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Publié par Pascal 29/01 9h17

Le Tour 2017 sans Éric Fottorino sur France Télévisions ?

Lors des éditions 2015 et 2016 du Tour de France cycliste, retransmis sur France 2 et sur France 3, les directs étaient commentés par Thierry Adam et Laurent Jalabert, accompagnés par le journaliste et écrivain Eric Fottorino.

Ce dernier ayant la lourde tâche de succéder au retraité Jean-Pual Ollivier.

En juillet prochain, les téléspectateurs risquent fort de ne pas retrouver Éric Fottorino. D'après l'hebdomadaire Le journal du dimanche, il a fait savoir à la direction des sports de France Télévisions qu'il ne sera pas disponible, trop occupé par son hebdomadaire Le 1 et l'écriture d'un roman.

En 2015, Éric Fottorino disait ceci à propos de son arrivée comme consultant du Toour :

"J’avais 13 ans et je fermais les volets en plein après-midi. Pour mieux voir le Roi-Soleil dans la télé, cet astre éclatant qu’on appelait le Maillot jaune. Son nom était Merckx, souvent, ou Ocaña, ou Thévenet. C’était toujours le soleil, juillet était un long dimanche. A peine la ligne franchie, j’enfourchais ma bécane, allégée de ses garde-boue inutiles car j’étais à mon tour – un peu – le soleil. J’avais volé le feu sacré à Merckx, à Ocaña et à Thévenet. Sans me vanter, roulant par monts et par vents, j’étais les trois à la fois. Et même Coppi car entre Fausto et Fotto, il y avait à peine l’épaisseur d’un boyau.

J’aimais le Tour à cause de l’aventure, de l’imprévu, à cause des exploits et des tragédies. J’aimais le Tour car l’inhumain prenait toujours figure humaine, et qu’une étape épatante, c’était forcément une bonne histoire à raconter au dîner. Je me fabriquais des souvenirs au kilomètre, l’aigle Eddy s’envolant sur la route de Mourenx. Ocaña chutant lourdement dans le col de Mente. Rires et pleurs, heurs et malheurs. Et les échappées de Van Impe léger comme le chamois, et la combativité de Poupou qui se bonifiait année après année.

Maintenant que c’est mon tour de parler du Tour, je suis envahi par l’émotion de qui tient son rêve entre ses mains. Le Tour est une histoire qui fait de la géographie, une machine à remonter le temps, un réveille-matin qui sonne l’après-midi. Je vais raconter tout cela, sans oublier la France du Tour qui est toujours à l’heure pour le Tour de France. Sans oublier cette touche de nostalgie attrapée au vol dans Amélie Poulain : « Le Tour c’est comme l’amour, on l’attend longtemps et il passe vite. » Par mes commentaires, les yeux bien en face des roues, j’espère le retenir, le ralentir avec des mots".

Crédit photo © Delphine Ghosarossian - France Télévisions.

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Adamski 30/01/2017 09:00

Ce n'est peut-être pas une mauvaise nouvelle. M. Fottorino sait certainement de quoi il parle (on sait que c'est un amoureux de la petite reine), mais il ne parle pas très fort dans son micro, et il fait intervenir des gens à l'antenne un peu comme des cheveux dans la soupe. Dommage. (Bon, je ne connais personne à la télé mais je veux bien remplacer Polo La Science! ;) )