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Publié par François 11/06/2013 13H10

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A voir ou enregistrer ce mardi en première partie de soirée : la chronique d'un conflit, signée Camille Courcy : "Alep, vivre avec la guerre". Un film inédit diffusé sur France 5. Fruit du travail d’une jeune journaliste curieuse et intrépide, ce documentaire relate, dans une Syrie en proie à une effroyable guerre civile, le quotidien des habitants d’Alep, la deuxième ville du pays.

 

Après un premier séjour à Alep, en janvier dernier, au cours duquel elle prend véritablement le pouls de la ville en filmant ses habitants dans leur vie quotidienne, Camille Courcy y retourne au mois d’avril pour les besoins de ce documentaire diffusé dans ce numéro du Monde en face consacré à la Syrie. D’emblée, la jeune journaliste de 22 ans choisit de suivre les rebelles d’Alep, ceux des zones dites « libérées ». Anciens boulangers, chauffeurs de taxi, ingénieurs, professeurs ou encore avocats, les opposants au régime sont pour la plupart des combattants improvisés, sans aucune expérience militaire. Des hommes, mais aussi des femmes qui apprennent tant bien que mal à manier les armes et les roquettes, à se rendre utiles dans cette révolution « artisanale ». Accompagnée d’un traducteur, la réalisatrice donne ainsi la parole à des citoyens anonymes, qui, s’ils ne partagent pas les mêmes rêves pour l’avenir, se sont tous dressés pour faire tomber le pouvoir dictatorial en place, incarné par Bachar al-Assad. De Nour, la femme « sniper » qui a choisi de suivre son mari sur la ligne de front, à Zacharia, qui a tout quitté pour participer à la révolution, en passant par le petit Abu Oudaheh, dont la voix exceptionnelle galvanise la foule lors de la manifestation hebdomadaire du vendredi, tous racontent leur guerre.

 

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Camille Courcy, à propos d'Alep et de ses habitants :

"Cette ville ancienne, magnifique, la deuxième du pays, est aujourd’hui ravagée. Mon film se concentre sur ce que l’on appelle les « quartiers libres » : ceux contrôlés par les rebelles, c’est-à-dire environ la moitié de la ville. L’idée était de montrer le quotidien des gens qui y habitent, qu’ils soient des combattants ou de simples civils. Comment et pourquoi un boulanger, un chauffeur de taxi ou un enseignant ont été amenés à faire la guerre. Les raisons pour lesquelles ils se battent et les difficultés qu’ils rencontrent au jour le jour. Les rebelles manquent singulièrement de moyens et doivent se débrouiller comme ils peuvent… Je souhaitais aussi montrer la pluralité des opposants au régime. Tous n’ont pas les mêmes attentes vis-à-vis de la révolution.

(...)

Je n’avais pas écrit de scénario à l’avance. Tout s’est fait grâce à des rencontres. Bien entendu, lors de mon dernier séjour, j’étais accompagnée d’un traducteur et d’un fixeur, ce qui facilite bien les choses, mais de toute façon, à quelques exceptions près et pour différentes raisons, les gens étaient heureux de pouvoir témoigner. Ils veulent faire connaître leur cause et les journalistes ne sont pas nombreux sur place."

 

Crédit photos © TONY COMITI PRODUCTIONS.

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Bernard 11/06/2013 18:32


Chapeau bas à tous ces journalistes qui se rendent dans ces zones dangereuses pour faire leur travail.


On est toujours sans nouvelles du journaliste d'E1 et du photographe qui l'accompagnait.