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Publié par Thomas 21/10/09 11h15







Sortie dans les salles ce mercredi de la comédie Lucky luke, avec JeanDujardin dans le rôle titre. Près de 700 écrans. Un film réalisé par James Huth (Brice de Nice mais aussi le bidesque Hellphone). Avec pour interpréter les personnages familiers de la BD Daniel Prévost, Melvil Poupaud, Sophie Testud, Michael Youn ou encore Alexandra Lamy.


Une nouvelle fois, la presse est  divisée sur le film, mais n'est pas enthousiaste en majorité. Petite revue :


LE PARISIEN accorde deux étoiles sur 4 et titre "Un Lucky Luke bien campé"

"Le résultat est un film à grand spectacle qui divisera sans doute. Nous l’avons trouvé romantique, avec de vraies touches d’humour et plein de l’amour évident que son réalisateur porte au cinéma".


NICE MATIN : une seule étoile sur 5, médiocre. Le titre : "Pôvre cow-boy solitaire".

Selon Philippe Dupuy, un vrai-faux western-spaghetti, boursouflé, indigeste, pas drôle. Un ratage presque total. Une absence de scénario et de dialogues.


LE JDD. 2 étoiles. En gors, la première partie fonctionne et on décroche ensuite.


LE MONDE.

"Jean Dujardin, l'acteur le plus bankable de France, est donc Lucky Luke, et il ne s'en sort pas mal au début. Restituant le flegme cool du personnage, il le rehausse de la touche d'ironie qui le caractérise. Le générique le montre dormant sur son cheval en marche, ou tirant dans un mur alors que son ombre n'a pas encore bougé. On s'attend à rire. On attendra longtemps. Car cette tonalité burlesque s'éteint tout de suite. Une fois passé le générique, la comédie ne se nourrit plus que de la personnalité sympatoche de son héros, un benêt un peu gauche et content de lui, qui s'avère n'être guère plus qu'un ersatz d'OSS 117.

(...) Il faut un talent aussi grand que celui de Frank Miller (auteur de la BD Sin City, et co-réalisateur de son adaptation cinématographique) pour obtenir, en faisant endosser à des être de chair et d'os les traits caricaturaux de personnages de BD, que ceux-ci fassent éclore de vrais personnages. James Huth n'en a pas tant. Avec trois mimiques comme kit de survie, ses acteurs se retrouvent piégés, sans personne derrière la caméra qui sache les regarder
".


LES INROCKS.

Le film empile les références mais passe à côté de l'univers de Morris et Goscinny. Même pas drôle, et c'est le problème principal.


TELE 2 SEMAINES. 2 étoiles.

Un pari à moitié gagné. Une salve de gags potaches et drôles...mais un scénario léger.


TELE STAR. 2 T sur 3 : bon.

L'hebdo espérait mieux mais se console avec les prestations de Dujardin et Youn.


TELERAMA (
par Guillemette Odicino)

"James Huth a le cul entre deux chaises - entre deux selles. On voit bien ce qu'il cherche à faire : un western spaghetti à la française. Ainsi, il prête au cow-boy à la chemise jaune un trauma d'enfance à la Charles Bronson dans Il était une fois dans l'Ouest. Et il utilise l'espace aussi bien que Tonino Valerii dan Mon nom est personne. La première confrontation entre Lucky (Jean Dujardin) et Pat Poker (Daniel Prévost), épatante joute de tireurs en clair-obscur, ou le final dans le casino en plein désert sont de très bons moments, très fidèles, qui plus est, à l'esprit de la BD de Goscinny et Morris. Pourquoi, alors, s'est-il senti obligé d'injecter du Brice de Nice dans son hommage décalé ? Des producteurs shérifs l'y ont-ils forcé, croyant satisfaire les fans de Dujardin ? Du coup, l'acteur, dont la dégaine colle parfaitement au style de Lucky, semble un peu à l'ouest : il hésite entre premier et second degré et laisse le champ libre à ses partenaires, plus desperados : Sylvie Testud, rigolote en Calamity Jane, Michaël Youn, agaçant comme il faut en Billy the Kid, ou Melvil Poupaud, qui s'amuse comme un gosse à caricaturer son image d'acteur intello. Bref, c'est un western ravioli : la pâte est bonne, mais la farce est (un peu) lourde"



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