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Publié par Pascal 05/11 6h21

 

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Depuis début septembre, France 2 diffuse, en 2ème partie de soirée, la nouvelle émission culturelle de Franz-Olivier Giesbert : « Semaine critique ! ». Ce nouveau rendez-vous est consacré aux débats d’idées et à l’actualité culturelle. Franz-Olivier Giesbert est entouré d’intervenants du monde de la culture. David Abiker, Fabrice d’Almeida, Caroline Fourest, Elisabeth Lévy, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Marion Ruggieri alternent chaque vendredi. Ces agitateurs font débat en compagnie d’invités. Et Nicolas Bedos les rejoint pour sa « Semaine mythomane ».

 

Au sommaire ce vendredi 5 novembre 2010 :

 

• LE CHOC DE LA SEMAINE

Avec les invités :

Marcel Gauchet, philosophe Auteur de « L’Avènement de la démocratie. A l’épreuve des totalitarismes 1914-1974 » (Gallimard).

Michel Rocard, ancien Premier Ministre Auteur de « Si ça vous amuse. Chronique de mes faits et méfaits » (Flammarion).

Alain Finkielkraut, philosophe Auteur de « L’interminable écriture de l’extermination » (Stock).

Corinne Maier, essayiste Auteur de « Tchao la France, 40 raisons de quitter votre pays » (Flammarion).

Et les agitateurs présents : David Abiker, Fabrice d’Almeida, Marion Ruggieri et Elisabeth Lévy

 

• LA « SEMAINE MYTHOMANE » DE NICOLAS BEDOS

 

• « QUELLE SEMAINE ! »

Débat sur les sujets d’actualité qui fâchent, avec la bande d’agitateurs.

 

Crédit photo © France 2 / Laurent Denis.

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Commenter cet article

Jcljcm 07/11/2010 10:35



Bonne émission ! on ne s'ennuie pas ! de bons échanges, de bonnes reflexions, ...le plaisir de retrouver Finkielkraut, Gaucher....Cette femme inssuportable qui a pondu un bouquin sur 'quitter la
France' a bien fait de partir....Nulle, sans intérêt, on pouvait se demander ce qu'elle faisait sur le plateau! Voilà bien une émission qui m'encourage à ne pas acheter le bouquin de cette idiote
! tout le reste était très bien !



charles 06/11/2010 20:41




Marcel Gauchet: «une oligarchie se substitue aux élites»


 






Réforme des retraites, blocages, radicalisation, manifestants etc. Autant de thèmes abondamment commentés depuis plusieurs semaines. Ce matin Marcel Gauchet, père de l'expression «
Fractures sociales », apportait une analyse différente de la crise. Entre « anxiété sociale » et retour à une oligarchie d'Ancien régime.






Dans le marasme ambiant entourant le conflit autour de la réforme des retraites, il est rare d’entendre un autre discours que celui rabâché par les ministres en service commandé devant
défendre coûte que coûte la position du gouvernement, ou celui des opposants à la réforme, souvent tout aussi attendu, même s'il bénéficie davantage de notre sympathie.




Invité de France Inter ce matin, Marcel Gauchet - historien et philosophe – posait le problème d’une autre façon. Selon lui «le conflit des retraites est le problème de l’avenir par
excellence». Une immense crise d’incertitude se fait jour parmi les manifestants. Ces dernier demandent aux politiques de les rassurer sur ce que sera la société en 2030, 2040 mais les
politiques ne leurs opposent que l’échéance qui les intéresse, c'est-à-dire 2012 et l'élection présidentielle.

Cette « anxiété sociale » n’est pas prise en compte par les politiques qui confisquent le débat. «Ces problèmes ne peuvent être résolus que par une délibération collective plus large
que celle des parlementaires. Les parlementaires, une fois élus, n’ont pas à débattre seulement entre eux.» De plus, ce débat sur les retraites ne peut avoir lieu sans une certaine
pédagogie vraisemblablement absente dans le gouvernement. La réforme des retraites est trop complexe pour que la population débatte des termes techniques (ajustement financier, législation
sociale, etc.). L’évolution de la société nécessite de reposer de grands principes. L'inventeur du terme de « fracture sociale » constate que « la technique gouvernementale dans ce cas
précis consiste à nous embrouiller en mélangeant la technique et les principes ». « La solution se trouve dans le dialogue entre politiques et opinion mais nous ne savons pas faire
ça en France ». Effectivement l’empressement du gouvernement à faire voter la réforme n’est pas synonyme de débat populaire. Jean-Pierre Raffarin confirmait d’ailleurs ce matin, au
micro de RTL, le vote de la réforme par les sénateurs dans la journée ou au plus tard cette nuit.

Cette confiscation du pouvoir par nos représentants, censés agir dans nos intérêts, est perçue comme une « dérive oligarchique » par le philosophe. Dans toutes les démocraties, ces
oligarchies sont pilotées par des « élites ». Dans notre société, celles-ci opèrent une fracture entre les instruits et ceux considérés comme non instruits. Cette forme de pouvoir engendre
des sociétés profondément inégalitaires alors même que sont prônées les valeurs démocratiques. Marcel Gauchet explique que la période est spécifique au retour des anciens régimes qui
s’accompagne d’une hiérarchie sociale. Le non instruit est considéré comme un archaïque, « vous ne savez rien, laissez nous faire ». En laissant faire, ces gens travaillent ensuite
dans leurs propres intérêts. « On passe donc d'une élite à une oligarchie. »

 Concernant la radicalisation du mouvement, Marcel Gauchet apporte une autre analyse que
celle servit par la majorité qui se plait à agiter le mouchoir de la France « prise en otage » par une minorité de contestataires. Prétextant ainsi le clivage entre la rue et l’opinion pour
faire passer leurs mesures comme la réquisition cette nuit de la raffinerie de Grandpuits, symbole de la contestation. Selon lui les mouvements de masses - dont la grève générale est le
mouvement suprême - sont en net recul depuis plusieurs années. Les syndicats représentent aujourd’hui à peine 8% des salariés. Les masses ayant disparues, elles ont laissé place à des
groupes centrés sur leurs propres intérêts. Pourtant elles ne sont pas coupées du reste de la population. Il s’étonne même que celle-ci s’accommode parfaitement des opérations de blocages,
grèves ou autres actions revendicatrices.

Il explique en partie cela par le fait qu’il existe en France une « tradition de radicalisation politique d’avant-garde ». On remarque une « légitimité absolue conquise par le
principe selon lequel chacun défend ses intérêts. » Lorsque la population se dit favorable au mouvement, sans pour autant adhérer aux idées ou aux actions entreprises (telles que les
blocages par exemple), elle considère comme légitime le fait de manifester si ces personnes se sentent lésées. Pour Marcel Gauchet, «  les blocages font vraiment partis du paysage
aujourd’hui car c’est une forme d’expression normale dans le débat des acteurs. ».




voilà ...





charles 06/11/2010 20:36



OUPS ! cela ne fonctionne pas ...


 


http://www.marianne2.fr/Marcel-Gauchet-une-oligarchie-se-substitue-aux-elites_a198763.html



charles 06/11/2010 20:35



un article lu dans Marianne à propos de Marcel Gauchet que je vous recommade :


http://www.marianne2.fr/Marcel-Gauchet-une-oligarchie-se-substitue-aux-elites_a198763.html


 


sinon, l'émission, malgré certains travers, était interessante et agréable à suivre ...


 



charles 05/11/2010 06:57



un plateau interessant, curieux surtout d'entendre Marcel Gauchet, un philosophe iconoclaste et père de l'expression " la fracture sociale " ...