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Publié par Pascal 03/09 8h39

Parisiens, ne manquez pas la nuit "Nanarland" ce samedi au Grand Rex.

Si vous êtes en Ile de France ce week-end, une réjouissante Nuit Nanarland a lieu ce samedi, dès 20 heures, et jusqu'à 8h30 dimanche matin au Grand Rex à Paris. 20 euros la place.

 

Les organisateurs annoncent que Jean-François Rauger (directeur de programmation ) présentera la Nuit "qui sera composée de bandes-annonces en 35mm, de 4 longs-métrages (DCP et 35mm), d’extraits de films, de quiz et des cuts de l’équipe de Nanarland". Sans oublier quelques surprises... Les longs-métrages improbables sont :

 

KARATE CONTRE MAFIA (Ramón Saldías – 1980 – Espagne – 80 min – VOSTF).

Alors qu’il débarque dans le port de Hong Kong, un jeune marin nommé Lai Chao se retrouve impliqué malgré lui dans un obscur traffic de diamants. Recherché par la police, poursuivi par le parrain local et ses sbires à cagoule, Lai Chao va s’employer à prouver son innocence.

"Kárate contra mafia est le premier film d’arts martiaux 100% espagnol. Il a été tourné en quelques jours à Las Palmas, aux îles Canaries, et son acharnement à nous faire croire que toute l’intrigue se déroule à Hong Kong crée un décalage absolument irrésistible. Avec son restau chinois qui sert de décor à la moitié du film, ses trois figurants asiatiques hagards et ses scènes de baston parmi les plus fauchées jamais vues,Kárate contra mafia est une oeuvre d’une ringardise assez exceptionnelle".

 

SAMURAI COP. (Amir Shervan – 1991 – États-Unis – 96 min – VF – DCP).

Joe Marshall est un plus qu’un super flic : il est le Samuraï Cop. Accompagné de son coéquipier (Black et blagueur, cela va de soi), il s’en va démanteler un réseau mafieux japonais, entre deux conquêtes féminines.

"Samuraï Cop, c’est un peu le prototype du nanar parfait. Porté par le charisme de Matt Hannon, un culturiste égaré dans cette petite production déjà trop grande pour lui, le film rate tout ce qu’il entreprend. Tous les clichés de l’actionner des années 80 sont passés en revue, sans moyens ni talent, mais à un rythme effréné. Le résultat est tellement hilarant que depuis quelques années, le film connait une seconde vie et fait salle comble dès qu’il est projeté aux Etats-Unis".

 

COMMISSAIRE X : HALTE AU LSD (Rudolf Zehetgruber – 1967 – Allemagne – 93 min – VF – 35mm.

Alors qu’Istanbul est aux mains d’un puissant cartel de la drogue, Interpol envoie sur place son agent Rowland avec une mallette remplie de LSD. Inévitablement, celle-ci va être dérobée et une rançon demandée. Heureusement pour le monde libre, le Commissaire X passe justement ses vacances sur les bords du Bosphore…

"Il serait trop facile d’expliquer la folie du film par un usage prolongé de la drogue du titre, mais le constat est sans appel : cet eurospy allemand enchaîne les scènes folles mélangeant à qui mieux mieux tous les genres du bis (y compris le peplum !). De plus, il nous gratifie d’un personnage incroyable, Germain, qui surgira sous toutes les formes possibles – y compris en ayant recours à la réincarnation animale – pour aider le Commissaire X à se sortir des situations les plus inextricables !"

 

LE DERNIER DRAGON (Michael Schultz – 1985 – États-Unis – 110 min – VF – 35mm).

"Après avoir fait le succès de nombreuses vedettes de la chanson, Berry Gordy (président du mythique label Motown) se lance dans le cinéma. Il produit Le Dernier Dragon, un film sensé mettre en orbite Taimak, le jeune premier, et la belle Vanity, alors égérie de Prince… Malheureusement, rien ne fonctionne comme prévu et le film est un bide international ! Devant l’étendue des dégâts, le distributeur français tente une pirouette marketing complètement improbable pour sauver les meubles : il décide de jouer la carte de la comédie loufoque et confie l’adaptation française et le doublage du film aux voix bien connues du Muppets Show et des Looney Toons… Le résultat touche au sublime : les dialogues surréalistes à base de jeux de mots et d’expressions non-sensiques s’enchaînent à un rythme effréné."

 

(Les critiques sont celles des organisateurs)

 

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