Jean-Pierre Elkabbach rend hommage à Jean-Luc Delarue ce samedi dans les colonnes du quotidien Le Parisien.
Le journaliste, triste et ému, se remémore faire partie de ceux qui l’ont repéré. "Il animait des émissions sur Europe 1, l’après-midi. Je m’étais arrangé pour qu’il anime la matinale au milieu des journalistes. Quand je suis devenu président de France Télévisions, il a été l’un des premiers que j’ai appelé à mes côtés. Nos rapports étaient presque filiaux, en tout cas affectifs. Ils n’ont jamais été affectés par la minable et mesquine querelle des producteurs où tout a été injuste pour lui et pour moi. Il avait un besoin effréné d’être reconnu et surtout aimé. C’est ça qui l’a perdu, parce que jamais on n’atteint la reconnaissance ou l’amour absolu".
Jean-Pierre Elkabbach, interrogé par Marc Pellerin pour Le Parisien, note que Delarue avait avait le ton et le style de la modernité, le détachement et l’humour, faisait des phrases courtes, mais il ne savait pas gérer. La télévision l’a consommé, l’a consumé, dit-il. "Quand il a créé sa boîte de production, il en a été un manageur autoritaire, maladroit, boulimique, dépensier. Et le gâchis a commencé. Cela s’est dégradé pour lui-même mais également pour son travail à la télévision. Avec en plus la solitude, les excès, l’alcool, les drogues".
Crédit photo © Eric Vernazobres - France téléviisons
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