épisode en a suffi à en faire le pire de la saison. Les scénaristes ne savent plus quoi faire de ce personnage inintéressant qui
n’aurait du rester qu’une saison, tout au plus. Après s’être faite enlevée par le découpeur, tombée dans la scientologie, puis dans la drogue, mariée à un ponte du porno et j’en passe les vertes et
les pas mures, la voila qui injecte du botox à sa fille de quelques mois pour corriger ses lèvres (c’est vrai, elles étaient vilaines, mais tout de même !). Bref, le personnage est devenu l’ombre
d’elle-même.
Mais qu’attendez-vous ? Tuez-là bon sang, achevez-là. On aura beau reprocher ce que l’on veut à Aaron Spelling mais au moins il savait tuer ses personnages quand cela était necessaire. Et puis je
n’ose même pas parler d’AnnaLynne ‘physique encore plus vulgaire qu’une pute de l’Est’ McCord qui en plus de ruiner le mythe de Beverly Hills se sent obligé de venir gacher Nip / Tuck. Ils
devraient créer une série sur une lugubre chaine cablée regroupant Eddie Cibrian, AnnaLynne McCord, Tom Welling, Angie Harmon, Eliza Dushku et Sarah Wayne Callies afin de les mettre hors d’état de
nuire !
Coté cas médicaux pour terminer, du bon et du moins bon. Au bout de cinq saisons, il est difficile de continuer à innover. Un couple de vampires, un homme qui se transforme en arbres … Ah, pour le
coup, on ne s’ennuie pas chez Troy et McNamara ! C’est le moins que l’on puisse dire. Mais une scène est particulièrement réussie, c’est celle où une femme angoissée d’avoir un cancer de sein finit
par se le découper en pleine salle d’attente du cabinet. La scène est majestueusement mise en scène, seule Nip/Tuck peut faire cela !
Et pour finir cette chronique, une bonne nouvelle pour vous, cher amis lecteurs. Vous venez de perdre 5 minutes de votre vie. Et oui, car cette chronique n’est que vent et chimère. Je vous en
parlais en introduction, dans les trente secondes, Ryan Murphy nous achève littéralement en relevant que le docteur de Christian s’était trompé de dossier et que Christian n’est en fait pas malade.
Tout ça pour ça. Tous nos espoirs de conclusion tragique réduit à néant. Mais pourquoi est-il aussi méchant ?
Meilleur épisode : 5.16 – Gene Shelly.
Pire épisode : 5.19 – Manny Skerritt.
Prix special: Award ‘Douche de Bobby Ewing’ pour le pire cliffangher de l’année avec Christian Troy (Julian McMahon).
Les points forts : Une vrai cohérence et des intrigues solides, comme l’on en espérait plus. Nip/Tuck s’exorcise de ses démons passés en se reconcentrant sur l’essentiel de ce qui a fait son
succès ; à savoir des intrigues drôles et déjantés côtoyant des storylines émouvantes et tragiques, le tout dans une tendre ambiance nostalgique nous faisant presque regretter la fin de
la série. De plus, son esthétisme et sa bande son en font l’une des meilleures séries visuelles de notre époque.
Les points faibles : Alors que certaines intrigues donnent un coup de jeune inattendu à la série, d’autres nous font dire qu’il est en temps d’en finir. Les cas médicaux ne sont plus aussi prenant
qu’avant et surtout, certaines histoires ont déjà été traitées mille fois et sous tous les angles. Finalement, la balance entre Christian et Sean est plus que bancale et le personnage de Sean n’est
guère inspirant, ni pour les scénaristes, ni pour nous.
Conclusion : C’est le come-back de l’année. Après avoir sombré dans le trash ultime le plus accablant dans sa dernière saison, Nip/Tuck fait un retour incroyable en retrouvant ses galons de série à
la fois drôle, provoc’ et poignante. La série a enfin su tirer profit des bonnes idées du début de saison pour nous concocter une saison aussi passionnante qu’inattendue. Malheureusement, les
dernières secondes du final jéopardisent l’ensemble de la saison et nous volent la douce idée que l’on s’était imaginé du final parfait. La balle est dans leur camp.
COLE.
Pour rappel, la chronique de la saison 5, partie 1 : http://www.leblogtvnews.com/article-21392122.html .
Par COLE 11/08/09
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Publié dans : COLE 2009
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Très bonne qualité pour cette deuxième partie, et j'espère un final à la hauteur !
Les 1ers épisodes de la s.5 étaient tellement inutilement trash que j'ai abandonné. Tu vas me faire avoir des regrets si ton opinion est celle partagée par d'autres ayant vus cette nouvelle rafale d 'épîsodes. Faudrait que je retente de me plonger dedans si M6 ou Paris1ère les reprogramme. Mais ça me parait bien payé 11ème.
Une poupée qui servira aussi si Lost est dans ce top 3
Bon, on était prévenus que ça saignerait dans les commentaires aujourd'hui avec la révélation de la série se trouvant à la 11e position mais je ne peux pas me prononcer... Je ne regarde pas Nip/Tuck !
J'attends donc la suite.
Excellent l'Award 'Douche de Bobby Ewing'
Tu es sur que la saison 6 sera la dernière ? Au cas où les studios auraient imposé cette fin dans la saison 5, si éventuellement la série se poursuivait une autre année de plus ?
Dommage pour la révélation du final effectivement.
La deuxième partie est brêve ca fait pas plus de 8 épisodes quand même.
Voyons voir la dernière saison pour cloturer cette série trash en beauté.
Effectivement la première partie est vraiment bousillée, y'a rien qui tient la route. Prix spécial à la soi-disante homosexualité de Julia, du grand n'importe quoi. Pareil pour les nouveaux personnages, Eden en premier. Nul de chez nul.
Mais la deuxième partie (qui fait l'objet de cette critique)... Une vraie réussite et pourtant je n'y croyais plus comme beaucoup de monde !!! Le perso de Christian sauve la saison à lui tout seul. Vraiment du grand art, j'en ai eu des frissons. On verra avec la fin du classement mais je pense que cette place est justifiée.
Par contre je ne suis pas aussi négative que vous sur le twist final. En espérant qu'ils ne feront pas à nouveau reculer le personnage de Christian de 20 cases.
Fragolia, bravo pour ton site (que j'ai découvert ici il y a peu, dans les liens) : une mine d'or quand je cherche une musique d'une pub. Félicitations et désolée, m'sieurs de tvnews, pour ce hors sujet :)
Je pensais qu'on aurait droit à Lost. Tant mieux si Lost est encore plus haut dans le classement car n'en déplaise à certains j'ai adoré cette saison 5.