Téléfilm et documentaire, soirée spéciale affaire Finaly, sur France 2






Téléfilm français inédit ce mardi 25 novembre à 20h50 sur France 2, "Une enfance volée : l'affaire Finaly".




Réalisé par Fabrice Génestal. Scénario de Philippe Bernard et Philippe Bernard.




Avec :
Charlotte de Turckheim (Antoinette Brun),
Pierre Cassignard (Moise Keller),
Elizabeth Macocco (mère Blandine),
Jean-Marie Winling (monseigneur Gerlier),
Gilles Chabrier (monseigneur Maury),
Jacques Herlin (monseigneur Caillot)...




Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux enfants juifs, Robert et Gérald Finaly, sont cachés dans un orphelinat catholique français puis confiés à Antoinette Brun, résistante, mère adoptive de plusieurs enfants juifs. Leurs parents ont été déportés et sont morts dans un camp de concentration. A la fin de la guerre, leur tante réclame les orphelins. Mais Antoinette Brun refuse de les lui rendre. Les ayant baptisés, convertis et élevés dans la religion catholique, elle s'en remet à l'autorité et au jugement de l'Eglise.




Charlotte de Turckheim dit à propos de ce rôle que c'était un challenge pour elle de jouer un personnage aussi complexe. "Je voulais restituer son "mystère". A la fois Antoinette Brun cache et sauve quinze enfants juifs, à la fois elle tient des propos tellement atroces que l’on se demande si, en plus d’être antisioniste, elle n’est pas antisémite. A travers l’ambiguïté du personnage, je désirais aussi retranscrire l’image de la France des années 50 ; l’opinion publique se scindait littéralement en deux, d’un côté les pro-Antoinette Brun qui la considéraient comme une héroïne et, de l’autre, les les anti-Antoinette qui la voyaient comme un monstre. Je me souviens combien la famille de ma mère, très catholique, a été embêtée par cette histoire. En toute bonne foi, elle adhérait totalement à Antoinette Brun. Pour les catholiques de l’époque, c’était un devoir de convertir les gens. Je voulais faire en sorte que les téléspectateurs d’aujourd’hui ne sachent pas, eux non plus, quoi en penser. Aujourd’hui, à travers le prisme de la psychanalyse, il y aurait une nouvelle lecture d’Antoinette Brun qui diagnostiquerait probablement un beau cas d’hystérie féminine ! " 




La soirée se poursuivra avec à 22h15 un documentaire inédit sur l'affaire Finaly. Film qui était en compétition au FIPA 2008. 




26 juin 1953 - 16 heures - une voiture affrétée par le gouvernement français franchit la frontière franco-espagnole sans s'arrêter aux postes de douane. A l'avant, un haut fonctionnaire proche du président du Conseil. Sur la banquette arrière, deux enfants, deux frères de 11 ans et 10 ans, vivent sans le savoir l'épilogue de l'une des affaires les plus singulières de l'époque. Tout a commencé en février 44 lorsqu'un couple de réfugiés juifs autrichiens, Annie et Fritz Finaly, à la veille d'être raflés pour Auschwitz dont ils ne reviendront jamais, confient Robert, trois ans et Gérald, deux ans, leurs deux enfants nés en France, à Antoinette Brun directrice de la crèche municipale de Grenoble.




La guerre terminée, Mademoiselle Brun refuse de rendre à leur famille les deux frères qu'elle a fait baptiser. Après plusieurs années de bataille judiciaire, sommée par la justice, elle les fait disparaître, d'abord en France, puis en Espagne, avec la complicité de l'Eglise catholique. Dès lors, le sort de Robert et Gérald va diviser l'opinion publique, la presse, partager le monde intellectuel et judiciaire, ébranler le gouvernement. Leur sort va également opposer juifs et catholiques, cléricaux et laïques, compromettre l'Eglise de France, inquiéter jusqu'au Vatican et impliquer Franco le dictateur espagnol. Devenu Affaire Finaly, le fait divers s'est transformé en affaire d'Etat.




C'est seulement depuis 2005 que l'on connaît, à la lumière d'archives de l'Eglise catholique demeurées secrètes, le rôle de Pie XII dans cet épisode mouvementé des relations entre le Vatican, les juifs et Israël. Dix ans après la conclusion judiciaire de l'Affaire, le concile de Vatican II établira un nouveau dialogue entre juifs et chrétiens. S'il est difficile de mesurer la part de l'Affaire Finaly dans cette évolution, nul doute qu'elle a pesé.
Fondé sur les témoignages de Robert et de Gérald Finaly ainsi que sur celui de l'abbé Irigouin, les derniers protagonistes encore vivants, illustré de documents familiaux et d'archives inédits.



Photos crédit Christophe Russeil - France 2.



 
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G
Le téléfilm était mauvais et proche de la falsification historique. Lors de la 1ere diffusion du documentaire vous aviez recommandé la lecture d'un livrerécent sur cette afaire ( Germain Latour "les deux orphelins, l'affaire Finaly 1948-1953, FAYARD). J'ai acheté ce livre, il est passionnant et surtout très documenté. Pour tous ceux qui veulent connaitre cete affaire c'est une vraie référence. Après sa lecture on réalise tout ce qui a passé sous silence dans le téléfilm et le documentaire...et c'est à peine croyable plus de 50 ans après l'affaire!
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G
ça a l'air pas mal
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P
une bonne idée...je vais enregistrer et regarder plus tard
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Y
Un téléfilm un mardi ?
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R
Histoire réelle qui a fait l'objet d'un très bon doc sur France 3.
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