Mardi 13 octobre 2009
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Première du magazine Prise directe, avec Béatrice Schonberg ce soir sur France 2. Mission impossible à priori pour ce
rendez-vous cerné par des séries à forte audience : Les experts, Un village français, Desperate housewives...
En direct du Palais de justice de Paris. Produit par Emmanuel Chain / Eléphant & Cie, cette émission mensuelle se veut en prise avec la société. Premier sujet : la justice avec sur le
plateau, entre autres, Michèle Alliot Marie, ministre de la Justice.
53 euros par an, c’est ce que dépensent les Français pour leur justice. Moins que les Moldaves et les Roumains. Elle est au trente-cinquième rang des pays européens. Ses records en matière de
lenteur lui ont valu de se faire régulièrement condamner par la Cour européenne de Justice. Les Français sont sévères à l’égard de leur justice : 40 % d’entre eux se disent de plus en plus méfiants
vis-à-vis d’une institution qu’ils jugent archaïque et injuste.
De quoi la justice souffre-t-elle ? Experts contestés, peines non exécutées, procédures obsolètes, erreurs judiciaires… Alors qu’une nouvelle réforme est engagée, enquête sur une institution
dépassée.
- Erreurs judiciaires : les experts en cause
On les a portés aux nues, la télévision en a fait des héros et pourtant, les exemples ne manquent pas où les travaux des experts ont conduit à des erreurs judiciaires. Comme
Pascal, accablé par une expertise dans une affaire de viol, avant d’être finalement innocenté. Comment les experts fabriquent-ils des coupables ? Régine, fausse
experte mais vraie chauffeur de taxi, a pratiqué plus de cinq ans avant d’être démasquée… "Quand on paye des experts au tarif de femme de ménage, on a des expertises de femme de ménage
!" disait l’un des experts d’Outreau. Comment sont-ils formés, qui les choisit, quel est leur rôle et leur réel pouvoir ?
- Justiciables au bord de la crise de nerf
Douze ans pour un divorce, trente-sept ans pour une liquidation d’entreprise, des procédures pesantes, une informatique dépassée, des moyens insuffisants… Au tribunal d’Aix-en-Provence,
la lenteur de la justice est chronique. Cela a même valu à la France plusieurs condamnations de la Cour européenne des Droits de l’Homme pour dépassement des "délais raisonnables" de l’instruction.
La présidente se bat pour faire fonctionner son tribunal mais les procédures n’en finissent pas et les sanctions arrivent trop tard. Résultat : des victimes en mal de réparation et une justice qui
perd son sens. Immersion dans le quotidien d’un Tribunal de grande instance au bord de la crise de nerfs.
- Des condamnés en liberté
80 000 condamnés à de la prison ferme sont en liberté. Igor, toujours pas incarcéré, trois ans après sa condamnation pour trafic de fausse monnaie, espère échapper à sa peine.
Corinne, elle, a vécu vingt ans à 100 km de son violeur, un homme condamné par défaut à quinze ans, recherché en vain par la police. Sentiment d’impunité des coupables, incompréhension
des victimes, pourquoi les peines prononcées ne sont-elles pas appliquées ? Qui faut-il incriminer ? Entre une justice incapable de faire appliquer ses décisions et des condamnés qui savent
habilement jouer des failles d’un système, comment fonctionne l’exécution des peines en France ?
Crédit photo © FRANCE 2 - Emanuele SCORCELLETTI
Par Pascal 13/10 7h02
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Publié dans : France 2
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