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Des gens qui passent, avec Laura Smet (Inédit)









Téléfilm français inédit ce vendredi 20 novembre sur France 2 à 20h35, Des gens qui passent. Réalisé par Alain Nahum. Scénario de Jacques Santamaria.


Avec Laura Smet (Marie), Théo Frilet (Jean), Hippolyte Girardot (Grabley), Gilles Cohen (Pierre Ansart), Thomas Jouannet (Jacques de Bavière), Jean-Michel Dupuis (un inspecteur), Laurent Bateau (Guelin), Charley Fouquet (Hélène Blanchard), Gabrielle Forest (Dora), Claire Perot (Sylvette)...


Paris, 1961. Jean, étudiant en lettres, croise Marie dans un commissariat où il était convoqué pour une raison qui lui échappe. Secrète et mystérieuse, la jeune fille semble déjà marquée par la vie. Elle affabule, brouille les pistes, cherche à fuir quelque chose. Jean accepte de lui venir en aide et l’héberge dans le grand appartement familial déserté qu’il partage avec Grabley, un ami de son père. Voulant rompre avec son milieu, Marie fait passer Jean pour son jeune frère auprès de ses relations, Pierre Ansart et Jacques de Bavière. Peu à peu, des liens vont se créer entre Marie et Jean, malgré les différences, malgré les risques...


Le réalisateur Alain Nahum avait depuis des années en tête de porter Modiano à l’écran. "C’est un écrivain majeur, à l’univers très personnel, qui a été peu adapté au cinéma et jamais à la télévision, et il me semblait intéressant, à une époque où l’on parle d’amener le patrimoine à la télévision française, de tenter l’aventure. Deux livres en particulier m’avaient marqué, Rue des boutiques obscures, que je n’ai pas renoncé à adapter peut-être un jour, et surtout Un cirque passe, qui me semblait très cinématographique et me parlait de manière intime. C’est une histoire des années 60, ces années qui m’ont constitué en tant que personne, qui ont formé ma cinéphilie, et j’y voyais tout un tas d’échos : les films de Melville, Godard, Truffaut, etc., le Saint-Germain-des-Prés existentialiste, l’univers du polar, l’ombre de la guerre d’Algérie et de l’OAS…, on y parle de partir en Italie, comme on rêvait tous de le faire alors. C’est à la fois un roman d’initiation, une sorte d’A bout de souffle à l’envers et un polar existentiel."


Laura Smet dit avoir toujours beaucoup aimé Modiano. "Il y a quelque chose de tellement impalpable dans ses romans, tout semble toujours en suspension – d’ailleurs, en interview, il ne termine jamais ses phrases… C’est la première fois qu’il est adapté à la télévision et j’avoue que je me demandais comment on arriverait à rendre compte de cette atmosphère particulière, qui tient du rêve, du conte mais aussi du film à suspens. Le scénario de Jacques Santamaria m’a convaincue et Alain Nahum a réussi à en tirer un film où l’on est toujours en tension, où l’on a toujours peur qu’il se passe quelque chose. En amont du tournage, il nous a montrés beaucoup de films de la Nouvelle Vague. On a revu les Truffaut, Godard, Resnais pour nous imprégner des années 1960. Et moi, avec mon imperméable, ma coiffure, mon maquillage, je me sentais dans la peau d’Ana Karina dans Pierrot le fou… Et puis, entre Théo et moi, tout se jouait entre les regards, les émotions. Il y a eu beaucoup de scènes improvisées. Tous ces instants volés participent pleinement à l’esprit modianesque… Tout n’était pas parfait, et c’est ça qui était beau.


Photo. Copyright : FRANCE 2 - Bernard Barbereau



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