Publié par François 25/10/2011

 

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Série documentaire d'Isabelle Clarke et Daniel Costelle, Apocalypse Hitler est diffusée ce mardi 25 octobre. Deux parties, dès 20h35 sur France 2. Réalisation d'Isabelle Clarke. Commentaires de Mathieu Kassovitz. Musique de Kenji Kawai.

 

Pourquoi revenir aujourd’hui sur le parcours d’Hitler ?

Daniel Costelle : Il y a une résonance extrêmement troublante, frappante même, entre sa “résistible ascension” (pour reprendre l’expression de Bertolt Brecht) dans les années 1930 et la période actuelle. Notre documentaire permet de décortiquer tous ces mécanismes, tous ces ressorts, à la fois stratégiques, idéologiques, médiatiques, capables de porter au pouvoir un personnage aussi dangereux. Quand il est nommé chancelier, le 30 janvier 1933, il y a encore 200 députés communistes et socialistes au Reichstag, preuve que personne ne s’est méfié.

Isabelle Clarke : Sans vouloir comparer stricto sensu deux époques différentes, il est évident que nous ne sommes pas, avec la situation actuelle de crise et de fragilité mondiale, à l’abri d’une telle montée des extrêmes.

Daniel Costelle : Nous espérons que ce nouveau film servira d’épouvantail en quelque sorte

Isabelle Clarke : Oui, car l’Histoire est tout de même la meilleure école de discernement. Et la réception publique d’Apocalypse prouve que l’on peut, que l’on doit, s’intéresser à l’Histoire.

 

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20h35, La Menace.

Adolf Hitler écrit en 1924 : "Un Etat qui refuse la contamination des races doit devenir un jour le maître de la terre." Rien ne prédestinait cet homme, né le 20 avril 1889 dans un petit village autrichien d’une union consanguine, à devenir un jour le Führer, le dictateur de l’Allemagne. Elève médiocre, couvé par sa mère, puis artiste raté et solitaire, il fuit le service militaire en 1913. L’expérience de la Première Guerre mondiale et l’humiliation de la défaite vont métamorphoser Hitler, faire de lui un nationaliste exacerbé, habité par une vision et investi d’une mission : sauver l’Allemagne. Le pays est secoué par des convulsions révolutionnaires. C’est alors qu’Hitler, à tout juste 30 ans, fait son entrée en politique. Très vite repéré pour ses talents d’orateur, il devient le porte-parole d’un des nombreux groupuscules d’extrême droite, le DAP. Galvanisé, le public des brasseries de Munich applaudit son fanatisme nationaliste et antisémite. Alors que l’Allemagne sombre dans une inflation galopante, Hitler, aveuglé par son succès, tente, en 1924, un putsch avec ses miliciens, les SA. C’est un fiasco. Il échappe de justesse à la mort et son nom retombe dans l’oubli. Du fond de sa cellule, Hitler écrit le livre de la haine, Mein Kampf (Mon combat). A sa sortie de prison, il repart à la conquête du pouvoir, cette fois par la voie légale. Mais les Allemands ne s’inquiètent pas. Hitler n’est alors pour eux qu’un illuminé aux marges de la vie politique allemande.

 

21h30, Le Führer.

1929. L’Allemagne, touchée de plein fouet par la crise économique mondiale, s’enfonce dans le désespoir. Une chance inespérée pour Hitler. Avec son chef de la propagande, Joseph Goebbels, il conçoit une campagne ultramoderne, sillonne le pays en avion pour marteler ses slogans antidémocratiques. Et joue au pompier pyromane. Ses milices, les SA, sèment le désordre. Les affrontements sanglants entre nazis et communistes font rage. Le pays est au bord de la guerre civile. La peur du "péril rouge" va pousser des millions d’Allemands dans les bras d’Hitler. La démocratie est en danger, et il n’y a personne pour la sauver. En 1932, le président Hindenburg, réactionnaire et monarchiste, ne digère pas de devoir sa réélection au soutien des sociaux-démocrates, prêts à tout pour contrer la menace hitlérienne. Le vieux maréchal dissout le parlement pour se débarrasser de ces alliés gênants. Résultat : le parti nazi, qui n’était qu’un petit parti régional quelques années auparavant, devient la première force politique du pays. Hitler devient chef du gouvernement. Et les élites, empressées de mettre fin à la République honnie, laissent faire. Elles se méfient de cet aventurier politique aux méthodes brutales, mais croient pouvoir "encadrer" Hitler. Grave erreur ! Hitler se fait voter les pleins pouvoirs et la dictature nazie étend son ombre maléfique sur l’Allemagne : ouverture des camps, persécution des opposants, discrimination violente des juifs, prélude à la Shoah. Hitler est devenu le Führer. Il dit qu’il veut la paix. Mais il prépare la guerre. Ce sera l’Apocalypse.

 

Comme pour le premier volet, il a été oeuvré à restituer aux images d’archives leurs couleurs d’origine.

Daniel Costelle : Le noir et blanc reste à mon sens une amputation de l’image originelle. Amputation d’information, de donnée, de sensibilité, de lisibilité. Nous avons à l’heure actuelle les moyens techniques et scientifiques pour analyser une image noir et blanc et y retrouver les couleurs présentes au moment de la prise de vue.

Isabelle Clarke : Là encore, tous nos choix sont validés par nos conseillers historiques et par le fruit de nombreuses recherches. Par exemple, les films qu’Eva Braun, la maîtresse d’Hitler, a tournés en couleurs ont constitué une source extraordinairement précise et fiable. On y voit ainsi qu’Hitler avait les yeux étonnamment clairs.

 

Photos :

1 - Autodafé à Berlin en 1933, organisé par les Nazis © CC&C /NARA.

2 - Hitler, Göring, Röhm assistent à un défilé de SA à Berlin en 1931 © CC&C / NARA.

 

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charles 25/10/2011




" Je vois se lever en Europe une génération nouvelle de chefs de file qui ne connaîtront ni peur ni répugnance à verser le sang, dénués d'égards, habitués à souffrir terriblement, mais aussi
à agir terriblement. "
Ernst Jünger (1925).


Hier, en guise de préambule, j'ai regardé sur France 3 "Evian 1938, la conférence de la peur ", extrêmement révélateur ...  


http://www.telleestmatele.com/ article-france-3-evian-1938-la-conference-de-la-peur-86745251.html


 


Le parcours du plus grand criminel de l'Histoire dans un exceptionnel documentaire : à ne pas rater, car l'Histoire en Europe a tendance à
bégailler ces derniers temps ...


Au-delà de l'aspect politique, l'histoire de ce Gefreiter blessé et démobilisé, autrichien et, donc, " étranger " en Bavière, qui
comprend son époque intuitivement et arrive à dire aux gens ce qu'ils veulent entendre _ tout en conservant sa propre Weltanschaung " pure et dure " pour l'appliquer sans
faiblesse le moment venu_ , ceci a quelque chose de fascinant et ...  d'effrayant !



Il va d'abord convaincre et réunir autour de lui beaucoup de ses " alte Kameraden " _ ne sous-estimons pas ce psychopathe : il est très courageux et sa croix de fer «
1914 » de première classe en fait foi, son activité durant la Grande Guerre aussi : estafette chargée d'aller de tranchée en tranchée communiquer les ordres de l'état-major, extrêmement risquée _
, bref il va s'entourer de ceux qui vont faire frémir le Monde et le bouleverser ; il comprend bien que leur Barbarie n'aura aucune limite et qu'ils ignoreront la pitié, car c'est là dans
l'enfer des tranchèes _ sous les " Orages d'Acier " chers à Jünger _ que débute l'infernale Sarabande qui mena le monde aux portes des abîmes, c'est là que ce Gefreiter étrange et aux bleu
métallique, Autrichien, mais servant dans l'Armée bavaroise, artiste parait-il, mais taciturne et peu liant, se révéla à lui-mème, c'est là que se recruteront ses futurs hommes de main qui
formeront les futures Hordes maudites du Stahlhelm ( Casque d'Acier ) et, surtout, de la SA, Fer de lance de la prise du pouvoir par le NSDAP ...



Ce sont les réprouvés célébrés par Ernst von Salomon, les " porteurs maudits de forces créatrices " annoncés par Ernst Jünger. Ils surgissent dans l'Allemagne chaotique et affamée de novembre
1918, sur les décombres de l'armée vaincue.
Ce sont les premiers corps-francs, une poignée de volontaires résolus à tout pour maintenir un Reich chancelant et des frontières menacées.


Avec ces hommes qui ont refusé la Paix et qui ont continué une guerre qu'ils font pourtant depuis cinq années déjà, celui qui va s'imposer comme le " Führer " de ces hordes
guerrières va prendre le pouvoir, puis déclencher " l'APOCALYPSE " !


 


" Je sens en moi depuis toujours une irrépressive envie de frapper " _ Adolf Hitler, Mein Kampf .


" Mon but ultime est la Guerre, je l'appelle de tous mes voeux, et plus je l'aurais déclenchée tôt, plus je serais assez jeune pour la mener ... "


" J'imposerai à l'univers un Reich, puis une Europe nationale-socialiste, Judenfrei ! "