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Publié par François 17/10/2017 9H25

Documentaire inédit de Marie-Monique Robin à voir ce soir : Le Roundup face à ses juges.

A voir ce mardi 17 octobre, en première partie de soirée : diffusion de l'enquête inédite Le Roundup face à ses juges.

À la lumière du procès symbolique de Monsanto tenu en 2016, Marie-Monique Robin expose l’ampleur du scandale sanitaire lié au Roundup, herbicide le plus vendu au monde.

Un réquisitoire accablant, paroles de victimes et d’experts à l’appui, annonce le diffuseur ARTE.

C’est l’histoire d’une colère citoyenne, jusque-là quasi inaudible, et d’une lutte contre un écocide, ou crime contre l’environnement, commis en toute impunité par la firme championne des OGM. En octobre 2016, à La Haye, victimes et experts témoignent – une première – devant le Tribunal international Monsanto : un édifiant procès symbolique monté par la société civile contre le Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, et sa très toxique molécule active, le glyphosate. Cette année-là, quelque 800 000 tonnes de ce «tue-tout» (son surnom en espagnol) ou de ses génériques ont été déversées sur la planète. Si la multinationale a refusé de comparaître, les victimes, racontent à la barre les conséquences de son épandage : malformations des enfants, cancers, maladies respiratoires ou rénales et destructions environnementales.

Éclairé par des scientifiques, cet accablant réquisitoire révèle l’ampleur de ce scandale sanitaire, qu’illustrent des reportages bouleversants sur la tragédie en cours, de la France à l’Argentine en passant par les États-Unis et le Sri Lanka – premier pays à interdire le glyphosate. 

Presque dix ans après son enquête choc Le monde selon Monsanto, Marie-Monique Robin démontre, faisceau de preuves à l’appui, est-il communiqué, l’extrême nocivité du Roundup, à l’heure où l’Union européenne doit décider de prolonger ou non l’autorisation du glyphosate sur le marché. Déclaré en mars 2015 «probablement cancérogène» par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), et reconnu comme tel par des études scientifiques secrètes commanditées par Monsanto, l’herbicide, omniprésent dans l’eau, l’air, la terre et les aliments, est aussi un perturbateur endocrinien, un antibiotique et un chélateur de métaux – il séquestre les minéraux.

Face au silence coupable des agences de santé et à l’inertie des gouvernements, le film, à travers ce procès, montre également la mobilisation à l’œuvre de la société civile mondiale pour faire reconnaître l’écocide. L’enjeu ? La poursuite au pénal des multinationales dont les activités menacent la sûreté de la planète et la santé des hommes. Les juges ont rendu leur opinion juridique le 18 avril 2017 à La Haye. Ils ont considéré que Monsanto n’agit pas en conformité avec les droits humains fondamentaux. Ils ont recommandé que le crime d’écocide, c’est-à-dire le crime contre les écosystèmes, soit inclus dans le Statut de Rome, qui fonde la Cour Pénale Internationale de La Haye, aux côtés des crimes contre l’humanité, de génocide, de guerre et d’agression. Ils ont estimé que si l’écocide était reconnu par le droit international, le glyphosate pourrait être considéré comme un outil de ce crime.

Découvrez un long trailer sur ce lien : https://vimeo.com/207355424 

A noter un appel à souscriptions (préachat de DVD), le film n'étant toujours pas complètement financé... Et le souhait de faire une version doublée en espagnol pour les argentins. "Si vous êtes intéressé(e) par ce thème et cette démarche, aidez-moi à réaliser ce documentaire, et suivez l’évolution de sa production. Pré-achetez le DVD et bénéficiez d’une édition spéciale qui sera envoyée à votre adresse au moment de la sortie télé. En souscrivant vous aurez accès à l'Espace Membres et vous recevrez les échos de la production au fil des mois." Marie-Monique Robin.

Pour pré-acheter le DVD :

Documentaire inédit de Marie-Monique Robin à voir ce soir : Le Roundup face à ses juges.

Via ARTE :

Le glyphosate est un herbicide total qui détruit toute forme de végétation. Il a été breveté en 1974 par la firme Monsanto qui l’a commercialisé sous la marque Roundup. Un bidon contient en moyenne 41% de glyphosate auquel s’ajoutent des adjuvants chimiques, destinés à favoriser la pénétration du glyphosate dans les plantes.

Le Roundup est un désherbant dit « non sélectif » ou « total », parce qu’il vient à bout de toutes les formes de végétation grâce à son mode de fonctionnement : en affectant la « voie du shikimate », un intermédiaire métabolique, essentiel à la synthèse des acides aminés aromatiques. L’un des arguments avancés par Monsanto pour affirmer que le glyphosate n’est pas toxique pour les humains ni pour les animaux, c’est que la voie du shikimate est présente chez les plantes, les algues et les bactéries mais est absente chez les vertébrés. Cet argument est fallacieux parce que le glyphosate affecte toutes les bactéries, dont celles qui peuplent la ore intestinale indispensable à la santé des vertébrés.

Au moins 91 industriels, installés dans 20 pays, fabriquent du glyphosate. 53 fabricants se trouvent en Chine (40% de la production mondiale).

En 2016, on en a produit plus de 800 000 tonnes, un volume en augmentation importante ces dernières années après l’expiration en 2000 du brevet détenu par Monsanto, et avec l’introduction des plantes transgéniques tolérantes au glyphosate depuis 1996.

Malgré l’existence de génériques, les ventes de Roundup représentent plus de 30% du chiffre d’affaires de Monsanto en 2016 (estimé à 15 milliards de dollars).

Crédit photo © M2R Films

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