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Publié par François 23/09/2015 15H45

Le voleur de brosses à dents : témoignage d'Eglantine Eméyé.

L'animatrice Eglantine Eméyé avait ému les téléspectateurs de France 5 avec son documentaire consacré à son fils Samy, autiste.

Un film présenté ainsi en 2014 : « Samy a 8 ans. Il ne parle pas, marche avec difficulté, n’est pas propre, et ne communique que très peu. Samy c'est mon fils. Autiste, épileptique, polyhandicapé, voici les mots nouveaux que j’ai dû apprendre et que j’ai eu tant de mal à accepter... En 8 ans dans son monde, celui du handicap, j'ai découvert une société mal adaptée, frileuse et souvent peureuse : l’école qui n’en veut pas, les professionnels qui refusent de le soigner, le regard des autres, les institutions inadaptées… Samy est donc un combat de tous les jours, un combat pour qu’il ait cette petite dose de bonheur à laquelle on a tous droit. Mais 8 ans de lutte pour que mon petit garçon grandisse comme tous les autres m'ont épuisée. Est-il temps de m'en séparer, pour mieux l’aimer ? »

Parution demain du livre Le voleur de brosses à dents.

Le cri d'amour d'une maman qui se bat depuis dix ans pour que son fils cadet, polyhandicapé sévère, ait, lui aussi, le droit d'avoir une vie, annoncent les éditions Laffont.

"Églantine est une maman connue, qui anime des émissions de télévision ; Samy, lui, est un petit garçon âgé aujourd'hui de dix ans qui ne parle pas, marche avec difficulté et ne communique pratiquement pas. Victime tout bébé d'AVC non détectés, il est atteint d'autisme et d'épilepsie. Le Voleur de brosses à dents, c'est avant tout le récit de leur histoire d'amour. Une histoire d'amour dans laquelle il y a aussi un grand frère qui « va bien » mais pour qui rien n'est simple, une grande famille, des grands-parents très présents, des amis, et d'autres familles tout aussi démunies face au handicap. Pour Samy, parce que la société, frileuse, mal adaptée, n'offre pas de place à ces enfants qui ne rentrent dans aucune « case », laissant leur entourage livré à lui-même dans un immense désarroi et face à une solitude et des difficultés insurmontables, Églantine déplace des montagnes, chaque jour, depuis dix ans. Elle a fondé une association, créé une école, réalisé un documentaire... "

Récit intime d'une jeune femme, d'une jeune mère confrontée au quotidien du handicap, mais aussi témoignage sans fard sur un fait de société qu'on occulte alors qu'il concerne des milliers de familles, ce livre raconte son combat. À son image, est-il communiqué : pugnace et lumineux, d'une émotion qui serre la gorge mais aussi drôle, voire cocasse, et irradié à chaque page d'une générosité contagieuse.

« Parce que la vie dans le handicap est douloureuse et difficile, mais que les personnes concernées sont comme vous et moi, et savent encore rire, s'amuser, et qu'elles en ont tellement besoin ! Parce que montrer ces vies, c'est tout montrer et pas seulement ce qui fait pleurer. Parce que trop de gens pensent que nous sommes tristes, tout le temps. »

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CHOCHOY 25/10/2015 16:03

Je viens de terminer, la gorge serrée, la lecture de ce livre poignant.

Il y a, au moins, un progrès dans le traitement de cette maladie...le fait d'avoir cessé de culpabiliser les parents, en leur reprochant un défaut d'éducation.

A propos de l'épisode Kafka (3), je me suis demandé pourquoi Mme Éméyé, n'avait-elle pas
saisi, directement, la Présidence de la République.

Bon courage à vous, Églantine.