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Publié par François 04/10 14h55







Le dimanche 25 octobre à 15h30, France 5 proposera le documentaire inédit de Jean-Christophe Rosé, Marcel Cerdan, une légende française. Près de 60 ans jour pour jour après sa mort accidentelle. Un documentaire avec en fond musical le répertoire d'Edith Pïaf.


Il rêvait d'être footballeur. Marcel Cerdan est finalement devenu la coqueluche de la boxe française. Dans ce documentaire de 64 minutes, Jean-Christophe Rosé retrace la vie et le parcours de cet Algérien d'origine et Marocain d'adoption, disparu en 1949 dans un accident d'avion au-dessus des Açores. Le champion du monde en titre des poids moyens se rendait alors aux Etats-Unis retrouver son grand amour, Edith Piaf, avant de disputer sa revanche contre l'Américain Jake LaMotta.


Des combats, Marcel Cerdan, surnommé le « Bombardier marocain », n'en a perdu qu'une poignée sur la centaine de ceux qu'il a disputés. Marcel junior se plaît à raconter qu'au terme de deux combats — de 15 rounds chacun — contre son père, Cyrille Delannoit, un boxeur belge, « se mettait en garde dans la rue quand il entendait le gong d'un bus car il pensait que le match commençait ». Et d'ajouter, comme si son père était encore vivant : « Voilà comment on finit quand on boxe Marcel Cerdan. Si on n'est pas mort, on devient tocard » !


L'admiration vouée à cette véritable terreur du ring dépasse largement le cercle familial. Le regard noir, les déplacements rapides et les redoutables uppercuts du champion ont fait de lui une star, parfois instrumentalisée par le pouvoir. Démobilisé lors de l'armistice de 1940, Marcel Cerdan est réquisitionné par le régime de Vichy pour servir la propagande pétainiste… Tandis que la guerre gronde en Europe, le prodige des colonies affronte les fleurons de Mussolini ou encore de Franco. « C'était son métier ! » rétorque son fils, sur la défensive. « Mon père fuyait la politique. Il n'a pas bu le champagne avec les fascistes ! » s'insurge-t-il.


Après la Libération, il intègre la catégorie supérieure des poids moyens, dans laquelle il remporte dans la foulée les titres de champion de France puis d'Europe. Le 21 septembre 1948, au Championnat du monde à Jersey City, sonne l'heure de la consécration. Au milieu d'un parterre de parieurs, il met K.-O. le tenant du titre, l'Américain Tony Zale, dit « l'Homme d'acier ». La légende de Marcel Cerdan est née…


La brutalité et la hargne qui l'ont rendu célèbre sur les rings contrastent avec la sensibilité qui émane de sa passion amoureuse pour Edith Piaf, devenue la reine du Cabaret de Versailles à New York. 


Précédé par sa réputation de séducteur, Marcel Cerdan reste néanmoins profon­­dément attaché à l'atmosphère familiale de sa ferme, au Maroc, où il retrouve régulièrement sa femme et ses trois fils. Toujours est-il que, cette nuit tragique du 28 octobre 1949, c'est à la demande pressante d'Edith que le boxeur aux trois montres — réglées respectivement à l'heure de Paris, de New York et de Casablanca — traversait l'Atlantique.


Texte par Gaëlle Gonthier. Crédit photo © Fond Maurice Rouff.



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