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Publié par François 03/09/2014 16H40

Soirée Leos Carax ce mercredi : Holy Motors et un document inédit.

Le cinéaste Leos Carax est à l'honneur cette rentrée sur Arte : le film culte Les amants du Pont-Neuf et Mauvais sang programmés lundi prochain, et Holy Motors suivi d'un document ce 3 septembre.

 

En première partie de soirée ce soir : Holy Motors.

De l’aube à la nuit, à l’arrière de la limousine blanche conduite par la longue et blonde Céline, monsieur Oscar voyage de vie en vie à travers Paris. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille, tel un tueur consciencieux, il va de gage en gage, comme à la poursuite de la beauté du geste...

Avec : Denis Lavant (monsieur Oscar), Kylie Minogue (Eva Grace, Jean), Édith Scob (Céline), Jeanne Disson (Angèle), Michel Piccoli (l’homme à la tache de vin), Élise Lhomeau (Léa/Élise), Eva Mendes (Kay M.).

Musique : Neil Hannon et Leos Carax.

 

22h40 : Mr X. Le cinéma de Leos Carax.

Jeune prodige au début des années 1980, Leos Carax devient rapidement le “poète maudit” du cinéma français. Retour sur le parcours du cinéaste le plus controversé de sa génération.

En 1984, Leos Carax, jeune réalisateur, fait une entrée fracassante au Festival de Cannes, avec son premier long métrage, Boy meets girl. La puissance et la poésie de son cinéma sont saluées par la critique, qui voit en lui l’un des cinéastes les plus prometteurs de sa génération. Avec son film suivant, Mauvais sang, il devient même l’icône du “cinéma d’auteur”, tant en France qu’aux États-Unis ou en Asie. Quelques années plus tard, les passions se déchaînent autour de son film Les amants du Pont- Neuf. Le tournage est un véritable naufrage et Leos Carax s’attire les foudres des producteurs, des financiers et de la presse. L’enfant terrible du cinéma français disparaît alors de la scène médiatique. Le mythe du poète maudit et sulfureux s’installe. Malgré les difficultés à produire ses films, Leos Carax continue d’explorer de nouveaux territoires avec Pola X et tout récemment Holy motors... 

Tessa Louise-Salomé assemble les morceaux du puzzle que forme l’étonnante filmographie du cinéaste. Ponctué d’interviews exclusives (avec Denis Lavant, Mireille Perrier, Serge Toubiana, Gilles Jacob, Kent Jones, Kiyoshi Kurosawa...) et de nombreux extraits de films, son documentaire se veut avant tout une exploration sensible de l’univers de Leos Carax, qui n’apparaît qu’en voix off ou dans certains de ses rôles.

Je crois que j’ai vécu mes pires et mes plus beaux
moments sur des films. On peut se sentir totalement
imposteur – ça arrive souvent. Moi, je n’ai pas
fait d’études de cinéma, je n’ai pas travaillé sur des
films avant les miens, donc, si vous voulez, arriver à
18 ans et dire aux gens : “Je vais faire un film,
donnez-moi de l’argent”, ça n’est pas naturel, ça
commence par une imposture. Mais ce sentiment
d’imposture est finalement très riche. Il est toujours
là aujourd’hui. Surtout du fait que je tourne aussi
peu. À chaque film qui commence, je ne suis plus
un cinéaste. Les gens de l’équipe, j’ai l’impression
qu’ils me regardent en se disant : ce type qui n’a pas
tourné depuis si longtemps... Qu’est-ce qu’il va nous
faire faire ? De toute façon, il est sain d’envisager
chaque film comme le premier et le dernier.

Leos Carax

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