Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Pascal 0803 7h28

Classes moyennes à bout de souffle : enquête des équipes de Zone interdite ce dimanche soir.

Dans notre pays, 6 millions de ménages, ni riches ni pauvres, vivent en permanence sur le fil. Des foyers dont les revenus avoisinent 3.500 euros pour une famille avec deux enfants et 1.400 euros pour une personne seule. Pas assez aisés pour vivre confortablement et pas assez précaires pour bénéficier d’aides, ils luttent au quotidien pour s’en sortir.

Un document d'Élise Richard diffusé ce dimanche 8 mars en première partie de soirée sur M6, lors d'un numéro de Zone interdite présenté par Ophélie Meunier.

Un an après la révolte des gilets jaunes, alors que le pays peine à sortir du conflit sur les retraites, focus sur ces Français de la petite classe moyenne qui vivent à l’écart des grandes villes, dans la France périphérique.

En Bretagne, Alexis et Yvelines, la quarantaine, travaillent tous les deux à plein temps. Pourtant, ils sont en permanence dans le rouge. Dans quelques mois, coûte que coûte, ils vont devoir financer les études de leur fille. Alors ils ont pris une décision radicale : mettre en vente la maison qu’ils s’étaient fait construire. Se résoudre à redevenir locataire, renoncer à l’investissement d’une vie est déjà douloureux, mais il vont découvrir que vendre leur bien situé dans une zone mal desservie va s’avérer bien plus compliqué que prévu.

En Haute Savoie, Flora et Renaud, la vingtaine, sont parents de deux jeunes enfants et ils n’ont qu’une angoisse : celle de décrocher. Alors ils rivalisent d’astuces pour dépenser le moins possible, jonglant entre les applis et les coupons de réduction pour faire baisser la facture des courses. Ce jeune couple anticipe déjà une retraite réduite alors pour assurer un petit capital à leurs enfants, ils veulent investir dans un appartement à retaper situé à Thonon-les-Bains. Leur idée : faire les rénovations eux-mêmes, et le mettre en location meublée via une application type airbnb’.

En Mayenne, Sébastien, agriculteur, travaille 7 jours sur 7 pour gagner à peine 500 euros par mois. C’est le salaire de sa femme, secrétaire, qui fait vivre le couple et leurs deux enfants. La famille reste soudée face aux fin de mois difficiles qui les contraignent déjà à renoncer à certains soins médicaux mal remboursés par la sécurité sociale. Mais dans quelques mois sa mère, associée sur l’exploitation avec lui, prendra sa retraite. Pour assurer la survie de la ferme, Sébastien doit à tout prix trouver un nouvel associé.

Dans l’Est de la France, Sylvia est mère célibataire. Interdite bancaire, elle ne peut compter que sur ses seuls revenus et redoute le moindre accident de la vie. Pour l’aider, sa fille âgée de 18 ans vient de faire un choix difficile : elle arrête ses études et cherche du travail pour être autonome financièrement. Entre le permis à financer, les factures de chauffage d’un hiver rigoureux, mère et fille vivent plus que jamais à l’euro près.

Enfin, dans la Creuse, Francine, 62 ans, ancienne ouvrière à la retraite, est obligée de continuer à travailler comme chauffeur de bus scolaire pour vivre décemment. C’est grâce au soutien de son fils qu’elle arrive à tenir. Pour elle, comme pour ces millions de Français, l’entraide familiale est indispensable pour faire face aux coups durs. 

Commenter cet article