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Publié par François 01/11/2011

 

RENDEZ-VOUS_EN_TERRE_preview-copie-2.jpg

 

Rendez-vous en terre inconnue avec Frédéric Michalak chez les Lolo noirs, c'est ce 1er novembre sur France 2. Descriptif de l'aventure sur cette autre page.

 

Le sportif dit ne pas avoir hésité une seconde avant d’accepter ce Rendez-vous en terre inconnue. Sa seule crainte, c’était de ne pas pouvoir le faire à cause des entraînements et des matchs. Cela paraissait compliqué jusqu’à ce qu'il se casse le genou. Rupture des ligaments croisés : six mois d’arrêt. "Cette blessure a finalement eu un côté positif : j’ai pu partir en terre inconnue. Je n’étais pas au mieux de ma forme physique, mais ça m’a fait beaucoup de bien. J’ai essayé d’aborder l’aventure avec naturel et simplicité. J’ai aussi décidé de ne pas regarder le film avant sa diffusion. Je voulais le découvrir en même temps que les téléspectateurs pour garder ma fraîcheur jusqu’au bout et me laisser la possibilité d’être surpris, encore".

 

Lorsque Frédéric Michalak découvre le village des Lolo noirs, ce qui le frappe d’entrée, ce sont les sourires. Leur joie de vivre, leur simplicité. Et puis très vite, il découvre leur mode de vie qui le fascine, leurs maisons, leurs vêtements, leurs habitudes, les paysages qui les entourent. "J’avais l’impression d’être dans un film ! Toute cette beauté, ça semblait irréel, féérique. J’ai trouvé ça merveilleux. Le contact s’est établi très vite. Bien sûr, il y avait la barrière de la langue, mais on se comprend aussi très bien par gestes. J’ai très vite joué avec les enfants, qui n’ont pas besoin de mots pour communiquer. Petit à petit, j’ai senti que quelque chose de fort était en train de se nouer avec la famille qui m’accueillait".

 

Après l’émerveillement de son arrivée, le rugbyman découvre la réalité quotidienne des Lolo noirs : du travail, du travail et encore du travail. Ça a été difficile de les suivre dans leurs tâches ? Oui, répond-il à Julien Chabennes :  "très difficile. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi dur. Ce sont des efforts physiques en permanence. J’ai eu l’impression de faire une préparation pour une Coupe du monde ! J’ai perdu 7 kilos ! C’était important de tenir le coup pour qu’ils soient fiers de moi. Pour eux, le travail est une valeur fondamentale. Celui qui travaille le plus est toujours le plus respecté. Je n’ai vu personne qui ne travaillait pas, aussi bien chez les plus jeunes que chez les plus âgés. Tout le monde bosse. C’est même un critère de séduction. A un moment, on demande à un des hommes du village s’il trouve sa femme belle. Il répond : « La beauté n’est pas importante pour moi. Elle travaille bien, c’est l’essentiel. » Ça peut être choquant pour nous, mais chez les Lolo noirs ça semble très logique. J’ai été très souvent surpris, mais jamais choqué. Tout est simple, évident".

 

Ce qui a le plus impressionné Frédéric est le partage. "Ils font preuve d’une solidarité impressionnante. Toutes les tâches sont partagées. Quand les femmes sont dans les rizières, ce sont les hommes qui s’occupent de la maison et des enfants. C’est quelque chose de très inhabituel pour nous. Là-bas, les familles sont très soudées, les plus âgés restent au contact des plus jeunes. Les anciens sont respectés. Les portes des maisons ne sont jamais fermées. Le soir, les Lolo noirs se retrouvent tous dans une maison et discutent des problèmes du village. Si quelqu’un a un problème dans une rizière, il n’est jamais abandonné : c’est toute la communauté qui vient l’aider. Tout n’est que partage et entraide".

 

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Les Lolo noirs lui ont fait découvrir des choses magnifiques, déclare Frédéric Michalak qui voulait leur faire plaisir, leur faire sentir son intérêt pour leur culture, son envie de participer à tous les efforts. "Le but, c’était de faire de ce voyage un souvenir impérissable. C’est ce qui s’est passé".

 

Je ne veux surtout pas qu’ils m’oublient, dit-il en les quittant, parce que lui il ne les oubliera jamais. "Ce voyage m’a aidé à relativiser la question de ma blessure. Il y a des choses tellement plus graves et plus importantes. A leur contact, j’ai eu l’impression de remettre les pieds sur terre. Ils m’ont montré que le travail paye toujours. Je pense souvent à eux depuis mon retour. Je suis sûr que je les reverrai un jour. Je me suis fait une promesse : je retournerai chez les Lolo noirs".

 

Propos recueillis par Julien chabennes.

 

Crédit photos © Adenium productions / Jean-Michel Turpin.

 

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Loïc 01/11/2011 23:00



Frédéric, ne penses tu pas que l'arrivée de l'électricté et de la route dans ce village va boulverser les codes étblis au sein de cette comunauté, et que peut être les lolos noirs tels que nous
les avons vus sont voués à disparaites?



gg 01/11/2011 15:49



Frédéric est devenu Jérémy au fil de l'article... même si les 2 Michalak ne se ressemblent pas, la confusion est fréquente... :D



François 01/11/2011 16:09



Rectifié, merci et bonne fin d'après-midi à toi ;)



Yann 01/11/2011 15:20



Un vrai bonheur cette émission, et sa rareté (1 à 2 fois par an) est idéale pour ne pas être lassé du concept



Javier 01/11/2011 15:17



Ces propos donnent envie de le voir ce reportage