L'écrivain et cinéaste Yann Moix (auteur d'un retentissant bide en salles en 2009, avec Cinéman, et auteur du livre "La meute, l'affaire
Polanski", à paraître...) publie un texte sur le site laregledujeu.org. Il y raconte la suppression de son compte sur Facebook. Pas de la censure, écrit-il, mais un délit de sale gueule."Je suis écrivain, je suis réalisateur. Qu’on le veuille ou non, qu’on l’accepte ou pas, c’est ainsi. J’écris, je publie, je travaille beaucoup, je réfléchis, j’existe. Je suis un être passionné, parfois emporté, et je travaille actuellement sur plusieurs livres : un essai sur le judaïsme, une biographie de Kafka et un roman sur les Marranes.
J’avais, il y a quelques jours encore, une page Facebook, comme tout le monde, car il est spécifié, quand on s’inscrit
sur Facebook, que Facebook est ouvert à tout le monde. Mais Facebook, la société Facebook a décidé de supprimer mon compte, ma page. Sur cette page, il y avait des articles sur Kafka, sur Proust,
sur Gombrowicz et sur Miles Davis, sur Stravinsky et sur Sollers. Il y avait des propos polémiques car je suis polémiste. Il y avait des propos sur Polanski car je suis polanskiste. Il y avait
une part de moi, de mon univers. Tout ça, ainsi que mes 3 300 amis, a disparu : non seulement c’est ignoble pour mes 3 300 amis, qui ne peuvent plus communiquer avec moi, mais c’est ignoble
tout court.
Car pendant qu’on me fait taire, qu’on me sabre, qu’on me supprime, qu’on m’élimine virtuellement, culturellement,
intellectuellement, tous les groupes Facebook haineux à mon endroit, eux, perdurent, sont là, consultables, en pleine forme. Je suis supprimé, moi, sans avertissement, de Facebook, mais des
groupes tels que « Yann Moix, la Suisse t’emmerde ! » ou « Yann Moix, la Suisse t’encule ! », qui appellent à brûler mes livres sur la place publique, appellent à me
frapper physiquement ou s’en prennent à mon physique par des injures démentielles, des groupes comme ceux-là, oui, sont consultables.
Ce n’est plus de la censure : Facebook pratique le délit de sale gueule. Facebook prive un écrivain, un artiste, de
parole, de moyen d’expression, de vitrine, au profit de la Meute hurlante, nombreuse, haineuse, dégueulasse".
Coups de coeur.
En pleine lucarne (médias et sport)
Je te donne du LOL (Arnaud) NOUVEAU
Média un autre regard (Emmanuel Matt)
OZAP (Puremedias)
Séries.
On les lit aussi.
Lenodal (dont
forum)
.
Ben oui, mais dans ce cas-la, il faut cracher sur Polanski ...
Art, génie et créativité
Yann Moix aurait pu me faire marrer s’il ne semblait pas si inculte. C’est typiquement l’attitude d’une personne qui ne s’aime pas et de fait, n’aime pas les autres, d’ailleurs, les coupables sont toujours les autres. En vomissant ainsi, il pense peut-être se faire du bien et s’aimer un peu plus... Concernant Roman Polanski, ses propos le ridiculise sérieusement, ils peuvent parfaitement s’inscrire à côté de ceux de Frédéric Mitterand (éloge ou non de moeurs plus ou moins douteuses) ou du philosophe Alain Finkielkraut qui lors de son plaidoyer en faveur de Polanski sur France Inter mixait un peu tous les genres et semblait confondre sa droite de sa gauche. Aux Editions Grasset ça n’a pas l’air de s’arranger, ils ont du retourner à la typo en plomb, la lourdeur de leurs textes fait voler leurs bouquins de plus en plus bas.
Je suis un artiste peintre contemporain italien né à Genève et qui vit en Suisse. Lorsque Monsieur Yann Moix écrit que la Suisse n’a pas sécrété un seul génie depuis Rousseau, qu’elle hait les artistes, que c’est un pays nul et inutile, je suis obligé de penser que le type qui tient ce genre de propos n’a aucune connaissance de la réalité. J’ai toujours autant de plaisir à contempler les oeuvres de Vallotton, Ferdinand Hodler, Hans Herni, Alberto Giacometti, Jean Tinguely, Max Bill et Paul Klee. Il y a la théorie de la couleur de Johannes Itten (professeur au Bauhaus) que j’utilise tous les jours dans ma peinture et le Modulor développé par Le Corbusier qui permet même à un artiste contemporain de travailler la composition et les proportions d’une oeuvre. Je pourrais méditer dans la Cathédrale de la Résurrection à Evry réalisée par l’architecte Mario Botta (Lugano). En tant qu’artiste et spécialement en tant que graphiste je peux non seulement admirer mais aussi utiliser pour leur finesse et leur clarté les caractères Univers, Avenir ou Frutiger dessinés pour Linotype par le célèbre typographe suisse Adrian Frutiger. La fonte Frutiger a été spécialement développée pour la signalétique de l’aéroport Charles de Gaulle. Dans mon atelier, c’est un plaisir d’allumer tous les jours les lampes Spy et Thuban conçues par le designer Hannes Wettstein (1958 Ascona - 2008 Zurich) pour les marques italiennes Artémide et Nemo. De Genève, je peux facilement aller me balader à Bâle où a lieu chaque année la plus importante foire d’art du monde “Art Basel”. Mais peut-être que pour Monsieur Moix ce n’est pas de l’art car pour lui les artistes s’arrêtent à Podium.
Parlons de musique car je suis aussi percussionniste et je développe une recherche de percussion liée à l’art contemporain. Il y a Paiste une marque suisse de cymbales et de gongs exceptionnels qui depuis des décennies développe des alliages spéciaux pour obtenir des sonorités créatives qui ont largement contribué au fameux son des années 70. La production sonore de Paiste est la seule qui allie tradition asiatique et innovation afin de concevoir des gongs basés sur les vibrations cosmiques des planètes selon les calculs du mathématicien suisse Hans Cousto. Par ailleurs, si beaucoup de groupes connus sont venus et viennent encore enregistrer dans des studios en Suisse, c’est pour la qualité du son; il n’y a qu’a penser au légendaire Studio Mountain et au Montreux Jazz Festival. Je pourrais aussi évoquer la qualité professionnelle et audiophile de Revox ou Nagra mais je préfère mettre pour le plaisir un vinyle sur une Thorens, une platine mythique et inégalée qui se fabrique toujours. Ne pas oublier: Albert Einstein, Suisse-Américain, Henry Dunant, fondateur de la Croix Rouge. Je pourrais citer les écrivains C.F. Ramuz, Albert Cohen, Jacques Chessex, Friedrich Dürrenmatt et Hermann Hesse, Allemand puis Suisse décédé en 1962 au Tessin, auteur de Siddhartha et du Loup des steppes qui a influencé le nom du groupe canadien des années 60-70, “Steppenwolf”, auteur du titre The Pusher, musique utilisée dans le film Easy Rider (Moix a beau hurler, c’est tout même autre chose que Podium) ainsi que l’écrivaine Corinna Bille, mais ça, c’est pour les raffinés... Je pourrais continuer mais finalement pour Yann Moix tout cela est nul, inutile, antisémite et anti-artistique car il n’a pas compris que pour créer et développer à un certain niveau de qualité, il faut de la passion, de l’amour, du plaisir et bien entendu un peu de génie. Roberto Giuliani
Moix devrait penser qu'il fait un métier où les injures sur tout un peuple n'est pas admis.
Il devrait se taire pour notre plus grand bien.
le pamphlet de l'auteur des Fleurs du Mal était l'expression de l'aigreur du poète devant son manque de reconnaissance en tant qu'auteur, mais, plus encore, du fait d'une situation financière et sociale, voir privée, trés délabrée et qui avait atteint son paroxysme durant ce séjour malheureux en Belgique ... un cri _ outré, certes _ devant ce que le noir Baudelaire considérait comme une injustice, une révolte devant sa condition alors pitoyable, et quand on le lit, malgré le Talent de celui qui, disait Hugo, créait un " soufle nouveau ", on est, malgré tout, dis-je, saisi d'un sentiment de malaise ...
dans le cas de Moix, rien de tout ceci : on a un nanti qui ne possède rien de baudelairien et qui, on se demande pourquoi, vient vomir sur tout un pays et ses habitants, bref, on a l'impression du caprice d'un enfant gâté, un enfant de notre époque, tout dans l'outrance, le simplisme et la fausse impertinence !