25 Février 2010
Profession : DJ
Un reportage de Sylvain Louvet, Matthieu Huou et Julie Darde.
Il vient de rafler le Grammy du meilleur remix à Los Angeles lors de la très prestigieuse cérémonie des Grammy Awards, l’équivalent des Oscars en musique. C’est le Français qui vend le plus de
disques dans le monde. Et pourtant il n’est ni chanteur ni musicien : David Guetta est DJ.
En quelques années, le roi des night-clubbers s’est imposé sur la scène internationale. Ses 3 derniers singles ont tous été n°1 du classement britannique, exploit inédit pour un Français, et
chacun de ses cachets grimpe à plus de… 30 000 euros !
Les disc-jokeys ne se contentent plus d’animer les soirées en boîtes de nuit, ils sont devenus aujourd’hui des stars, reconnues dans le monde entier. Cette réussite fait des émules, surtout parmi
les jeunes peu diplômés, qui rêvent de suivre l’exemple de leurs aînés autodidactes. L’Ecole des DJ de Lyon, animée par l’association sportive UCPA, est l’une des formations les plus reconnues en
France pour devenir DJ. Cours de mix, examen de dance-floor… : les apprentis DJ suivent une formation très professionnelle, avec contrat en alternance en boîte de nuit, et diplôme d’animation
musicale officiellement reconnu par l’Etat, après deux ans d’études.
Mais dans le milieu de la nuit, la concurrence est rude, et les castings pour devenir "DJ résident" dans une boîte de nuit laissent de nombreux candidats sur le carreau. Petits cachets, souvent
pas déclarés, voilà le quotidien de bien des jeunes DJ qui débutent dans la profession.
Envoyé Spécial s’est immergé dans l’univers des disc-jokeys. Tout en haut de l’affiche, David Guetta nous emmène dans le monde des DJ-Stars, où entre deux jets privés, les tournées
s’enchaînent. Mais il n’oublie pas pour autant ses débuts difficiles, quand il mixait dans la cave de ses parents… En bas de l’échelle, les jeunes DJ qui apprennent le métier galèrent pour
trouver leurs premiers contrats, en attendant que se réalisent leurs rêves de gloire.
Enquête sur le bois illégal
Un reportage de Jérôme Soulard, Valérie Lucas et Samuel
Humez.
Tendance déco, tendance écolo, dans la construction comme dans l’aménagement, le bois aujourd’hui est à la mode. Mais, en achetant des chaises, une table ou un nouveau parquet pour sa salle de
bain, on peut participer - sans le savoir - à un trafic de bois. En France, 40 % du bois échangé serait d’origine illégale. Le bois illégal, ce sont des essences protégées et surtout d’autres
issues de zones forestières interdites, en Amazonie, en Afrique, en Russie et en Indonésie. Chaque année dans le monde, 13 millions d'hectares de forêts disparaissent, soit un quart de la
superficie de la France, un terrain de football toutes les deux secondes. Une déforestation responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre.
Au Brésil en Amazonie, mais aussi en France, dans les grandes surfaces et sur les chantiers, enquête pour comprendre comment ce bois illégal arrive jusqu’aux rayons de nos magasins. Il
existe des certifications écologiques qui assurent la traçabilité du bois. Mais elles sont encore bien peu utilisées par les commerçants et donc presque inconnues des consommateurs.
Pourtant sur les marchés, la tendance écolo est au bois et des changements s’amorcent. Les filières s’organisent et des bois locaux de substitution commencent à s’imposer pour remplacer les bois
exotiques d’importations. Le bois illégal est aujourd’hui très présent dans notre pays, mais il n’est pas, semble-t-il, une fatalité.
Crédit photo © DR.
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