Passage en revue des pilotes des nouvelles séries US...
AprèsPushing daisies, The Sarah Connor Chronicles, Cavemen , Cane, Californication , et Bionic
woman , Aliens in America, voici CHUCK.
Cast. Produit par McG (Newport Beach). Ecrit par Josh Schwartz (Newport Beach). Avec Zachary Levi (Less than Perfect), Adam Baldwin (Day Break), C.S Lee
(Dexter).
Horaire Lundi à 20h sur NBC face à Dancing With The Stars (ABC), Prison Break (FOX), How I Met Your Mothers (CBS) et Tout le monde deteste Chris (CW).
Le Pitch. Chuck est un jeune homme discret, anti-héros sur les bords et qui n’a jamais rien demandé à personne. Il menait donc une existence commune jusqu’au jour
où il reçoit un e-mail codé, d’un ami à lui devenu agent de la CIA, contenant des informations essentielles pour le sort du pays... Chuck va ainsi devoir devenir agent secret malgré lui entouré
de jeunes espionnes sexys et de terroristes qui veulent sa peau !
Premier Avis.
Voici la nouvelle tendance que vous pourrez découvrir dans d’innombrables nouveautés à la rentrée aux Etats-Unis : Les Geek. Pour ceux qui ne connaitraient pas le terme, les geek, anglicisme
intraduisible, désignent le genre de ringards solitaires férus d’ordinateur qui ont autant de connaissances en fille qu’Eve Angeli a de connaissances tout court. Et dans la série Geek 2007, je
voudrais Chuck sur NBC. Bonne pioche ? Parlons-en …
Chuck est donc la nouvelle série de Josh Schwartz, le créateur de la déjà regrettée Newport Beach sur la FOX. L’excellente scène d’ouverture résume bien la base et l’ambiance du
show. On a donc à faire à une scène totalement antinomique où l’on a en parallèle deux opérations commandos. La première est celle d’un espion genre Sydney Bristow au masculin, absolument
surréaliste, qui tente d’échapper à une horde d’ennemis afin de sauver un important document. La seconde est celle de notre ami Chuck qui tente, lui, d’échapper à sa propre fête d’anniversaire
organisé par sa sœur et qui n’a invité que ses amis à elle, tout en filles superficielles et gars body buildés. Vous me direz, mais quel est le rapport entre les deux ? Et bien, notre ami
espion, qui n’a finalement pas survécu, parvient dans son dernier soupir, à envoyer le document vidéo au premier contact qui lui passe sous la main et qui s’avère être une vieille connaissance …
Chuck !
Ce dernier visionne la vidéo hypnotisante, une bande rempli de millions d’images et celle-ci rentre dans son subconscient (oui, c’est gros, mais admettons !). Il devient alors
un véritable ordinateur vivant, rempli de données secrètes et va ainsi se retrouver mêler, bien malgré lui, à une vaste opération d’espionnage visant à l’éliminer. Vous l’avez sans doute compris,
pour sa série d’espionnage, Josh Schwartz joue clairement la carte de la comédie. Et force est d’avouer que cela fonctionne. La scène d’ouverture est à la fois ultra-rythmée et hilarante, un vrai
bonheur. Et la suite se révèle être encore plus irrésistible. Enfin un pilote où l’on ne boude pas notre plaisir ! On se retrouve finalement avec un espèce d’Alias underground à la sauce
parodique et totalement décalée. Les situations sont souvent potaches, voire conventionnelles mais finalement, on n’en demande pas plus et Chuck officie pleinement son rôle de guilty
pleasure sans prétention.
Pour vous donner deux, trois exemples de ces scènes comiques, on a notamment celle où un espèce de samouraï du dimanche tente de voler l’ordinateur face à Chuck et son ami,
plus empotés l’un que l’autre, qui se blessent entre eux au lieu de se défendre. On se serait certes cru chez Patrick Sébastien et on rigole un peu honteusement. Mais le fait est là, on rigole.
En fait, c’est comme devant une mauvaise comédie de Jim Carrey. Elles font pourtant appel à nos instincts les plus primitifs et on se dit que seuls des vieux beaufs de l’Amérique profonde dotés
du QI d’une pie ou des enfants attardés de moins 8 ans peuvent rigoler à ces blagues primales. Et pourtant, on rigole la bouche ouverte et le rire beauf, avec un filet de bave dégoulinant,
tel Homer Simpson et sa bière, devant le pathétique Krusty le Clown. Et bien, avec Chuck, est un peu pareil. En moins stupide bien sur.
Une autre scène m’a également transporté, où l’on peut sentir le beau travail de réalisation de la part de Josh Schwartz. Je vous raconte : L’espionne qui se fait donc passer
pour une femme intéressée par Chuck et entame avec lui une danse endiablée alors qu’elle est poursuivie par d’autres méchants. Et tout en menant une chorégraphie de haut vol très ‘Pulp Fiction’
avec Chuck, elle décime un à un ses ennemis avec des petites armes plantés sur elle sans que celui ne s'en rende compte. Alors oui, c’est extrêmement poussif, facile et surréaliste. Il
est vrai que les méchants n’éprouvent aucune résistance. J’ai même vu le moment où le gars venait carrément prendre le couteau dans le string de la blonde pour se planter lui-même. Mais
qu’importe ! Après tout, que demande le peuple ? Une scène la fièvre au corps que l’on prend son pied à regarder. C’est tout ce qu’il nous fallait.
Car, même si la série se la joue très dramédie, il n’en reste pas moins que les scènes d’actions sont survoltées et tout à fait brillantes, dignes des meilleures séries
d’actions. Mention spéciale à la poursuite en voiture où j’étais en trance ! Chuck est donc sur tous les fronts et relève pleinement le défi sur chacun d’entre eux. Parlons enfin du
casting, Zachari Levi fait parti du cahier des charges de Josh Schwartz. Dans chacune de ses séries, il doit avoir un geek brun aux cheveux frisouillants qui parait moche mais finira par faire
craquer toutes les filles. C’était Seth Cohen dans The OC, Chuck ici et on se doute qu’il y en aura un dans Gossip Girl. Pour autant, l’acteur n’est pas mauvais. Je passerais sur la famille, dont
les acteurs sont inexistants au possible.
Non, mon préféré, mon chouchou, c’est Adam Baldwin qui joue le méchant de la NSA qui veut récupérer Chuck. Alors l’acteur en lui-même je le déteste cordialement mais je ne pourrais
pas le justifier car c’est physique, mais ce gars a une propension incroyable à jouer tout le temps le même rôle. C’est hallucinant. Il a toujours le rôle de "l’agent du gouvernement qui est
méchant en fait". D’ailleurs, si demain vous regardez une série avec un "agent du gouvernement qui est méchant en fait", ne cherchez plus, c’est lui ! Adam Baldwin est d’ailleurs libre pour
les enterrements de vie de jeunes filles. Faites original, ne prenez pas un policier ni un pompier mais plutôt un …. "agent du gouvernement qui est méchant en fait" ! Il accepte également
les bar-mitsvas, les baptêmes, ce que vous voulez … Mais par pitié, virez-le de Chuck ! Dans cet océan de mauvaises pilotes, il fallait bien un petit bémol pour l’un des meilleurs d’entre
eux …
En deux mots : Une comédie d’espionnage réjouissante, drôle, rythmée et sans prétention. Et des fois, cela ne fait pas de mal ! Evidemment, la série doit
faire ses preuves sur le long terme. Mais si elle se dirige vers une dramédie ‘Alias’-ienne aussi irrésistible que ce pilote, je suis preneur !
Note : 8/10