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Document puis débat sur France 3 ce mercredi : Pédophilie, un silence de cathédrale !

Document puis débat sur France 3 ce mercredi : Pédophilie, un silence de cathédrale !

Pédophilie, un silence de cathédrale, un documentaire de Richard Puech suivi d'un débat, ce mercredi 21 mars à partir de 20h55 sur France 3.

Pour débuter, un document inédit : Enfants, ils ont été abusés par un prêtre pédophile. Aujourd’hui, ils sortent du silence. Des victimes de tout âge et de partout en France témoignent à visage découvert pour raconter leur calvaire, dénoncer les silences de l’Église et son système ancien d’étouffement des affaires. À travers leur parole enfin libérée, ce film révèle l’ampleur du fléau dans l’Église catholique de France.

Puis vers 22h30, Carole Gaessler échangera sur le thème Prêtres pédophiles : et maintenant que fait l'Eglise ? aux côtés de :

- Monseigneur Luc Crépy, évêque du Puy-en-Velay, Président de la cellule permanente de lutte contre la pédophilie au sein de l’Eglise Catholique.

- Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du journal « La Croix »

- François Devaux, Président de l’association « La Parole Libérée »

- Le Père Stéphane Joulain, prêtre et psychothérapeute. Il reçoit victimes et auteurs de violences sexuelles

- Olivier Savignac, victime d’un prêtre pédophile.

Aborder des sujets difficiles ou controversés, provoquer la réflexion et donner à connaître de notre histoire récente, tels sont les objectifs que France 3 s’est fixée à travers ses documentaires, souligne la chaîne. 

Avec Pédophilie, un silence de Cathédrale, j’ai voulu faire un film qui donne la parole aux victimes de prêtres pédophiles. À celles et ceux dont les révélations avaient été trop longtemps étouffées par le clergé. Eux seuls pouvaient dire la réalité et l’ampleur du fléau dans l’Eglise.

En les rencontrant, j’ai vite réalisé qu’ils étaient tous « marqués à vie », et qu’une seule agression subie enfant suffisait, comme souvent avec la pédophilie. J’ai surtout compris la difficulté supplémentaire qu’il y a à sortir du silence quand le bourreau est un prêtre, quand l’Eglise pèse de tout son poids pour protéger ses membres, fussent-ils criminels.

J’ai mesuré le courage qu’il a fallu à ces hommes et ces femmes pour parler à visage découvert. J’ai recueilli leurs témoignages, j’ai écouté leurs souffrances, j’ai été transporté par leur colère. La confiance qu’ils m’accordaient m’obligeait. Ce documentaire devait être alors un film de combat. Un combat qui relaie celui de La Parole Libérée, l’association des trois victimes lyonnaises sans lesquelles rien n’aurait pas été possible. Trois anciens scouts abusés par le même prêtre pédophile qui ont fait éclater le scandale en France en 2016, 15 ans après celui de Boston aux Etats-Unis.

Trois Lyonnais qui ont réveillé des centaines d’autres victimes, partout sur le territoire. Trois pères de famille qui se battent aujourd’hui encore pour faire juger leur prédateur et tous ceux qui l’ont protégé, jusqu’aux plus hauts responsables du clergé. Un combat pour la vérité qui, face aux silences de l’Institution, sollicite les médias pour alerter l’opinion. Partout en France la parole se libère, des voix qui parfois n’avaient pas osé s’exprimer jusque-là ou que l’on n’avait pas voulu entendre.

Grâce à La Parole Libérée, un système d’étouffement des affaires pédophiles ancré dans l’Eglise de France a été dévoilé au grand jour.

Ce film prolonge leur action, en révélant les complicités actives et les dissimulations coupables du haut clergé partout en France. En décryptant une culture du silence ancienne, qui remonte au 12ème siècle lorsque l’Eglise a mis en place le système dit de « la correction fraternelle » pour étouffer les scandales en interne. Nous questionnons également la relation trouble du catholicisme avec la sexualité, et l’impact de la règle du célibat.

Ce documentaire veut ainsi placer l’Eglise face à ses responsabilités. Alors qu’elle est déjà confrontée à un déclin historique, saura-t-elle se réformer pour éradiquer la pédophilie dans ses rangs et survivre au scandale ?

Ce film, enfin, se veut utile, pour ceux qui osent parler comme pour ceux qui restent enfermés dans le silence. Un documentaire qui libère la parole. Un film choral, où les témoins s’épaulent les uns les autres, où leurs voix longtemps isolées, inaudibles, s’orchestrent en force collective. Pour que plus jamais un enfant ne soit abusé par un prêtre.

Richard Puech.

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S
Je note qu’on s’acharne tant qu’on peut sur l’Eglise, qui effectivement n’avait pas prevu la pedophilie dans ses institutions...mais que les pedophiles peuvent dormir tranquille à l’educatIon nationale ou dans les clubs sportifs...attribuer ce mal à l’Eglise comme si elle l’avait inventé est vraiment abusif. Verrait-on un ministre de l’education nationale devant un tribunal pour des faits qu’il n’aurait pas commis lui-même et dont les victimes elles-mêmes n’ont pas porté plainte avant d’avoir 40 ans ? A Lyon, c’est possible avec le cardinal Barbarin !!
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C
Oui bravo, que la parole se libère ! J'observe qu'elle se libère pour les viols, la violence conjugale, la pédophilie à l'Eglise, j'en suis vraiment très très heureuse, mais personne ne parle encore de l'inceste. Le grand oublié et pourtant tellement ravageur.
Tabou suprème, 4 millions d'enfants abusés par un membre de leur famille, 4 millions de petites victimes muselées par une omerta implacable et un déni destructeur.
On a toujours plus de facilité à voir le violeur comme quelqu'un d'extérieur à la famille pourtant, enquêtes à l'appui, la grande majorité sont des proches, père, grand père, frère, cousin..... osons ouvrir les yeux, l'inceste est le crime le plus destructeur qui soit surtout quand il vient directement des parents.
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L
Vivement de voir tout ça. Louisa
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