Samedi 13 mars 2010
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Peu connu des plus jeunes générations, c'est un Très Grand de la chanson française qui est décédé ce week-end. Chanteur, auteur, compositeur, Jean Ferrat aurait eu 80 ans en fin
d'année.
Interrogé par RTL, selon Fabien Lecoeuvre, attaché de presse de la tournée "Age tendre & têtes de bois", "Jean Ferrat serait tombé de son lit alors qu'il était hospitalisé depuis samedi
matin" pour des examens.
Parmi ses titres les plus célèbres : Aimer à perdre la raison, Potemkine, Nuit et brouillard, La montagne.
Extrait de sa biographie (via
Ramdam.com) :
Ses premiers succès, il les doit à Aragon en adaptant Les yeux d’Elsa, poème de l’écrivain français que Jean Ferrat admire beaucoup. En 1957, ses débuts sur scènes ont lieu à La Colombe, en
première partie de Guy Béart. Puis il chante au Milord l’Arsouille ou à L’Echelle de Jacob. Ce tremplin lui permet d’enregistrer en 1958 son premier 45 tours. Mais surtout, d’autres artistes
commencent à interpréter ses titres, comme André Claveau ou Christine Sèvres, une jeune chanteuse qui, en 1961, deviendra son épouse.
En 1959, Jean rencontre Gérard Meys, qui deviendra son meilleur ami, et qui lui permet d’enregistrer en 1960, son premier quatre titres, Ma môme. C’est son premier succès personnel. Même si
l’artiste ne cache jamais ses appartenances politiques et philosophiques (très à gauche), ce qui lui vaudra durant sa carrière quelques censures, il n’en reste pas moins un poète de l’amour et de
la fraternité. Son premier album sort en 1961, et ses titres lui valent dès la même année, le Prix de la Sacem. Le voilà parti sur scène, notamment en première partie de Zizi Jeanmaire à
l’Alhambra.
De concerts en albums, Ferrat obtient un succès grandissant, jusqu’au troisième album Nuit et brouillard, dont le thème principal est la déportation, qui marque les esprits et fait de Ferrat un
artiste à part.
Ce sont surtout ces deux titres que sont La montagne (1964) et Potemkine (1965) qui propulse Ferrat au sommet. Mais l’homme sait rester humble, et tout en continuant sa carrière, de Bobino à
l’Alhambra, il s’installe à Antraigues, au coeur de l’Ardèche, et s’isole pour vivre la vraie vie. Ses sorties sont lointaines : Mexique ou Cuba, d’où il ramène sa célèbre moustache et de nombreux
titres tels que Guérilleros. Sa gloire est désormais internationale, et sa plume vengeresse égratigne le monde fort perturbé de cette époque (mai 1968 et les bouleversements d’Europe de l’Est font
rage). Ce n’est pas la censure qui arrête Jean Ferrat.
C’est à nouveau Aragon qui, au début des années 1970, va donner à Ferrat l’occasion de briller: Aimer à perdre la raison et son album Ferrat chante Aragon font un malheur. Ce disque reste encore
aujourd’hui un des plus grands succès populaires français. Mais le chanteur, las de la vie de scène et de la notoriété, s’isole: il fait ses adieux à la scène à la fin de l’année 1972, et malgré la
production régulière de nouveaux albums ou de reprises, il se fait plus rare.
De nombreux hommages télé et radio sont à attendre, notamment sur France télévisions.
Vidéos : "Chante l'amour", suivi du classique "La montagne". Et "Aimer à en perdre la raison".
Par François
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Publié dans : Musique
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