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Publié par Pascal Mis à jour le 30/01 10h36

 

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L'escorting est devenu depuis quelques années un mot courant de notre vocabulaire. Il est traité par des séries américaines, se retrouve au cœur de scandales secouant les mondes politique et sportif, mais sa définition reste assez floue : prostitution ? accompagnement ? services intimes ?... qu'en est-il réellement ?... Un documentaire inédit, réalisé par Mireille Darc, sera diffusé sur France 3 ce dimanche 30 janvier peu avant 23 heures.

 

Par Noëlle Corbefin, à propos de ce doc :

 

Ce qui frappe, c’est l’extrême diversité des profils et des personnalités qui peuplent ce film, à commencer par Tania, 39 ans, une brune au physique assez banal, qui s’éclate dans l’exercice de son métier : « Pour moi, tout est beau dans l’escort ! ». Pour celle qui se définit d’emblée comme une libertine, très libre sexuellement depuis ses 30 ans, le métier d’escort girl permet de joindre l'utile à l’agréable : « Maintenant, je le fais si je suis payée. Le temps, c’est de l’argent, il y a donc des tarifs en rapport avec le temps que l’on passe avec moi. »

 

Pour Ingrid, en revanche, la désillusion est de taille ! Étudiante à Lille, la jeune fille naïve rencontre un beau parleur plus âgé qu’elle, qui lui fait miroiter l’Amérique avec un mot magique : « escort girl ». Il lui raconte que son boulot consistera à accompagner dans des dîners et des soirées des hommes et des femmes d’affaires de passage à Lille. Avec ça, assure-t-il, elle aura de quoi payer ses études. Mais la réalité est bien entendu tout autre : « Pas de balades ni de resto, la réalité, c’était juste coucher avec les clients. » En plus, le sinistre individu lui « taxe » l’argent qu’elle gagne au motif de la protéger : 50 % pour lui, 50 % pour son coffre-fort ! Tentative de suicide, psychiatres, la police s’en mêle… Ingrid finit par sortir des griffes du nuisible, mais le traumatisme est grand encore aujourd’hui !

 

À Genève, Mireille Darc rencontre Sabrina, 20 ans, qui mène la vie d’escort telle qu’on la décrit dans les magazines. Plantée bien droite sur ses escarpins à la célèbre semelle rouge, couverte de bijoux, la jeune femme, qui parle plusieurs langues, raconte avec délectation ses séjours à Dubaï, dans la villa géante d’une célébrité : « je n’étais plus une princesse mais une reine », et ses émoluments plus que confortables (600 euros de l’heure), qui lui font dire avec beaucoup d’assurance : « L'argent peut faire le bonheur, je peux le dire maintenant ! »

 

Il y a aussi Lise, 40 ans, directrice d’agence et escort elle-même à l’occasion, qui s’enorgueillit d’épater ses enfants parce qu’elle a si bien réussi… Puis vient Lara, 25 ans, addict au sexe, très amoureuse de son corps, et, à Paris, Morgane, un pétulant transsexuel d'âge mûr qui, tout en achetant un string à 2 euros sur un marché, confirme, l’air gourmand, l’appétence des hommes pour ce qu’il représente. Rencontre aussi avec Benjamin, 32 ans, un lourd passé de prostitué à Berne, et qui assume parfaitement son métier sans se cacher derrière le mot d’« escort ».

 

Enfin, la rencontre la plus intéressante, et sans doute la plus émouvante du film, est celle de Judith, 44 ans, que Mireille Darc a rencontrée à Genève. À la fois ex-escort et traductrice, cette femme élégante s’est reconvertie dans l’assistance sexuelle aux handicapés. Une annonce dans le journal a attiré son attention. Inscrite dans une association, elle a fait une formation pour apprendre la nature des différents handicaps, le relationnel avec les familles, les tutelles, les institutions, comment aussi gérer la situation si la personne ne peut s’exprimer, etc. Une formation d’un grand intérêt pour Judith qui raconte sa première fois : « C’était une mère, très catholique et très angoissée, qui m’a appelée pour son fils atteint de sclérose en plaques et très dépendant. Il désirait toucher une femme nue, et plus si affinités… Je lui ai fait un massage, j'ai essayé de sentir quelles parties de son corps étaient les plus réceptives… Bien que choquée, sa mère m’a appelée une deuxième fois, et là, il rayonnait : c’était un plaisir de le voir comme ça !»  

 

Crédit photo © JARA PRODUCTION.

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Commenter cet article

Seb 13/01/2011 13:14



Bob n'a pas tort... Et puis la langue française est très précise : "Pas sur la bouche" certes mais "Dans la bouche" sûrement LOL



Bob 13/01/2011 12:55



elle fait des docs très sensibles mais toujours du Q...



François / leblogtvnews 13/01/2011 08:50



Commentaires en attente de validation quelques heures, cause absence. Merci.



Nath.33 13/01/2011 08:39



Mireille Darc fait toujours des docs très sensibles, je serais au rendez-vous.