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Publié par Pascal 07/06

 

NEDA_LA_VOIX_DE_L_I_preview.jpg

 

Un documentaire à voir ce mardi 7 juin à 20h35 sur France 5, réalisé par Anthony Thomas : "Neda, la voix de l'Iran". En juin 2009, lors des manifestations contre le régime d’Ahmadinejad, les images d’une jeune femme agonisant en pleine rue font le tour du monde via Internet. Abattue par un sniper, Neda Agha-Soltan devient ainsi, au-delà des frontières de son pays, un symbole de la lutte pour la liberté. Ce film lui rend hommage et dresse un état des lieux de la situation en Iran.

 

Après la diffusion du documentaire, Carole Gaessler recevra deux invités en plateau : Soudeh Rad (Franco-Iranienne de 30 ans, Soudeh Rad a fait ces études à Téhéran. Elle est aujourd'hui doctorante à l'université Paris II. Elle fait partie du Comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens) et Azadeh Kian-Thiebaut, sociologue franco-iranienne, professeur de sociologie à l'université Diderot-Paris VII et chercheur au CNRS (Elle s'intéresse particulièrement à la sociologie politique, aux études féminines, à la sociologie de la famille, en Iran, au Moyen-Orient et au Maghreb).

 

En Iran :

— Les femmes risquent la prison si elles sont vues en compagnie d’un homme qui n’est pas un parent proche.

— Selon la loi, leurs bras, jambes et cheveux doivent être couverts, en présence d’hommes, y compris à la plage.

— Elles ne peuvent pas se marier sans l’autorisation de leur père ou grand-père paternel.

— Le divorce est le droit exclusif de l’homme, qui, automatiquement, a la garde des enfants dès l’âge de 7 ans ou avant si la femme se remarie.

— La vie d’une femme vaut la moitié de celle d’un homme ; de même pour un témoignage au tribunal.

— L’âge de responsabilité pénale pour une fille est 8 ans, pour un garçon 14 ; si, à 8 ans, elle commet un crime, elle peut être emprisonnée jusqu’à son exécution à 18 ans.

 

A propos du doc, par Beatriz Loiseau de France télévisions :

 

"Captées par un téléphone portable anonyme, les images, terribles, crues, parlent d’elles-mêmes et témoignent de la violence que subit au quotidien le peuple iranien. Au sol, une jeune femme inerte, les yeux grands ouverts tournés vers le ciel, se meurt. Penchés au-dessus d’elle, son professeur de musique et un jeune médecin inconnu tentent désespérément de lui venir en aide ; ils l’appellent, essaient de retenir son attention, mais déjà elle ne les entend plus. Le sang coule de sa bouche, inonde son beau visage. Un passant la charge dans sa voiture, mais il est trop tard. Touchée en plein cœur par un tir de sniper, Neda n’est plus. Victime d’un régime répressif qui méprise sa population et dénie aux femmes jusqu’au droit d’exister ; victime aussi de sa rage de vivre comme un être humain à part entière. Personne ne sait encore comment s’appelle la jeune femme lâchement abattue lors d’une des manifestations qui ont suivi le simulacre d’élection servant à reconduire à la tête de l’Iran le tristement célèbre président Mahmoud Ahmadinejad. Mais les yeux de la planète sont fixés sur le pays, et les images de sa mort en direct se retrouvent immédiatement sur le Net.

Dès lors, elle incarne la lutte pour la liberté. Spontanément, des cortèges se forment et des millions de contestataires iraniens, reconnaissables à leurs bannières ou habits verts, marchent vers la capitale, Téhéran. Ailleurs, dans des centaines de villes du monde, d’autres citoyens reprennent le flambeau. Le visage ensanglanté de Neda apparaît sur des affiches et des tee-shirts. A Paris, le photographe Reza Deghati réalise des masques qui sont envoyés partout et portés par des manifestants qui se rassemblent sous le slogan de « Nous sommes tous Neda ».

Mais qui était Neda Agha-Soltan, dont le prénom prédestiné signifie « voix » en persan ? En quoi croyait-elle ? Et pourquoi est-elle morte ? Pour le savoir, un jeune journaliste de 24 ans, Saeed Kamali Dehghan, correspondant du Guardian et de CNN, a décidé d’aller à la rencontre de sa famille. Sans autorisation et au péril de sa vie. Car, en Iran, on n’apprécie guère la presse, et les journalistes étrangers ne sont pas à l’abri des représailles. Au fil des rendez-vous avec ses parents, sa sœur, son frère ou des personnes qui l’ont côtoyée, il dessine le portrait d’une jeune femme qui, comme tant d’autres, rêve de sorties, de vêtements à la mode et d’amour… Mais, en république islamique d’Iran, même les habits ont un sens politique et les femmes, considérées comme inférieures, doivent demeurer invisibles aux yeux de la société. Courageuse et rebelle, selon les siens, Neda se battait depuis toujours à son niveau pour avoir plus de liberté. Comme tous ceux de sa génération, elle avait fondé de grands espoirs sur l’élection présidentielle. Déçue, elle a cru que la rue pouvait faire plier le pouvoir. Une manifestation pacifique lui a coûté la vie".

 

Crédit photo Neda © Jonathan Partridge - HBO.

 

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E. 07/06/2011 21:51



http://www.youtube.com/watch?v=wXN_yCSbUYk


http://www.youtube.com/watch?v=PmgbLAJZPIY&feature=relmfu


Ou comment me dissoudre les yeux...