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Publié par François / LULLA 07/11 13h15

 

Diffusée sur la CW le lundi soir à 21h aux Etats-Unis (moyenne : 2 millions de téléspectateurs), la série Life Unexpected sera proposée aux abonnés de Canal+ dès ce dimanche 7 novembre, sur Canal+ Family à 20h45. Saison 1.

 

Le destin de la jeune Lux qui, après quinze années passées dans des familles d'accueil, retrouve la trace de ses parents biologiques. Cette rencontre va bouleverser son existence.

 

Créée par Tiz Tigelaar (Brothers & Sisters). Avec Shiri Appleby (Cate Cassidy), Britt Robertson (Lux Cassidy), Kerr Smith (Ryan Thomas), Kristoffer Polaha (Baze) et Austin Basis (Math Rogers).

 

Le début : Après des années dans des centres ou des familles d'accueil, Lux, une adolescente de 16 ans, souhaite obtenir son émancipation de la tutelle de l'État. Pour y parvenir, elle doit obtenir la signature de ses parents biologiques. Elle retrouve son père biologique, Nate Bazile, dit "Baze", un jeune patron de bar sans ambition qui partage son loft avec deux colocataires, Math et Jamie. Baze annonce à Lux que sa mère est Cate Cassidy, la star de l'une des émissions de radio les plus écoutées de Portland. Cate était tombée enceinte alors qu'elle n'avait que 16 ans, et avait décidé de confier Lux à l'assistance publique afin de pouvoir être adoptée par une famille aimante. Lux se présente donc à son audience d'émancipation avec les signatures de ses deux parents, mais le juge décide qu'il est plus sage de confier sa garde à ses parents biologiques, tout au moins de manière temporaire.

 

Lulla avait réalisé cet été une critique de cette saison, dans le cadre de la rubrique "Séries, ton classement impitoyable". La revoici. 

 

Indice Spoiler : 1/5

 

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Chers lecteurs, j’ai troqué la vulgarité de mon précédent article contre un peu de tendresse. Je vais vous parler d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. En ce temps-là, quand j’étais encore jeune et vigoureux, je passais mes samedi après-midi à attendre 17h, l’heure de « Dawson » puis, une fois l’épisode terminé, je remplissais mon petit cahier consacré à la série où je répertoriais casting, chansons passées dans l’épisode, scènes et dialogues marquants… Bref, j’étais ridicule mais je vivais ma passion à fond. Tout sériphage est capable de faire ce genre de témoignage honteux. Même Cole. Que dis-je ? Surtout Cole, qui découpait dans les magazines les photos d’Heather Locklear et de Lisa Rina puis les collait dans un album spécial garces de la télé sur lequel il fantasmait des nuits durant. Eh bien « Life Unexpected » nous ramène à cette belle époque, fin des années 90, début des années 2000, où la chaîne américaine The WB connaissait ses heures de gloire avec « Dawson », « Everwood », « Gilmore Girls », « Buffy » et quelques autres. Des séries pour ados qui n’étaient pas toutes d’une grande finesse mais qui réussissaient à rester réalistes tout en nous faisant rêver. Les années ont passé, elles sont mortes les unes après les autres, plus ou moins dignement, puis la CW est arrivée et la querelle entre les anciens et les modernes a commencé.

 

Dans un paysage rempli de petites salopes friquées qui ne s’assument pas portant des noms ridicules tels que Blair Waldorf ou Serena Van Der Woodsen, la CW a eu l’heureuse idée d’offrir à ses téléspectateurs un bon vieux show comme la WB savait les faire. « Life Unexpected », qui porte bien son nom tant on ne l’attendait pas, était prometteuse sur le papier. Pas d’Upper East-Side ou de Beverly Hills mais Portland, une petite ville pluvieuse qui n’a pas le charme de Capeside ou de Stars Hollow mais où il fait bon vivre, paraît-il. L’héroïne ? Lux. Ok, le prénom est ridicule aussi, mais comprenez-la. Elle a été abandonnée par sa mère à la naissance et est trimballée d’une famille d’accueil à une autre depuis. C’est une rebelle. Elle est plein de rancœur, elle a des amis délinquants et tatoués… Bref, elle file un mauvais coton mais le bonheur va enfin lui sourire puisqu’elle retrouve ses parents biologiques dès le pilote. Tout va trop vite et on a bien du mal à croire à cette nouvelle vie mais il faut parfois s’embarrasser de facilités scénaristiques avant de se lancer dans le cœur du sujet, à savoir ici les relations tumultueuses entre une enfant un peu capricieuse et ses deux parents, jeunes et inexpérimentés, qui doivent aussi gérer leurs histoires d’amour respectives voire communes. Ca aurait pu être complètement niais et ennuyeux, creux et tire-larmes, mais « Life Unexpected » est la première création de Liz Tigelaar, une jeune femme qui a grandi avec les séries de la WB et qui a travaillé pour « Brothers & Sisters », « Once & Again » et « American Dreams », pas les plus mauvaises séries familiales qui soient en somme. Elle a donc réussi à proposer une série à mi-chemin entre toutes ces influences, sans parvenir à faire mieux ou plus original.

 

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Pour faire fonctionner la nostalgie à fond, l’équipe a eu la bonne idée de faire appel à d’anciennes gloires de la grande époque qui peinaient à trouver des rôles à la hauteur de leur talent supposé. Ainsi, la mère de Lux est incarnée par Shiri Appleby, la Liz de « Roswell », et son fiancé est interprété par Kerr Smith, le Jack de « Dawson » à qui l’on doit, rappelons-le, le premier baiser entre deux hommes dans une série américaine pour ados. Ils sont rejoints par Kristoffer Polaha, un échoué du soap « North Shore », bien meilleur qu’on aurait pu l’imaginer. Lui hein. Pas « North Shore ». Quant à Lux, c’est Brittany Robertson qui la joue. J’aime la décrire comme un mélange de Katie Holmes pour l’air tourmenté et Kristen Bell pour la fraîcheur. Dans tous les cas, elle est rayonnante et convaincante et constitue le plus bel atout de la série. Tous les personnages principaux sans exception deviennent attachants dès le pilote, chose assez rare pour le souligner. C’est par la suite que ça se corse avec des hauts et des bas pour les uns et les autres. Lux peut tout à fait être agaçante et le prouvera à maintes reprises, souvent pour un oui ou pour un non. L’envie de la claquer m’a traversé. Son père, de par sa stupidité congénital, est le genre de garçon qui donne des envies de meurtre. Pourtant, il réussit à être touchant parfois. Sa mère, à cause de son égoïsme et de son insécurité, a régulièrement besoin d’être secouée mais s’en sort toujours à coup de larmes bien placées. Leurs imperfections sont précisément ce qui les rendent émouvants et crédibles. Ils ne sont jamais plus intéressants que quand ils dévoilent leurs failles. Mais ne croyez pas que « Life Unexpected » joue la carte de l’émotion à longueur de temps. Elle sait aussi se faire légère et amusante, et heureusement ! On n’est jamais hilare mais l’humour est efficace.

 

Seulement voilà, en treize épisodes, la série a su montrer ses limites. Elle ne sera jamais à la hauteur de toutes celles qui l’ont précédée dans le même genre précisément parce qu’elles ont existé et qu’elle ne cherche pas à s’en démarquer ou à y ajouter quelque chose de nouveau. Tout est donc souvent prévisible, attendu, à l’image du final de la saison que l’on aurait pu imaginer de bout en bout dès le second épisode ! Entre autres faiblesses, elle souffre également de dialogues simplistes qui ne vaudront jamais ceux de « Gilmore Girls » par exemple, une inspiration pourtant revendiquée. Par manque de moyen, la galerie de personnages secondaires est relativement réduite et il y a régulièrement des disparitions/apparitions inexplicables qui nuisent un peu à la cohérence d’ensemble. Tout un pan de la vie de Lux, c’est-à-dire la partie lycée/amis, est très peu exploitée. Ce qui reste gênant quand on suit la quotidien d’une adolescente qui est censée passer la moitié de ses journées à l’école. Et puis il y a ce besoin indécrottable de remettre en cause l’adoption de Lux par ses parents tous les deux épisodes, ce qui freine sans cesse les intrigues. Et je ne parle même pas de ses déménagements incessants d’un appartement à un autre, selon les besoins des scénaristes. On a droit, comme dans toutes les séries de ce genre, à un triangle amoureux central. Il n’est pas raté. Il est juste sans surprises et emprisonne les personnages concernés dans une intrigue réductrice. Ils méritent mieux. La saison 2 a donc énormément de défauts à corriger, tout en gardant la fraîcheur de départ. Une mission difficile mais pas impossible…

 

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Bilan : « Life Unexpected » rentre dans la catégorie des séries simples et discrètes qui regorgent de défauts, à commencer par celui d’être un peu mièvres, mais qui sont faites avec le cœur et que l’on prend plaisir à suivre pour se détendre, de préférence quand il fait froid, quand on est un peu tristes et quand l’alcool ne nous paraît pas être la meilleure solution. Elles sont rares donc précieuses. « Life Unexpected » nous ramène aussi dix ans en arrière et c’est bon de se souvenir de cette époque-là entre un épisode bien violent de « Breaking Bad » et un épisode bien vulgaire de « Californication ».

 

LULLA du blog Des News En Séries .

 

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