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Publié par Pascal 16/07 6h30

Portrait et interview de Philippe Bouvard par Mireille Dumas, ce soir sur France 3.

Les années Bouvard, le rire et l'impertinence. Un document de Mireille Dumas, rediffusé ce vendredi en première partie de soirée sur France 3. Il a été programmé une première fois début 2019.

Homme de presse écrite et de radio, Philippe Bouvard est l’un des pionniers de la télévision qui va vite imposer un style impertinent, décoiffant, dès les années cinquante avec 18 concepts d'émissions différents. Un ton décalé et résolument moderne, loin des interviews consensuelles, qui fera bien des émules par la suite. C’est le début de la télévision spectacle avec les premiers talk-shows qui réunissent les personnalités de l’époque. Il n’hésite pas à poser des questions dérangeantes au jeune Alain Delon en équilibre sur un trapèze, à Léon Zitrone allongé dans un fauteuil de dentiste, à Charles Aznavour dans une voiture d’enfant… Se succèdent aussi bien Thierry Le Luron et Alice Sapritch, Serge Gainsbourg, Jane Birkin que Michel Drucker ou Salvador Dali… Rares sont ceux qui se sont rebellés. Dans le genre, les interventions de Gilbert Bécaud et d’Enrico Macias sont mémorables.

Découvreur de talents, il lance aussi, avec son fameux petit Théâtre, quantité d’humoristes et de comédiens comme Mimie Mathy, Muriel Robin, Michèle Bernier, les futurs Inconnus, le duo Chevallier et Laspalès, pour n’en citer que quelques uns.

Parmi ces milliers d'heures d’antenne entre rires et grincements de dents, une sélection d’archives irrésistibles, avec de vrais moments d’anthologie, parcourt tout le documentaire, annonce le diffuseur.

Et un surprenant Philippe Bouvard se livre à cœur ouvert à Mireille Dumas, sa confidente préférée, entre humour et émotion. A bientôt 90 ans, cet addict du travail n’hésite pas à parler de son insatisfaction permanente, de son épicurisme et de sa hantise du manque. L’abandon de son père à sa naissance, la guerre expliquent en partie cette inquiétude permanente masquée par un rire devenu aussi célèbre que lui.

Aimé ou décrié, irritant ou captivant, Philippe Bouvard, qu’il soit surnommé « Boubou » et « Poupounet » par ses sociétaires ou « Saint-Philippe des rosseries » par ses détracteurs, ne laisse personne indifférent.

Crédit photo © Christophe Russeil - France 3.

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