Mardi 6 octobre 2009
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La mise à mort du travail. Une série documentaire de Jean-Robert Viallet. Sur une idée originale de Christophe Nick. Prochainement dans Hors-série, le rendez-vous documentaire de France 3 programmé le lundi à 20h35.
Premier volet diffusé le lundi 26 octobre. Suivi d'un débat avec Marie Drucker.
Patricia Boutinard Rouelle, coordonnatrice des documentaires de France Télévisions, note qu'à l’heure où certains événements bouleversent l’opinion et nous interpellent sur la place du salarié
dans l’entreprise, le service public propose une programmation exceptionnelle avec une série documentaire sur l’un des thèmes majeurs de notre société, le travail.
Après la série Chroniques de la violence ordinaire (diffusée sur France 2 en 2005) et École(s) en France (diffusée sur France 2 en 2006), Christophe Nick avec cette nouvelle collection continue à
s’interroger sur les grandes zones de fracture de la société française en ce début de XXIe siècle, ajoute Patricia Boutinard Rouelle.
"Après deux ans et demi d’enquête, il nous fait pénétrer dans un monde où les caméras ne sont jamais les bienvenues : celui de l’entreprise. Jean-Robert Viallet, le réalisateur, a repris les
grands principes qui font la force des précédentes séries : unité de lieu, temps long de préparation et de tournage, recherche de situations archétypiques et non extrêmes, collaboration des
institutions concernées (ici les prud’hommes, l’hôpital, la Bourse du travail) et accord de toutes les parties.
Ce travail monumental, systématique et rigoureux nous permet de mieux comprendre cette relation complexe entre le travail et le capital, entre des entreprises, leurs dirigeants et leurs salariés.
Dans ces trois fi lms qui mettent en scène des caissières d’Intermarché, le patron de Carglass ou les actionnaires de Fenwick, on découvre ce qui participe de l’épanouissement des uns et de la
souffrance des autres. En quoi les logiques de rentabilité des actionnaires financiers pulvérisent les liens sociaux et humains qui faisaient la force des entreprises.
Le résultat est inédit. Pour la première fois, une série explore les méthodes de gestion dans l’entreprise. Pour la première fois, une série sur le travail parvient à allier rigueur sociologique,
enquête journalistique et dramaturgie. Ce qui jusqu’alors n’était traité qu’avec une accumulation de témoignages prend ici toute sa force documentaire".
Les trois épisodes :
L'ALIENATION (programmation lundi 26 octobre à 20h35).
En France, 3 salariés sur 4 travaillent dans les services. S’il y a une crise du travail, c’est donc de là qu’il faut l’observer. L'équipe d etournage s'est installée dans une entreprise
anodine, une entreprise comme il en existe aujourd’hui des dizaines de milliers dans le monde : Carglass. Mondialisée, standardisée, Carglass est une filiale du groupe anglais Belron présent dans
plus de 30 pays du monde. Ici, deux credo : une productivité maximale et un client roi totalement satisfait. Deux notions qui, aujourd’hui, dans toutes les entreprises de services du monde,
imposent la mise en place d’un management de la manipulation...
LA DESTRUCTION (programmation un lundi à 20h35).
Dans un monde où l’économie n’est plus au service de l’homme mais l’homme au service de l’économie, les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés jusqu’au bout
de leurs limites. Jamais maladies, accidents du travail, souffrances physiques et psychologiques n’ont atteint un tel niveau. Des histoires d’hommes et de femmes chez les psychologues ou les
médecins du travail, à l’Inspection du Travail ou au conseil des prud’hommes qui nous révèlent combien il est urgent de repenser l’organisation du travail.
LA DEPOSSESSION (programmation mercredi en 2e partie de soirée).
Alors que la crise fait vaciller le capitalisme financier, La Dépossession raconte l’extraordinaire pouvoir des actionnaires sur le travail et les travailleurs. L’histoire nous transporte d’une
usine Fenwick – un fabricant industriel de matériel de manutention implanté dans le centre de la France – jusqu’aux arcanes de la finance new-yorkaise. Petite entreprise française née il y a 150
ans, Fenwick est rachetée en 2006 par l’un des financiers les plus redoutés des États-Unis, Henry Kravis. Un homme à la tête du fonds d’investissement KKR, dont les ventes annuelles dépassent
celles de Coca-cola, Disney et Microsoft cumulées. Avec ce rachat, pour les salariés français de Fenwick, la donne va radicalement changer. Cette même histoire se déroule dans des dizaines de
milliers d’entreprises à travers le monde.
Sur France 3.fr : Le site Internet dédié à La Mise à mort du travail proposera de nombreuses vidéos : des extraits du documentaire, mais aussi beaucoup d’images inédites (rushes) et les coulisses
du tournage. Il proposera également, toujours en vidéo, les témoignages des travailleurs et les entretiens avec les spécialistes du monde du travail : sociologues, économistes, médecins... Le site
sera constamment réactualisé au rythme de la diffusion de la série documentaire et un forum permettra au public d’échanger et de témoigner, mais aussi de poser des questions aux différents
protagonistes (réalisateurs, spécialistes, etc.) du documentaire.
Crédit photo © FTV Pôle France 2.
Par François 06/10
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Publié dans : France 3
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Bonjour. Ce qui me fait bien rire, c'est la naiveté des capitalistes. "Il nous vendront la corde avec laquelle on va les pendre". Tous les mecs filmés, ils sont déjà finis professionnellement. Well done, et on en redemande!
En même temps je travaille chez Carglass et je ne m'en plains pas du tout....
J'aimerais bien voir ce reportage qui va forcément sortir les côtés négatifs puisque c est le but précis , certainement en sortant des images bien de leur contexte......
J'espère qu'ils vont aussi montrer les résultats des questionnaires de satisfaction du personnel effectués par une société externe, les formidables exemples de promotions internes qui existent, le temps passé à la formation des employés etc etc.....
Certes c une société de services avec toutes ses contraintes, avec des consommateurs, (que nous sommes tous),de plus en plus exigeants.... mais je pense au contraire que Carglass cherche à préparer ses employés à affronter ce monde .........sans bien sûr nier le fait que la société a bien un but lucratif et de productivité....en même temps ce n'est pas une association de loi 1901...
Alors je suis vraiment dans l'attente de voir enfin si les médias sont si objectifs dans leurs reportages et là j'aurais matière à juger.......
Notamment pour l'une d'elle, où un cabinet externe composé de sociologues, psy, etc... et je le précise mandaté par le CHSCT ont démontrée une tout autre conclusion.
Il est dangereux d'analyser une situation de travail en se basant uniquement sur une dizaine d'interview et l'observation de rushs. Les experts devraient émettre de sérieuses réserves à leurs conclusions.
plan de licenciements en cours???????avec résultats bons pour une année de crise
Jugé avec des indicateurs de performances et rappelé a l'ordre chaque semaine sur les heures a rendre, sur le stress volontairement provoqué par nos responsables pour ramener des devis sans compter le traitement des déchets, la gestion des pièces, le remaniemant informatique imposé pendant les heures travail au frais des clients ou même à la maison et bientôt la géolocalisation pour nous faire intervenir dans les plus brefs délais malgrés nos heures suplémentaires non payées sois-disant récupèrable au jour le jour..
Fenwick va licencier 12% de la masse salariale pour pouvoir récupèrer une meilleur marge que celle prévue par les gestionnaires avant une mise en bourse.
j ai par contre été regardé les quelques extraits du reportage.
JE ne vais pas nier que tout n'est pas roses dans les entreprises, qu il y a surement comme partout des trucs bien pas bien..
par contre je regarderais lesr eportages, car les bandes annonces laissent présager un parti pris.
Il y a une scene de recrutement chez carglass, commencez par l'écouter sans regarder l image, je n'ai rientrouvé de choquant dans cet extrait d'entretient.
par contre des que l on regarde l image, le cadre est fait de telle facon, les sujets filmés sont tellement mou triste...
que la cela en devient choquant.
Je sais bien qu il faut faire du sensationnel, que l'actualité est au suicide, au mal etre... mais j ai un peu peur que ce ne soit pas un reportage sans partis pris mais bien une incquisition de ses entreprises.
Exemple : sur l un des extrait , une personne explique que l objectif est d'avoir des salariés heureux. Cela me semble normal comme objectif, come il est normal que cet objectif ne puisse pas etre atteint pleinnement.
Mais pour dire cela on filme la personne en contre plongée, en lui mettant un éclairage blafard de face , ce qui ecrase ses ombres et le rend proche un monstre de la famille adams avec une tete de misereux.
Donc il y a le discourt prononcé par la personne et ce que le cameraman montre. Quelque puisse etr ele discourt, l image laisse une impression qui dérange.
ca, c est du partis pris ou alors de l incompétence du caméraman, et je ne pense pas qu il soit incompétent.
donc on verra le reportage mais jespere que tout ne serapascomme cela.
J'y travail depuis plus d'un an chez carglass, et je peux vous dire que ce reportage est le reflet de la vie quotidienne des personnes y travaillant............