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L'émission Strip Tease, le magazine de Marco
Lamensch et Jean Libon, revient sur France 3 le temps d’une collection documentaire inédite en quatre épisodes de 52 minutes.
« Police et Polissons » est diffusé dès ce dimanche 30 mars à 23h10. Un film d'Eric Cardot. Point négatif, l'épisode 2
suit à minuit...A vos magnétos donc.
"Quelques esprits chagrins ont prétendu que la police de proximité, ça consistait pour les flics à faire des matches de foot avec la racaille… C'est ne rien comprendre à la dialectique policière.
Dans cette banlieue huppée, la police de proximité est très proche des sauvageons : elle leur fait répéter les leçons au commissariat, leur file des mandales en leur apprenant la boxe et leur
assènent des prêches qui les assomment encore plus. Est-ce à dire que c'est efficace ? Voyez sur Gianni et Corentin les effets de la méthode d'Arnaud, le chef de la police municipale. Et
faites-vous votre religion..."
Eric Cardot, réalisateur , revient sur son sujet :
"On ne sait pas pourquoi les gens acceptent d’être filmés. Ils se servent de la caméra pour justifier leur position, leur façon de faire. La caméra est un témoin. C’est toujours comme ça. Ils
ont toujours une bonne raison qui va bien au-delà du film. Leurs objectifs ou leurs intentions, je les découvre au fur et à mesure du tournage.
Arnaud Libert, je l’ai rencontré par hasard dans une fourrière où j’étais en repérage pour un futur tournage. Il était là pour raisons professionnelles : en tant que responsable de la police
municipale, il devait faire enlever des voitures qui gênaient la circulation. Moi, ça m’intéressait de filmer cette opération, et il m’a tout de suite donné son accord. C’est ainsi que nous avons
fait connaissance. Il m’a parlé de ce qu’il faisait, notamment avec les jeunes, en relation avec le collège de sa ville, dont le proviseur l’appelle, lui, un directeur de la police, en cas de
problèmes avec un enfant. C’est une expérience pilote. Dans cette ville-là, l’édile avait favorisé les liens entre le collège et la police.
Filmer les relations entre la police et l’éducation nationale me semblait intéressant pour Strip-Tease et sa grammaire si particulière : pas de commentaires, pas d’interviews, des personnages
forts et qui oublient la caméra… Je voulais montrer cette relation triangulaire, ce qui se disait quand les enfants n’étaient pas là, quand ils étaient présents, les tête-à-tête entre le policier
et les enfants, principalement Gianni, les dérapages parfois… Bref, je savais que je tenais là une très bonne histoire avec des personnages formidables. Enfin presque tous… L’éducation nationale
ne m’a pas donné l’autorisation de filmer le collège et les enseignants concernés. J’ai assisté à une première réunion, sans caméra, entre Arnaud et la proviseur. Cette dernière était d’accord
pour être filmée, mais quand je suis revenu avec ma caméra, ce n’était plus possible. Et ce n'était pas de son fait !
J’ai commencé avec les policiers, ensuite je me suis attaché aux parents. Le père de Gianni, j’ai pu le filmer tout de suite. Dès notre première rencontre dans le bureau d’Arnaud, où je me suis
présenté et lui ai expliqué le projet, il m’a répondu : « Pas de problèmes, faites comme chez vous ! » Ça arrive parfois que les gens utilisent la caméra comme thérapie. Le père de Gianni l’a
utilisée pour parler à son fils, pour régler des comptes avec la mère de Gianni dont il est séparé, par rapport à la police aussi… En fait, il se sert de la caméra pour justifier ses positions et
son histoire.
Une fois la confiance installée, au bout de plusieurs mois, j’ai voulu filmer les ados entre eux, mais ça n’a pas marché ! C’est très difficile à filmer des ados. Parce qu’ils ne sont jamais
naturels devant la caméra. Ils se méfient, un jour c’est bien, le lendemain ça ne va pas… Sachant cela, ma stratégie est de toujours les filmer en présence des adultes. En fait, je filmais les
adultes avec eux, soit les flics, soit les parents… Quand j’ai essayé de les filmer entre eux, je n’ai pas pu le faire sur la durée : au bout de deux jours, l’un d’eux, parce qu’il n’avait plus
envie d’être filmé, a fait courir des rumeurs… et les gamins ont filé, ils n’avaient plus confiance.
Avec Arnaud, en revanche, la confiance a été quasi immédiate. C’est un fonceur. Quand il dit oui, il ne revient pas sur sa parole. C’est un bon personnage pour la caméra : il n’a pas de langue de
bois, il n’a pas d’inhibition, même s’il sait jusqu’où il peut aller. Il connaissait l’émission, il savait qu’il était dans le ton. Cela m’a étonné, car la plupart du temps les gens se censurent,
ils surveillent leur langage. Lui était on ne peut plus naturel ! Je sais que ce film va faire débat. Mais quand on voit Arnaud sur la longueur, dans les quatre épisodes, on a une autre
perception du personnage. D’une manière générale, on a une conception des policiers assez primaire : soit ce sont des brutes, soit ils sont angéliques. Ce sont ces derniers que l’on voit le plus
souvent dans les reportages parce qu’ils ont été sélectionnés par la direction de la communication du ministère de l’Intérieur… Arnaud, lui, est crédible du début à la fin avec ses multiples
facettes — gentil fic, méchant flic — et ses multiples fonctions : directeur de la police municipale, responsable syndical et formateur de Taser et Tofa (pistolet à impulsion électrique et
matraque), tel qu’on le découvre dans le troisième épidode, au Cameroun.
Le tournage au Cameroun permet de mieux connaître Arnaud et de mettre en perspective la violence telle qu’il la côtoie au quotidien, et la violence au Cameroun, nettement plus grave… ça me
permettait aussi de montrer que les recettes françaises ne sont pas forcément exportables dans un autre pays… c’était en tout cas mon intention !"
Faites comme moi, enregistrez ;)
On a pas tous un magnétoscope ...
je ne vais pas en rajouter devant un tel acharnement sur un jeune plutôt normal, comme j'en vois des centaines tout les jours. c'est pour quoi en fait? pour l'exemple pour la télé, l'illusion de la sécurité, mais j'me sens plus du tout en sécurité quand je vois ça, facile de tabasser un gamin, de ll'humilier mais que font il devant la vraie délinquance ? on en a un témoignage bouleversant avec cette policiere qui ce fait tabasser et qui n'a d'autre choix que de fuir en courant devant cette insécurité que nous vivons au quotidien.
PS: pour le mac des agents de sécurité :
Un BON agent de sécurité (et pas un bonne)
Un mAGAsin (et pas un masin)
Pour quelqu'un qui a toujours raison ... bravo super alternative pour ce jeune super exemple..
désolé ça m'démangais.
Sinon au réalisateur et à l'équipe de streap tease je dis juste un grand bravo et merci pour le témoignage de cette réalité...
Exellent strip, j'ai aussi été très surpris du naturel des policiers, au debut j'ai eu du mal à y croire mais effectivement quand on les connait un peu plus on comprends mieux. On sent qu'ils veulent en mettre plein la vue face à la camera mais pour ca ils doivent l'oublier et s'imaginer que ce jeune de 16 ans est un démon dans un corps d'ange. Quand ils le secouent ils me font vraiment penser à des exorcistes de l'autorité. Il veux meme l'impressioner pour lui montrer qu'il est le plus fort. Je me demande s'il aurait réagi pareil devant un ado un peu plus caisse.
Ce qui m'etonne c'est le rapport avec la bedave, c'est comme si ils s'en foutaient et ne s'en servaient que de menace. Je me demande quand cela a été tourné car il me semble que dans certaine régions c'est bien plus réprimé. Ce n'est peut etre pas le role de la police de proxi.
En voyant ça je me dis qu'on va pas tarder à revoir le service militaire obligatoire.
Je suis entrain de me renseigner de quelle façon nous pouvons réagir.
RDV sur le forum de France 3 "Streap Tease"
http://contre-la-violence-police-muncipale.over-blog.fr/
c'était certes un peu violent mais j'pense que c'était pour faire électrochoc, comme le môme donnait l'impression que tout lui glissait dessus, c'était pas en lui montrant des belles images de pokémon que son attitude aurait changé... et puis au final même si Arnaud avait une manière un peu particulière de l'exprimer, c'était quand même dans l'intérêt du gamin (et de la société) qu'il agissait comme ça.
j'préfère savoir que le gamin est pris en charge, même si c'est un peu à la rude, c'est quand même moins pire que si ils se désintéressaient complètement de lui, de son avenir et tout... En essayant de le remettre dans le droit chemin, ils lui font un peu confiance, ils pensent qu'il vaut mieux que le pauvre fumeur de shit paumé qu'il se laisse devenir...
J'pense que dans quelques années, si le jeune arrive à s'en sortir, il sera reconnaissant envers le policier qui s'est soucié de son sort au lieu de le laisser devenir un petit délinquannt minable...
après, j'avoue avoir explosé de rire quand le mec de la sécurité a passé 5 minutes à essayer d'écrire "magasin" et qu'il s'est même pas rendu compte qu"il manquait une syllabe :D